C’était un secret de polichinelle. Vendredi, Google a confirmé qu’il participerait bien aux enchères organisées par les autorités fédérales américaines pour acquérir des fréquences de téléphonie mobile et, in fine, devenir opérateur mobile aux Etats-Unis. Le groupe internet se dit prêt à débourser 4,6 milliards de dollars de mise de départ pour ces enchères, car « c'est important de dépenser notre argent pour nos principes. Les consommateurs méritent plus de concurrence et d'innovation que ce qu'offre actuellement le marché du mobile », indique-t-il dans un communiqué
Très attendues, ces enchères qui débuteront en janvier doivent changer radicalement le paysage américain de la téléphonie mobile, en faveur d'une plus grande libéralisation du marché. A ce jour, le marché américain du mobile est bien plus fermé qu'en Europe. Les opérateurs nouent en effet des accords d'exclusivité très contraignants avec les équipementiers et les éditeurs de services pour distribuer des téléphones et des applications spécifiques, ce qui bride le choix des consommateurs. Ce modèle qui pourrait voler en éclats avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme Google, qui a déjà mis un pied dans le mobile en lançant au début du mois une plate-forme de développement, Android, ouverte à tous les fabricants.

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