Les consortiums iNavSat (EADS, Thales) et Eurely (Alcatel, Finmeccanica) exploiteront conjointement Galileo. Le système de navigation par satellite européen, concurrent du GPS, doit être opérationnel en 2008.
Le Galileo Joint Undertaking n’aura pas laissé durer le suspense plus longtemps. L’entreprise publique européenne a finalement retenu pour la concession du système européen de navigation par satellite l’offre commune des consortiums iNavSat (EADS, Thales) et Eurely (Alcatel, Finmeccanica), déposée la semaine dernière. « L'évaluation de la proposition commune par GJU a clairement montré une valeur ajoutée », explique dans un communiqué l'entreprise créée conjointement par la Commission européenne et l'Agence spatiale européenne. Par deux fois, le Galileo JU avait échoué à départager les deux postulants, candidats à la concession depuis octobre 2003. Il leur avait recommandé le 1er mars 2005 de joindre leurs forces, ce qu’ils avaient accepté deux mois plus tard. Désormais, l’objectif est de parvenir à finaliser le contrat de concession avant la fin de l’année « sur la base de cette proposition conjointe ».
L’exploitation commerciale de Galileo doit débuter en 2008. Le concessionnaire aura la charge d’exploiter Galileo pendant 20 ans et d’en tirer des recettes commerciales sur des modèles à inventer. Le GPS américain, que Galileo va concurrencer et avec lequel il est compatible, est en effet gratuit pour l'utilisateur. Le système européen reposera quant à lui sur une constellation de trente satellites et des stations terrestres qui fourniront des informations de positionnement à destination de nombreux secteurs, dans les télécoms, le transport ou encore la défense. Au total, cinq services commerciaux ou publics de géolocalisation seront disponibles.
A l'origine, le concessionnaire, devait assumer environ les deux tiers du coût du projet, soit quelque 1,4 milliard d'euros sur un total de 2,1 milliards. Le reste devait être puisé dans le budget européen. Avec la mise en commun des deux offres, cette répartition devrait être affinée. La Commission européenne estime que la fusion devrait permettre de dégager « 20% de recettes commerciales supplémentaires ». Après cette annonce, l'Allemagne a rappelé qu'elle souhaitait profiter pleinement de ces retombées financières. « En tant que plus gros contributeur au projet Galileo, l'Allemagne n'est pas intéressée seulement par une exploitation rentable du système mais aussi par une participation équitable de l'industrie allemande à Galileo », a déclaré dans un communiqué le Ministre des Transports Manfred Stolpe.

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