
En cinq mois, le baril de brut a perdu les deux tiers de sa valeur, après un record à plus de 147 dollars début juillet. Depuis quelques jours, les associations de consommateurs réclament donc que les tarifs de divers produits, qui avaient fortement augmenté en même temps que le cours du brut, reviennent à des niveaux raisonnables. Les voici passés en détail.
Les surcharges carburant, « c'est la plus grande escroquerie de la décennie », s'est récemment emporté Jean-Pierre Mas, président du réseau d'agences d'Afat Voyages, estimant que les compagnies aériennes devraient arrêter d' « embrouiller le consommateur ». « Au lieu de garder des surcharges trop longtemps, alors que le pétrole baisse, il serait plus pertinent d'intégrer dans le billet l'évolution au jour le jour du prix du kérosène », propose François Carlier, directeur-adjoint des études à l’UFC-Que choisir.
Air France a pourtant appliqué trois baisses sur sa surcharge carburant depuis septembre. La dernière remonte au 7 novembre: pour un billet aller-retour long-courrier, elle a reculé de 20 euros à 172 euros. Par rapport à juillet (242 euros), la baisse est de 29%. On est toutefois loin de la surcharge appliquée en 2005, de 76 euros sur un long-courrier (aller simple), lorsque le baril de pétrole était à peu près au même niveau. « Cette augmentation sera supprimée dès que le cours du baril repassera au-dessous de 50 dollars pendant 30 jours consécutifs », indiquait alors Air France.
« Le prix du jet fuel, carburant que nous utilisons pour faire voler nos avions, baisse beaucoup moins vite que celui du baril de brent », fait aujourd’hui valoir un porte-parole de la compagnie, sans chiffrer précisément ce décalage. Autre facteur pesant sur la facture pétrolière, la hausse du dollar par rapport à l'euro. Si Air France achète son kérosène à un prix fixé à l'avance, l'effet de cette politique est par ailleurs devenu « négatif » depuis que le prix du pétrole est tombé en dessous des 70 dollars en octobre, selon le groupe.

Si le gouvernement s’est engagé la semaine dernière à « ne pas augmenter le prix du gaz pendant toute la période de l'hiver », cela ne satisfait pas les associations de consommateurs, qui rappellent que les contrats d'importation de gaz sont indexés sur les cours de pétrole. « On aurait espéré une baisse des prix du gaz dès le 1er janvier », commentait Edouard Petitjean, membre de l'association CLCV. Même tonalité au sein de l'UFC-Que Choisir. « L'hiver va finir à la fin mars. On sera largement dans le délai de six mois » qui permet de prendre en compte le décalage entre la baisse des prix du pétrole et ses répercussions sur ceux du gaz, a regretté son président, Alain Bazot.
Fin septembre, le vice-président de GDF Suez, Jean-François Cirelli, avait pourtant affirmé que les prix du gaz pourraient baisser si ceux du pétrole restaient inférieurs à 100 dollars, ce qui est désormais largement le cas. Luc Chatel, lors du compte rendu du Conseil des ministres, a ajouté qu'« en avril, si les prix du pétrole sont maintenus à des niveaux aussi bas que maintenant, le gouvernement pourrait envisager de baisser le prix du gaz ». Les tarifs du gaz sont réévalués tous les trois mois par le gouvernement sur proposition de GDF Suez.
La dernière baisse remonte à novembre 2003, comme l'indique ce tableau proposé par le ministère de l'Economie.

