En rachetant voilà un an et demi le site de partage de photos Flickr, Yahoo a mis la main sur l'une des pépites du Web 2.0. La vie et les projets de cette start-up ont-ils été changés? Réponse avec Caterina Fake et Stewart Butterfield, le couple de fondateurs de Flickr.
Symbole de la vague des start-ups Web 2.0, Flickr reste le site de partage de photos en ligne le plus populaire sur Internet avec plus de 19 millions de visiteurs uniques par mois et un million de photos téléchargées par jour. Flickr revendique plus de 250 millions de photos hébergées, contre seulement 300.000 au moment de son acquisition par Yahoo, en mars 2005. Interview de Caterina Flake et Stewart Butterfield, le couple qui a créé le service, et que nous avons rencontrés cette semaine sur le campus de Yahoo à Sunnyvale.
Quels ont été les principaux changements depuis que Yahoo est devenu propriétaire de Flickr?
Caterina Fake : Au moment du rachat, nous étions seulement 11 personnes. On s'occupait de tout : du développement du site jusqu'aux partenariats, en passant par l'administration informatique. Au sein de Yahoo, nous avons immédiatement tiré parti de leur énorme infrastructure informatique, déjà utilisée par d'autres services comme le site Web ou la messagerie électronique : les serveurs, les informaticiens, la bande passante, etc. Le développement commercial est aussi en grande partie pris en charge par Yahoo. Ce qui nous laisse le temps de nous concentrer sur le développement de Flickr. Nous sommes aujourd'hui 23 personnes, en majorité des programmeurs. L'autre grand changement a été notre déménagement de Vancouver à San Francisco.
Est-ce que cela n'a pas été aussi un frein au lancement de nouvelles fonctions ?
Caterina Fake : Un peu. Contrairement aux autres start-up Web 2.0, nous avons abandonné cette idée d'être en phase bêta perpétuelle. Les utilisateurs autorisent quelques bogues mais on ne peut pas se permettre de faire une mise à jour du service qui ne fonctionne pas ou bien qui ralentisse les performances du site.
Vous venez de lancer le « geotagging » des photos. Qu'est-ce que ça apporte ?
Stewart Butterfield : Avec vos photos, vous pouvez désormais ajouter des informations relatives à leur situation géographique, comme la longitude/latitude, le pays, la ville où elle a été prise… Nous essayons aussi d'automatiser le processus en laissant l'utilisateur placer les images sur une mappemonde et en essayant de récupérer directement les informations des photos, notamment celles prises par les caméraphones avec GPS qui vont intégrer de plus en plus des informations de géolocalisation. Deux semaines après le lancement, nous avons près 4,5 millions de photos avec un tag géographique!
Votre modèle économique a-t-il changé depuis votre arrivée chez Yahoo ?
Stewart Butterfield : Pas vraiment. Nous générons des revenus de plusieurs manières : grâce à des partenariats commerciaux avec Nikon et Nokia ; grâce aux liens publicitaires placés à côté des photos des utilisateurs ; et aussi avec notre interface de programmation (API) utilisée par des milliers de partenaires. Nous avons délivrés plus de 30.000 accès afin qu'ils puissent proposer des services additionnels (impression de photos ou d'albums, accès à partir de logiciels comme iPhoto ou Linux, des plug-ins pour navigateurs Internet, création de mashups…). Enfin, il y a les abonnements à notre service Pro qui offre un espace de stockage illimité sur Flickr.
De nombreuses photos présentes sur Flickr sont vendues chaque jour. Percevez-vous des commissions ?
Stewart Butterfield : Non. Nous n'avons pas créé de système pour vendre ses photos sur Flickr. Mais la demande est là et nous y réfléchissons. De nombreux médias utilisent en effet Flickr pour chercher des images afin d'illustrer leurs articles ou leurs émissions et ils les achètent directement auprès des utilisateurs. Pour l'instant cela se fait comme ça, au coup par coup. Mais l'auteur de la photo est seul pour négocier le prix et les droits de diffusion. Il serait envisageable d'avoir un système qui réduisent les frictions (ndlr : par exemple via une plateforme d'enchères, de paiement, etc.).

Au travers d'une étude menée au mois de janvier par le cabinet Cross Tabs pour Microsoft, il apparaît qu'en France, dans 48% des cas, les informations des candidats à un poste...
Deux sociétés françaises ont récemment réalisé de nouvelles levées de fonds. A commencer par Compario, un éditeur de logiciels spécialisé dans la recherche et le E-Merchandising,...
Au mois de novembre, nous apprenions qu'AOL - alors sur le point de devenir indépendant du groupe Time Warner - avait considéré revendre son logiciel de messagerie instantanée...
Selon un article du Wall Street Journal, Google pourrait très bientôt dévoiler de nouvelles fonctionnalités communautaires au sein de son service de courrier électronique Gmail....
Lors d'une conférence de presse, l'opérateur espagnol Telefonica aurait expliqué que les sociétés Internet telles que Google et Yahoo! utiliseraient beaucoup de bande passante...
A partir de mardi après-midi et jusqu'à jeudi, l'Assemblée nationale examinera en première lecture le texte de la « Loi d'orientation et de programmation pour la performance de...