En 2006, les sites d'emploi en ligne mettent le cap sur la cooptation et la formation. La presse papier, marché historique des offres d'emploi, n'en finit plus de perdre du terrain. Microsoft, Google et eBay lorgnent aussi ce marché.
L'heure n'est plus à l'inquiétude mais à la panique. Dépositaire historique des offres d'emploi, la presse papier n'en finit plus de voir le nombre des annonces qu'elle publie plonger d'année en année. Entre le pic de 2000 et la fin 2005, le volume traité par les dix plus gros supports aura été divisé par plus de 4,5. Largement responsables de cette déroute : les sites d'emploi sur Internet. En 2005, le trio de tête français de généralistes, Monster, Cadremploi et Keljob, a profité à plein de la reprise du marché, affichant une croissance soutenue avec des chiffres d'affaires compris entre 11 et 20 millions d'euros. Avec la généralisation des connexions à haut débit dans les foyers, la recherche d'emploi sur Internet est maintenant banalisée. D'où une explosion de sites qui fourmillent d'idées pour répondre aux attentes de chacun.
Dernière mode, la recherche d'emploi en réseau. En mars 2005, des anciens de Monster ont monté Jobster, site de d'annonces fondé sur la cooptation. Largement inspiré du succès de Linked-In, site de réseaux sociaux, Jobster a depuis levé 30 millions d'euros pour son développement. « La cooptation permet à des salariés de recommander à leur direction des candidats qui ne le seraient pas sur des sites traditionnels », explique Olivier Fecherolle, Directeur Général de Keljob, présent sur le secteur depuis qu'il a lancé Coopt-In en octobre. Parmi les autres pistes explorées cette année, l'organisation de véritables rencontre de « Speed Net Working », inspirées cette fois du « speed dating amoureux ». Le site convie une douzaine de candidats et de recruteurs qui se rencontrent, tous, pendant sept minutes. Egalement en fort développement, les sites ultra-spécialisés, selon la région ou le corps de métier, qui rassurent les candidats par leur proximité.
Même les géants de l'Internet s'y mettent. eBay, Google et Microsoft viennent d'ouvrir ou ouvriront sous peu leurs sites de petites annonces, calqués sur le Californien Craiglist qui fait un malheur tant pour trouver une voiture qu'un boulot au coin de sa rue. De fait, les sites d'emploi traditionnels savent qu'ils doivent se différencier sur les services et coller au plus près les dernières avancées techniques. En 2006, l'emploi en ligne s'attend à découvrir les principes du Web 2.0, avec plus d'informations affichées à l'écran pour un temps de chargement et un nombre de clics réduits. ST Micro et d'autres publient déjà des flux RSS de leurs offres d'embauche. Monster, aux Etats-Unis, propose la géolocalisation des emplois via Google Maps. L'année prochaine, les services d'aide à la formation devraient aussi se multiplier. Sur certains sites, comptez ainsi de 350 à 400 euros pour des outils de suivi de candidature, des kits et de conseils de rédaction de CV et des offres complètes de coaching.

Réseau social et collaboration, conférence en ligne, scanner de conformité, Big Blue multiplie les initiatives en faveur des applications hébergées en mode Cloud computing. Le...
Les doutes sur l'efficacité du plan Paulson, secrétaire d'Etat américain au trésor, et l'extension de la crise du Crédit au vieux continent et à ses principales banques, a provoqué...
En cours d'intégration au sein du groupe IBM, l'éditeur canadien Cognos présente la nouvelle mouture de sa plateforme de gestion de la performance.
En temps de crise, la prudence est-elle de mise ? EBay, numéro un mondial de la vente aux enchères annonce successivement une réduction de l'ordre de 10% de ses effectifs au niveau...