Devant les membres de l'UNESCO réunis à Strasbourg, Google est venu proposer la création d'un standard international, inspiré d'un modèle asiatique, pour la protection des libertés individuelles sur Internet. Décrié, le groupe américain soigne son image.
Google ne badine plus avec les questions de libertés individuelles. Devant les membres de l'UNESCO réunis à Strasbourg, son responsable de la protection des données, Peter Fleischer, est venu plaider pour la création d'un standard mondial, qui viendrait garantir un bon usage des informations collectées par les sites Internet. De fait, aucune position commune n'a été pour l'instant décidée. L'Europe a bien harmonisé sa législation, mais ses textes datent de 1995, à une époque où Google n'existait pas encore. Aux Etats-Unis, ces questions se règlent différemment dans chaque état, tandis que dans le reste du monde, les trois quarts des pays n'ont tout simplement pas de législation sur la question. Or, comme l'illustre Peter Fleischer, une société américaine peut vendre des produits à des Français tout en hébergeant ses données en Belgique et aux Pays-Bas et en employant des ingénieurs en Inde. Bref, les données n'ont pas de frontière, et il serait temps de s'y adapter.
D'où la proposition de s'inspirer du modèle asiatique, l'« Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) Privacy Framework ». Signé en 2004, ce texte qui régit la protection des données personnelles sur le continent asiatique a été adopté par des pays aussi variés que l'Australie et le Vietnam. La Chine, en revanche, lui fait barrage. L'accord, construit autour de neuf principes, reste assez flexible pour que les pays qui l'adoptent puissent le personnaliser et le renforcer, ce que dénoncent justement certaines associations de défense des libertés individuelles. Interrogé par News.com, Marc Rotenberg, directeur exécutif de l'Electronic Privacy Information Center juge qu'il s'agit là d'un recul sur les usages européens.
Google affiche pourtant sa bonne volonté. Son président Eric Schmidt doit bientôt prendre la parole sur le sujet, alors que le groupe est attendu le 24 septembre à Montréal pour expliquer ses positions devant les autorités mondiales chargées de veiller à la protection des données, dont la Cnil. A cette occasion, Google souhaite d'ailleurs réunir Yahoo, Microsoft et d'autres géants de l'Internet pour parler d'une même voix. Décrié ces derniers mois, Google ne veut plus prêter le flanc, seul, à de telles critiques. Outre les effets désastreux en terme d'image auprès des internautes, la menace, à plus court-terme, concerne son rachat, en avril, de la régie publicitaire DoubleClick, qui doit encore être validé par les autorités américainse de la concurrence. Or, l'opération a relancé les débats sur son hégémonie en ligne. Pour calmer le jeu, Google a, depuis, décidé d'anonymiser les « logs » de connexion au bout de 18 mois et limité la survie de ses cookies à deux ans.

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oué je suis bien daccord avec toi bien que Google reste et restera toujours mon moteur préféré :)
Les concessions de Google sont bien maigres, car garder les cookies pendant deux ans ... après le dernier contact, c'est se moquer du monde.