Les ministres européens des transports ont bouclé jeudi soir la répartition industrielle de Galileo. Le concurrent du GPS a pris cinq ans de retard.
Comme quoi, les divisions européennes ne tiennent pas à grand chose. Vendredi après-midi, c’est en modifiant quelques mots d’un alinéa, sur un texte adopté la veille par 26 Etats membres sur 27, que l’Espagne a finalement ratifié l’accord politique sur Galileo. Le texte prévoit désormais que le centre au sol qui sera construit en Espagne, dédié à la protection civile et utilisé en cas de problème dans le domaine de la sécurité maritime, aérienne et ferroviaire, pourra être transformé d’ici 2013 en centre de pleine capacité. Et qu’à cette date, il pourra être « mis en réseau » avec les deux autres centres, construits d’emblée en Italie et en Allemagne. La nuance est d’importance. Jusqu’à vendredi matin, les espagnols n’avaient toujours pas digéré le vote du texte à la simple majorité qualifiée qui les dotait d’un centre au rabais. Sur fond de « camouflet diplomatique » sigmatisé par leur quotidien, ils menaçaient même d’examiner les recours juridiques. « C'est cette précision qui a permis de lever toute ambiguïté », confirme le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot.
Pour la première fois, le ciel apparaît dégagé au-dessus de Galileo, dont la mise en œuvre définitive est prévue pour 2013… avec cinq ans de retard, alors que les Etats-Unis auront initié leur mise à jour du GPS. Après avoir accepté l’idée d’un financement intégralement communautaire – 2,4 milliards d’euros seront puisés dans le budget 2007/208 de l’Europe pour lancer les 26 satellites restants sur 30 – c’est la répartition des tâches vient donc d’être entérinée. Le gâteau à distribuer (doté de 3,4 milliards d'euros jusqu'en 2013) sera divisé en six lots: satellites, lanceurs, logiciels, relais au sol, centres de contrôle, gestion de l'ensemble. Une entreprise chef de file chapeautera chacun d'eux. L’allemand Astrium (EADS) devrait notamment s’occuper des satellites tandis que le français Thalès mènera l’implantation des bases au sol. Les six lots du programme sont assortis de règles de non cumul (pas plus de deux par groupe) et d'obligations de sous-traitance (à hauteur de 40%), de quoi faire participer aussi un certain nombre de PME européennes.

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si j'ai bien compri votre article,le désacor etait le partage des retombées financieres et industrielles.Bon je lis que l'allemagne fait les stalites, les français implantent les centres de contrôles, en ITALIE, ESPAGNE,et en ALLEMAGNE, les centres vont generer des frais de fonctionnement,mais avec des recettes,et de l'emploi à long terme ainsi qu'une tutelle territoriale des centres de contrôles?Peut-on m'expliquer le rapport d'équité, entre la création et l'exploitation surtout avec la rétissance de deux pays,qui ont fait du chantage pour obtenir cette position? merçi
Un petit pas pour l'industrie, un petit pas pour l'Europe... Accélérons l'allure ; canaux grands gabarits, LGV , biotechnologies, Internet (la grille), etc. Stoppons ces programmes spatiaux habités ploutophages sans intérêt réel (est-il vraiment utile d'aller sur Mars?)
Est-ce que nous allons arriver à être autonome ? Pendant tout le temps perdu, nos entreprises augmentent le fossé qui existe avec les USA. Ah oui ! la guerre économique existe. Personne n'y fait allusion. Pourquoi ?