
Les entreprises pourront bientôt poser directement des questions aux 150 millions d'utilisateurs de Facebook. Une nouvelle trouvaille du réseau social pour gagner de l'argent.
Facebook revient à la charge. Après avoir tenté de séduire les annonceurs en traquant les faits et gestes des internautes en dehors de son site - le système Beacon, qui avait abondamment fait parler de lui l'an dernier - le premier réseau social au monde a dévoilé sa dernière trouvaille pour gagner de l'argent : un outil de sondage, proposé aux entreprises.
Ces entreprises pourront, moyennant finance, poser des questions à un échantillon des 150 millions de Facebook, selon des critères d'une précision redoutable, comme les orientations politiques ou sexuelles, les goûts musicaux, le parcours scolaire ou les livres préférés.
Interrogée par le Sunday Telegraph, Randi Zuckerberg, petite soeur du fondateur de Facebook en charge du marketing, explique que ce nouvel outil répond à une forte attente. « Cela prend très longtemps de mener des recherches qualitatives, et les entreprises n'ont pas ce luxe. Je crois qu'ils vont adorer les réponses instantanées », a-t-elle expliqué.
Lors du forum économique mondial de Davos, Facebook a ainsi mené quelques tests grandeur nature selon un principe comparable, demandant à 120.000 Américains si le plan de relance économique était pertinent (60% ont répondu que non). CareerBuilder et AT&T sont les premières sociétés enrôlées.
Côté internaute, le « sondage sponsorisé » apparaîtra dans le fil des informations (« newsfeed ») et sera visible par tous les amis une fois la réponse apportée. Ce n'est pas une nouveauté : les membres ont longtemps pu créer des sondages comparables. Mais Facebook a choisi de réserver dorénavant l'outil à ses partenaires, qui pouvaient déjà diffuser de la publicité selon ces critères.
Entre temps, la pression financière s'est accrue, alors que le coût de son infrastructure a explosé et que la croissance des recettes publicitaires sur les réseaux sociaux a montré ses limites (eMarketer a dernièrement revu à la baisse ses prévisions de croissance). D'où la tentation d'exploiter au mieux les profils minutieusement remplis par ses membres, considérés comme une mine d'or par les analystes.

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