Pour la première fois depuis deux ans, le prix du gazole, qui représente 75% des ventes de carburant en France, est lundi passé sous la barre de 1 euro le litre. Depuis mars 2005, il n'avait évolué qu'une seule semaine à ce niveau, en janvier 2007. Pour Thierry Saniez, de l'association CLCV, « il y a beaucoup de communication pour une petite baisse. Cette baisse aurait dû intervenir il y a trois mois. Il s'agit d'un rattrapage logique mais tardif ».
Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), s'en défend: « on a répercuté entièrement la baisse du brut ». Pas entièrement, si l'on oppose le cours du pétrole brut à l'indice des prix des carburants, comme en témoigne le graphique ci-dessous proposé par mardi par l'Insee, qui laisse entrevoir des décalages dans les baisses.
« Le prix du gazole pourrait être encore plus bas si les marges de raffinage n'étaient pas aussi élevées », décode François Carlier, de l’UFC-Que Choisir. Selon une étude de l’association de consommateurs publiée en octobre, cette marge entretenue artificiellement est passée pour un litre de diesel de 2 centimes d'euros en 2002 à 6 centimes en 2007 et 17 centimes en mai 2008, alors que celle sur l'essence est restée stable à 2 ou 3 centimes.


Au travers d'une étude menée au mois de janvier par le cabinet Cross Tabs pour Microsoft, il apparaît qu'en France, dans 48% des cas, les informations des candidats à un poste...
Deux sociétés françaises ont récemment réalisé de nouvelles levées de fonds. A commencer par Compario, un éditeur de logiciels spécialisé dans la recherche et le E-Merchandising,...
Au mois de novembre, nous apprenions qu'AOL - alors sur le point de devenir indépendant du groupe Time Warner - avait considéré revendre son logiciel de messagerie instantanée...
Selon un article du Wall Street Journal, Google pourrait très bientôt dévoiler de nouvelles fonctionnalités communautaires au sein de son service de courrier électronique Gmail....
Lors d'une conférence de presse, l'opérateur espagnol Telefonica aurait expliqué que les sociétés Internet telles que Google et Yahoo! utiliseraient beaucoup de bande passante...
A partir de mardi après-midi et jusqu'à jeudi, l'Assemblée nationale examinera en première lecture le texte de la « Loi d'orientation et de programmation pour la performance de...
Rendez-vous sur le site officiel de l'UFIP (www.ufip.fr) pour constater que la "marge de raffinage qui était de 32 en moyenne en 2007 passe à 38 en 2008, avec des pointes à 65 et 53 en octobre et novembre ! Intéressant n'est-ce pas ...
l'écart entre le prix du baril et le prix de l'essence à la pompe n' a jamais été aussi grand alors que le prix du pétrole est au plus bas, d'autant que l'euro est très élevé par rapport au dollar (1,46 aujourd'hui hui), ce qui fait que les pétroliers européens payent le baril (actuellement à 40$) 27 € (faite le calcul!) mais ceci est très peu répercuté sur le prix des carburants (ce doit être la TIPP flottante!!).
L prix du gaz a augmenté de 36% en 2008. Il était de 0,03600€ m3/Kwh le 31/12/2007 et aujourd'hui à 0,04916 m3/Kwh pour un abonnement moyen pour un appartement 68 m2
je me félicite tous les jours un peu plus de ne pas acheter mon électricité à Gaz de France !
Air France comme gaz de france achete son carburant en une seule fois. L'Ayant acheter vers les 100 dollars et sachant qu'il ne coute plus que 50 dollars AF est donc obliger de repercuter la hausse du prix du petrol sur son billet même si les cours sont en chute tant qu'il n'a pas epuisé son stock. Mais Pour le prix a la pompe sachant que vendeur=producteur a quelque chose pret il serait normal que le prix a la pompe baisse aussi quand le baril baisse. C'est a l'etat d'agir mais l'etat prefere ne rien faire car elle gagne plus de taxe et tout le monde sait que les caises sont vides ...
profits malgré la baisse du baril: les bénéficiaires principaux sont,le monopole Total qui ne suit nullement,a la pompe,la baisse du baril,il en est de même de G.D.F.-Suez qui ne baissent pas le prix du gaz indexé sur le prix du baril,ces deux groupes exploitent honteusement les consommateurs. Le gouvernement devrait leurs imposé des baisses massives au lieu de les privilégier.