Kodak veut révolutionner le marché des jet d'encre en divisant les coûts d'impression par deux. Hewlett-Packard défend son pactole en réorganisant sa gamme de cartouches, sans forcément baisser ses prix. Quitte à embrouiller encore un peu plus les consommateurs.
« Economisez jusqu'à 50% sur toutes vos impressions ». Bien en évidence sur les emballages des nouvelles imprimantes Kodak, cette mention résume la révolution qui s'annonce sur le marché des jets d'encre. Face à l'infernal quatuor « Hewlett-Packard, Espon, Canon et Lexmark » qui écoule des imprimantes à prix plancher et se s'engraisse grâce aux ventes de cartouches d'encre exorbitantes, Kodak a décidé d'amadouer les consommateurs en épargnant leur portefeuille. Dès septembre, les Français pourront imprimer, à domicile, leurs photos pour pour 10 centimes. Imbattable. « Le marché du jet d'encre ne sera plus jamais le même », promettait Olivier Claude, directeur général de Kodak, lors d'une présentation des nouvelles imprimantes devant la presse, jeudi matin.
Pour mener à bien ce projet, Kodak fait étalage de ses technologies et de son expérience centenaire dans l'impression. A coup d'encres pigmentées, de papiers microporeux et de fixateurs polymères, le nouveau-venu cherche à prouver qu'il fait tout mieux que tout le monde. Au risque d'en promettre un peu trop. Menés aux Etats-Unis, les premiers tests révèlent les petits défauts des EasyShare 5300 et 5500 (cette dernière est dotée d'un fax), vendues 199 et 299 euros respectivement. L'impression noir et blanc, selon la densité du texte, serait plus lente qu'annoncée. Les photos ne seraient pas toujours irréprochables, à moins de hausser la qualité et donc le coût de l'impressions. Quelques fonctions, comme le WiFi et le Bluetooth, manquent à l'appel. Et puis, pour une qualité optimale, l'imprimante préfère les papiers Kodak, reconnus par un discret système de code-barre.
Il n'empêche, Kodak a déjà réussi son coup. Depuis la première présentation de ses imprimantes (voir LExpansion.com du 26 février), les mastodontes du secteur ont manifesté un certain affolement. Le numéro un Hewlett-Packard, dans un premier temps, a feint l'indifférence. Mais rapidement, il a épluché l'étude comparative des coûts d'impression commandée par Kodak à une société indépendante, pour la contester. Puis, il revu en profondeur sa gamme de recharges. Désormais, ses encres sont de trois catégories et de trois couleurs : bleues pour les standards, vertes pour les XL et rouges pour les spécialisées. Et les prix débutent à 9,99 euros, calés sur le prix d'une recharge noire de Kodak (14,99 pour la couleur). Cependant, les ficelles sont un peu grosses, puisque HP n'a pas baissé ses prix, mais réduit la quantité. Et encore, cela ne concerne pas tous ces modèles.
Aussi, et malgré la mise en place de normes, le nombre d'impressions reste difficilement comparable. Toutefois, les consommateurs devraient bientôt y voir plus clair, dès lors que les fabricants devront indiquer d'ici la fin de l'année systématiquement les performances de leurs imprimantes. Sur un marché estimé à 50 millions de dollars, l'enjeu est colossal. Chez Hewlett-Packard, l'impression a représenté 60% du bénéfice opérationnel de 6,56 milliards en 2006. De son côté, Kodak a déjà investi 300 millions pour revenir dans le jet d'encre. Après avoir subi de plein fouet le passage au numérique, l'impression à domicile doit devenir un des moteurs de son renouveau, avec un bénéfice à deux chiffres d'ici trois ans, et activité pesant à terme plusieurs milliards de dollars.

Les développeurs du laboratoire de l'agenda Google viennent de lancer une nouvelle fonctionnalité en version test : Smart Rescheduler. Le constat de base est simple : les gens...
Le « mode XP », qui permet de lancer une machine virtuelle Windows XP au sein des éditions Professionnelle et Intégrale de Windows 7, pourra désormais fonctionner sur tous les...
L'éditeur de solutions de sécurité McAfee met en garde contre une nouvelle tentative de hacking sur le réseau communautaire Facebook. La méthode est relativement classique : l'internaute...
Hier soir, Yahoo! a annoncé le rachat de Citizen Sports, un portail d'actualités sportives qui se présente également comme un réseau social afin que les supporters des équipes...
Cette start-up est le spécialiste des applications pour téléphones portables et réseaux sociaux, liées à des thématiques sportives.
Pour sa collection de livres électroniques, Amazon n'entend pas se limiter au Kindle. En effet, l'application embarquée à cette liseuse est également disponible sur PC mais aussi...
Enfin les prix pourrainet être plus raisonnables. il est étonnant que Bruxelles ne se soit pas saisit de ce dossier car il semble avéré que des prix de ventes si élevés pourraient être "une entête illicite". Dommage : sujet à soumettre ? comme celui des opérateurs télécoms et les ammendes records infligés