Une mission vient de remettre au ministère de la Santé des recommandations pour relancer le dossier médical personnel.
Comment sauver le dossier médical personnel ? Entre « annonces irréalistes », « approximations », « revirements stratégiques », « débats théoriques et divisions », ce grand projet présenté en 2004 par Philippe Douste-Blazy a du plomb dans l’aile. Ce constat très sévère vient d’être dressé par une mission d’experts dirigée par Michel Gagneux, inspecteur général des affaires sociales, qui a remis début mai à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, un rapport détaillant « six principes d’action pour réussir la relance du DMP ».
La réforme prévoyait que chaque assuré social disposerait dès 2007 d'un dossier médical personnel informatisé, centralisant toutes les informations médicales le concernant. Or, « il est difficile d'envisager un fonctionnement généralisé et partout efficace du DMP avant une dizaine d'années », estiment aujourd’hui les auteurs du rapport. Ces derniers préconisent donc une mise en place progressive, débutant par une phase expérimentale d'au moins trois ans, déclinée en projets territoriaux.
Conséquence, il va falloir ravaler quelques ambitions. Les auteurs du rapport reviennent ainsi sur le glissement sémantique du projet, passé de dossier médical partagé en dossier médical… personnel. Ils préconisent dès lors s’en tenir pour l’instant à l’acception la plus restrictive, c’est-à-dire celle d’un dossier pour les professionnels. « Avant d'être un service proposé aux bénéficiaires de l'assurance maladie, le DMP est d'abord un outil mis au service de tous les acteurs pour améliorer la qualité, la coordination et la qualité des soins », considèrent-ils.
Le DMP pourrait contenir rapidement le dossier pharmaceutique, l'historique des remboursements, l'imagerie médicale, des résultats de biologie ou encore des comptes-rendus hospitaliers, estiment les membres de la mission. Afin d’obtenir « un fort degré d'adhésion » de la part des assurés sociaux au DMP, le rapport propose aussi de rendre son ouverture facultative et de préserver le droit des patients au masquage de certaines données. Le coût global du projet devrait être de 900 millions d’euros sur la période 2006-2012, dont 80 millions ont déjà été dépensés.

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LES SOLUTIONS TECHNIQUES ET DE SECURITE EXISTENT EN FRANCE Des opérateurs de sevices de confiance sont opérationels et agréés en France. La CNIL,les PROFESSIONNELS DE SANTE et les PHARMACIENS doivent pouvoir s'entendre sur le contenu du DMP. Une qualification EAL 3 serait nécessaire pour les prestataires qui seraient selectionés par appel d'offre afin d'assurer le fonctionnement régional et territorial pour délivrer les certificats électroniques. Le stockage par mode ASP et sécurisé sur réseau VPN/SSL permettrait le bon acheminement et la conservation des données personelles de chaque assuré. Le cout serait de quelques euros par transaction . (ex.voir les déclarations d'impots sur le revenu)
jE TROUVE LE COUT UN PEUT CHER? ne pourait-on pas faire a moins.