Un sénatrice californienne se prépare à déposer une loi pour bloquer le service de messagerie gratuit Gmail de Google, très controversé. Et ce alors que le système de classement des résultats du moteur de recherche essuie lui aussi la critique.
Google a beau avoir conquis le titre de première marque de l’Internet, son image est très sérieusement écornée depuis l’annonce de ses projets dans le domaine de la messagerie gratuite. Le moteur de recherche espère en effet s’imposer sur ce nouveau marché en proposant une capacité de stockage inédite de 1 gigabits. Soit 10 fois plus que les services payants de Yahoo ou de Microsoft. Seule contrepartie, mais qui suscite une ardente polémique : accepter que Google scanne le contenu des mails pour afficher de la publicité ciblée. Une contrepartie qui constitue " une violation absolue de la vie privée " selon la sénatrice démocrate californienne Liz Figueroa, qui a annoncé travailler à une proposition de loi pour bloquer le service controversé. Ajoutant : " Nous leur demandons de repenser entièrement leur produit ". L’élue américaine n’est pas la première a ainsi monter au créneau. Plus d’une vingtaine d’associations de défense des citoyens ou des consommateurs ont déjà envoyé des lettres de protestation à Google. Et la très officielle autorité allemande de protection des données a fait savoir que la lecture, même automatisée, des courriels était interdite par la législation outre-rhin. Il est aussi reproché à Google de ne pas garantir l'effacement de toute trace de mail dans ses bases de données après un jet à la poubelle ou après désabonnement au service.
Face à ce déchaînement d’oppositions, Google n’en reste pas moins ferme sur sa ligne de défense. A savoir que les courriels étant lus par des machines et non des êtres humains, cela garantirait le respect de la vie privée. Mais il a toutefois affirmé son intention de travailler " avec les autorités de protection des données à travers l’Europe pour s’assurer que leurs préoccupations seront prises en compte et entendues ". Idem concernant l’intervention de la sénatrice Figueroa dont le " feedback sera pris en compte pour bâtir le meilleur service de messagerie possible pour nos utilisateurs ". On croirait entendre Microsoft… Le parallèle avec le géant du logiciel, qui suscite une méfiance à la hauteur de sa domination, peut également se nourrir d’une autre controverse visant cette fois la technologie de classement des résultats par le moteur de recherche, l'activité centrale de Google. Rendant compte de la polémique, le New York Times indique qu’une recherche sur le mot " jew " (" juif ") sur Google.com faisait apparaître depuis trois ans en premier résultat le site " JewWatch.com "… un site aux forts relents anti-sémites qui prétend " établir une surveillance sur les communautés juives dans le monde " (en fait en quatrième position lors du test effectué par 18h.com). Si un porte-parole de Google a jugé ce résultat " offensant ", il s’est retranché derrière " l’objectivité de notre fonction de classement (qui) nous empêche de faire la moindre modification ". Laquelle n’est possible que dans le cas d’un site illégal. L’affaire met en relief le paradoxe Google qui veut qu’un bon classement dans le moteur de recherche leader entretienne la fréquentation de ce site et donc son bon positionnement ultérieur. Y compris si, comme dans le cas de JewWatch.com, le succès d'audience aggrège à la fois des opposants et des partisans dudit site. Ce qui constitue une critique récurrente contre l'effet de domination de Google et sa méthode de classement.

Directeur Général et co-fondateur de Twenga, Bastien Duclaux réagit à l'apparition d'un label pour les comparateurs de prix. Il revient également sur le modèle de ce 'moteur de...
La censure continue en Chine, et c'est de nouveau YouTube et Twitter qui en font les frais. Les autorités ciblent cette-fois les violentes émeutes qui ont éclaté ce week-end à...
Le groupe informatique américain HP, second vendeur de serveurs au monde derrière IBM, devant Dell et Sun, relance les nouvelles versions de ses serveurs et solutions de stockage...
La fondation Greenpeace a publié son douzième rapport trimestriel au sein duquel sont classés puis notés les grands acteurs du secteur informatique. Cette fois-ci les firmes Dell,...
La fondation Wikimedia, éditrice de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, annonce avoir signé un contrat avec EvoSwitch, afin d'installer cinquante nouveaux serveurs dans un centre...
Un kiosque de téléchargement de plus ? Pionnier de l'internet mobile et du téléchargement de jeux avec sa société in-Fusio, Gilles RAYMOND est de retour avec un nouveau concept...