
Un archipel dédié aux jeux et à la vie sociale pour les 10-14 ans. C'est ce que propose Chapatiz, une jeune pousse parisienne, dont le site compte plus de 800.000 inscrits depuis son lancement. Uniquement grâce au bouche-à-oreille.
Les 10-14 ans ont leur Second Life. Cela se passe sur Chapatiz, une jeune pousse exclusivement réservée aux ados. Leur monde virtuel s’appelle le Chapaland : un immense terrain de jeux où ils viennent s’amuser seuls ou à plusieurs, lier connaissance, papoter, faire du shopping et pourquoi pas… se marier !
Depuis son ouverture en 2004, le site a recueilli plus de 810.000 inscriptions, sans faire la moindre campagne de communication. Problème : Chapatiz n’est pas encore rentable. Après une première phase de montée en puissance, les fondateurs cherchent désormais à mettre en place une stratégie de partenariats avec d’autres sites de jeux en ligne, mais également en direction des marques et régies publicitaires.
Le Chapaland, lieu de tous les rendez-vous ludiques et communautaires, est un archipel virtuel composé de trois zones géographiques : une montagne, une forêt bleue et un jungle). Ces décors abritent des jeux, places de marché, boutiques, salles d’accueil, temple, villages,… Deux jeux multijoueurs sont proposés, l’un de stratégie, l’autre de rapidité. Une douzaine de jeux individuels, de type casual games (casse briques, météorites,…), sont également accessibles.
L’archipel est libre d’accès pour tous les nouveaux venu. Mais il faut s’inscrire pour créer un avatar personnalisé, puis jouer et « chatter » avec ses camarades. Au-delà de deux parties gratuites, il faut aussi sortir son porte-monnaie. Dans l’archipel, tout se paie en pépettes : les vêtements branchés comme les animaux de compagnie, le mobilier destiné à équiper sa maison, ou les pouvoirs particuliers. Un jeu coûte en moyenne cinq à six pépettes, et une pépette vaut 0,10€.
Domaine d’activité : Jeux multijoueurs en ligne
Année de création : 2005
Effectifs : 9 (+ graphistes et développeurs indépendants)
Dirigeant : François Barbut
Fondateurs : François Barbut, Stephan Twarog, et Arno Guensherian
Capital : 41.000€
Levée(s) de fonds : 325.000€ en janvier 2008 auprès de Business Angels
Actionnaire(s) : Fondateurs (2/3), B.A. (1/3)
Chiffre d’affaires 2007 : 200.000€
Concurrents : Habbo (Fin), Gaia Online (US), Panfu (All)
« A cet univers du jeu, nous avons voulu ajouter une dimension sociale : deux personnages peuvent se marier. Mais on peut aussi divorcer, car les enfants changent souvent d’avis ! Chaque jour est publié un classement des membres les plus populaires, Les gagnants se voient offrir un objet, un totem par exemple, qui leur confère un certain prestige aux yeux de leurs camarades », explique François Barbut, directeur de production de Chapatiz et l’un des trois co-fondateurs du site. Une équipe de modérateurs internes, aidés d'une centaine de joueurs parmi les plus expérimentés se chargent de faire respecter l’éthique et la sécurité du site. Peu d’embrouilles : des insultes, quelques vols de mot de passe, mais aucune alerte sérieuse.
L’une des zones de l’archipel est encore vierge de jeux. Ce n’est pas un hasard. « Nous les ouvrons petit à petit. Notre volonté n’est pas d’avoir une collection faramineuse, car les jeux qui n’ont pas beaucoup de profondeur sont assez vite abandonnés », poursuit le patron de Chapatiz. La jeune équipe préfère pour l’instant améliorer leur ergonomie, travailler sur l’aspect évènementiel de certains jeux proposés seulement le week-end, ou sous forme de tournois.
Mais à l’évidence, les trois fondateurs s’avouent pour le moins étonnés de l’ampleur prise par le phénomène Chapatiz : « Nous ne nous attendions pas du tout à cette réponse-là. Nous sommes aujourd’hui sur une tendance de 17.000 comptes créés par mois. Et environ 70.000 utilisateurs font tous les mois vivre leurs avatars, soit 20.000 de plus que l’an dernier à la même époque », constate François Barbut.
La croissance de la base installée reste pourtant insuffisante pour assurer la rentabilité de l’entreprise. Les yeux se tournent donc vers la publicité. Or, avec une fréquentation de quelque 200.000 visiteurs uniques/mois, c’est encore trop peu pour mobiliser les régies publicitaires. « Nous cherchons à nous regrouper avec d’autres sites de jeux pour constituer une audience intéressante pour les régies. Cela pourrait déboucher avant la fin de l’année », estime François Barbut.
Au sein de Chapatiz, une autre réflexion est engagée : elle consisterait à signer des partenariats avec les marques, et utiliser les outils du site pour communiquer lors de la sortie d’un nouveau produit. « Un jeu de type Chasse au trésor permettrait de communiquer sur les valeurs de la marque. Les joueurs pourraient gagner des représentations virtuelles d’une marque de baskets, par exemple. Quand ils habillent leurs personnages, les ados réagissent selon les tendances de la mode du moment », affirme François Barbut.

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Beaucoup de concurent mais je pense pas que ça soit la peine de le rendre commercial comme ça , avant sur ce site "je "(on) s'amusait , mais là , je pense plus qu'il perd des << clients >> que d'en gagner . mais l'on devient vite accros , et le graphique est très bien fait , (meilleur que habbo même si c'est pas aussi connu , avec un peu de chance ce genre de pub peuvent plaire à pas mal d'ados