
Une opération politiquement complexe à plus de 24 milliards d'euros mais qui vise une cible très rentable. Elle mettrait fin à des années principalement consacrées à rétablir la situation financière de l'opérateur historique français.
Orange a-t-il des vues sur le scandinave TeliaSonera ? Oui, à en croire le Figaro qui affirme que discussions informelles sont en cours pour trouver le montage adequat pour une opération à la fois lourde financièrement et compliquée politiquement en raison de la présence d’actionnaires publics au capital des deux groupes.
Ces informations ont en tout cas fait chuter le titre France Télécom, qui a clôturé en baisse de 6,01% à 20,86 euros, dans un marché en hausse de 1,56%. TeliaSonera a en revanche été dopé, terminant en hausse de 11,6% à 49,90 couronnes, dans un marché suédois en hausse de 2,93%.
Il s'agirait d'une acquisition de taille pour le français puisque TeliaSonera pèse 225 milliards de couronnes, soit environ 24 milliards d'euros en Bourse. Ce à quoi s'ajouterait la reprise d'une dette nette de 3,6 milliards. Mais elle permettrait à France Télécom de constituer le premier opérateur télécoms européen, avec un chiffre d'affaires de 63 milliards d'euros. Surtout, TeliaSonera bénéficie d'une rentabilité opérationnelle de 27% - contre seulement 11% à Orange - et dispose d'une présence importante en Scandinavie, dans les pays Baltes (où le français n'est pas encore implanté), sans oublier des positions stratégiques en Russie, Turquie ou encore au Kazakhstan.
Interrogé par l’AFP, France Télécom a indiqué qu'il "se refuse à commenter de telles rumeurs". Idem du côté du scandinave. De fait, "plusieurs semaines pourraient s'écouler avant qu'une annonce soit faite sur l'ouverture de négociations formelles", reconnaît Le Figaro. Et ce en raison de la complexité d’un tel rapprochement.
Première condition, l’opération devrait être « amicale » affirme le quotidien sans citer ses sources. Il s’agit en effet de trouver un montage politiquement compatible avec les actionnariats des deux groupes. Né en 2002 du rapprochement de deux ex-monopoles, le suédois Telia et le finlandais Sonera, TeliaSonera est aujourd'hui détenu par l'Etat suédois (37,3%) et par l'Etat finlandais (13,7%). De son côté, l'Etat français conserve 27,4% d'Orange.
Selon Le Figaro, Paris étudie donc en liaison avec l'Agence des participations de l'Etat un schéma qui consisterait à acquérir le scandinave par échange d'actions. Avantage, cela limiterait les conséquences sur l’endettement du groupe français. D’un autre côté, la participation de l'Etat français dans le capital du nouvel ensemble serait diluée et les Etats suédois et finlandais pourraient y faire leur entrée. Des fonds d'investissements souverains pourraient aussi rejoindre le tour de table.
L'intérêt de France Télécom pour TeliaSonera, pour qui le Parlement suédois a donné en juin son feu vert à une privatisation, pourrait avoir été réveillé par les récents rapprochements d'autres géants du secteur en Europe.
Ainsi, l'espagnol Telefonica et ses alliés italiens ont racheté en avril 2007 une participation d'environ 18% dans Telecom Italia à une holding contrôlée par Pirelli. En mars, l'allemand Deustche Telekom a annoncé son intention de racheter quelque 20% de la société grecque de télécommunications OTE (Hellenic Telecom).
Ces dernières années, France Télécom a pourtant joué la prudence sur le terrain des acquisitions, après son achat en 2000 du britannique Orange pour 50 milliards d'euros: lourdement endetté, il voulait d'abord se rétablir financièrement. Cure de rigueur, suppressions d'emplois, refonte du marketing avec le passage de l'essentiel du groupe sous la marque Orange: l'opérateur français a retrouvé la santé et réalisé en 2007 des résultats meilleurs que prévus.
Il cherche désormais la croissance dans trois directions: "conforter notre présence sur les marchés émergents, renforcer quand c'est nécessaire notre présence en Europe occidentale et acquérir des compétences complémentaires dans certaines activités-clés", explique une porte-parole. Trois tendances illustrées, ces derniers mois, par les rachats d'opérateurs et de licences mobiles en Afrique, du fournisseur d'accès internet espagnol Ya.com et du portail internet français Cityvox.

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Il faudra revoir tes sources d'informations. France Telecom a été pendant longtemps la vache à lait de l'état, a servie à redresser plusieurs entreprises francaises en payant le prix fort en matériaux et équipements. De plus l'ART privilégie essentiellement les opérateurs privées et met des baton dans les roues à France Telecom.Ou est la concurrence ? En terme d'innovation, il faut attendre que la concurrence sorte un nouveaux produits avant que FT puisse le faire (telephonie Wiffi, il va de même pour les offres, les abonnements. On la vue récemment sur une offre de fixe). Et pour finir, la 4eme license n'est pas abandonnée, elle sera européenne. Alors stop, arrétez de crachez sur FT. Depuis sa privatisation, disparition des cabines téléphoniques(oui, il y en a encore dans nos campagne et villes qui utilisent les cabines), nos lignes téléphoniques tombent réguliérement en pannes, plus d'entretiens mais du bidouillage effectué par des société privé payer suivant le nombre de client rétablie etc....si FT était encore public, tous le monde aujourdhui aurait l'adsl et pourrait capter le réseaux de téléphonie mobile.
Contrairement à une légende tenace pourtant plusieurs fois démentie par diverses publications sérieuses, FT n'a pas financé son développement grâce à nos impôts mais par la dette garantie par l'Etat. En revanche celui-ci lui ayant laissé le réseau historique de téléphone à la privatisation pour garantir celle-ci, il serait assez naturel maintenant la situation rétablie qu'Orange et FT soient enfin séparés, comme la Commission de Bruxelles le demande, avant de procéder à toute acquisition !