Le premier moteur de recherche mondial a augmenté ses effectifs de 17% en à peine trois mois. Un indicateur méconnu de ses ambitions mondiales. Lesquelles trouvent une illustration notamment en France. Mais Microsoft a également beaucoup embauché au cours du dernier exercice.
Google a-t-il gagné la guerre des moteurs de recherches ? Il est sans doute encore prématuré de trancher. Mais il a certainement gagné la première bataille. Car Microsoft et Yahoo ont beau s'être doté de leurs propres technologies en matière d'algorithme de recherche et de plate-forme de liens sponsorisés, les derniers résultats trimestriels confortent clairement la domination au leader. Alors que Google a vu son chiffre d'affaires publicitaire bondir de 77% sur un an, Yahoo a dû se contenter d'une hausse de 28% tandis que Microsoft n'a pu empêcher celui de MSN diminuer de 3%.
De fait, Google n'est pas resté inactif face à l'offensive annoncée de ses concurrents. Il ne cesse de multliplier les initiatives, les nouveaux services et les mises à jour. Et pour tenir le rythme, il n'hésite pas à puiser dans ses considérables ressources pour embaucher à tour de bras. En à peine un trimestre, entre le 31 mars et le 30 juin, ses effectifs ont en effet augmenté de 17%, passant de 6790 salariés dans le monde à 7942. Google est connu depuis plusieurs mois comme le groupe qui assèche le marché du recrutement dans la Silicon Valley en attirant les plus brillants cerveaux grâce à son aura, sa philosophie et ses salaires élevés assortis de stock-options. Or le voilà qui part à la conquête du monde comme le prouve sa page des embauches à l'international. Rien qu'en France, où Google n'était représenté que par quelques commerciaux, plus d'une trentaine de postes sont désormais ouverts. Conscient du déficit de communication qu'on lui reproche de plus en plus souvent, il cherche notamment un responsable des relations avec la presse et un juriste chargé de faire du lobbying auprès des politiques français et européens.
De son côté, Microsoft ne se contente pas de tailler dans sa gigantesque trésorerie pour racheter ses actions. Le n°1 mondial du logiciel embauche également à tour de bras, quitte à réduire ses bénéfices. Sur un an, il a augmenté ses effectifs de 16%, à plus de 70.000 salariés dans le monde, non seulement pour développer Windows, mais aussi MSN et sa nouvelle activité Windows Live, où il est en concurrence frontale avec Google. Et il annonce un effort supplémentaire de 500 millions de dollars pour ses services en lignes d'ici à la fin juin 2007. Comme quoi le débauchage très médiatique par Google d'un responsable chinois de Microsoft, l'année dernière, n'était que la partie visible de l'iceberg.

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