La décision de lancer le projet Galileo illustre les progrès d'une Europe politique où la machine bruxelloise n'aura pas toujours le dernier mot...
Avec le feu vert donné au développement de Galileo, le système intégré de radio-navigation par satellite, les Européens ont franchi une triple étape: industrielle, diplomatique et politique.
Ce n'est pas par hasard si, après avoir longtemps tergiversé sur son coût l'Allemagne s'est finalement ralliée au projet, faisant basculer la majorité introuvable depuis deux ans. Au sommet de Barcelone, Gerhard Schroeder a en effet créé la surprise en plaidant pour une politique industrielle européenne, pendant de la libéralisation des marchés financiers. Le chancelier allemand souhaite rééquilibrer l'approche bruxelloise si soucieuse de la City et si tatillonne, en termes de concurrence ou de réglementations environnementales, dès qu'il s'agit d'usine et d'emplois industriels.
L'étape diplomatique n’est, pour sa part, plus à démontrer. Elle est à la mesure des pressions américaines qui ont entouré ce dossier depuis sa genèse.
Reste l’étape politique, sans doute la moins spectaculaire. Mais, certainement la plus prometteuse en cette période de réforme institutionnelle sous les auspices de la Convention présidée par Valéry Giscard d'Estaing. Le Conseil européen, ce cénacle de discussion informelle entre chefs d'Etat et de gouvernement, est parvenu à imposer son point de vue au Conseil des ministres. La moindre des choses, me diriez-vous. Sauf que cette autorité est régulièrement battue en brêche de sommet en sommet. Cela fait ainsi trois Conseils européens de suite que les Quinze appellent en vain leurs ministres à s'entendre sur le brevet européen. Du point de vue de la cohérence du fonctionnement de l’Union européenne, Galileo est aussi un signe encourageant.
Yannick Laude

Asus n'a pas fini de nous étonner. Après la sortie de l'eeePC 900 en France au mois de mai dernier, la compagnie taïwanaise a décidé d'ajouter un service d'un nouveau genre pour...
Détenteur d'une participation de 5% dans AOL, Google estimerait-il que son investissement dans le portail américain ne vaut plus le milliard de dollars investi en 2006 ?
Selon le Wall Street Journal (WSJ), le groupe allemand Siemens souhaiterait se désengager de la société commune qu'il a créée avec le japonais Fujitsu il y a neuf ans.
LG-Nortel, la coentreprise du Canadien Nortel et du Sud-Koréen LG Electronics, annonce avoir acquis Novera Optics, une société spécialisée dans le développement de solutions d'accès...
A l'heure où IBM annonce son intention d'imposer Linux sur le poste de travail, Oracle gagne une quinzaine de nouveaux partenaires séduits par son programme « Unbreakable Linux...