L’avis de Christine Lagarde sur la loi contre le piratage, qui doit être examinée « normalement » le 11 juin en conseil des ministres. Mais la ministre se méfie de Bruxelles.
La loi contre le piratage numérique, qui découle des accords de l'Elysée signés fin novembre à Paris, va passer énormalementé en Conseil des ministre le 11 juin, a indiqué lundi la ministre de la Culture, Christine Albanel. Le projet de loi est actuellement examiné par le Conseil d'Etat.
La ministre, qui participait lundi à la sixième Journée de l'Europe au Festival de Cannes en compagnie de ses homologues européens, a précisé que c'était un sujet dont la France « souhaitait parler au plan européen pour dissiper certaines malentendus ». Pour l'instant, « aucune disposition européenne ne fait obstacle à notre projet de loi mais il faut être attentif à ce qu'à l'avenir dans le cadre du paquet telecom, il n'y ait pas tel ou tel amendement qui viendrait poser problème », a-t-elle préciser. Pour ce faire, la ministre va « rencontrer le maximum de parlementaires européens ».
Un certain nombre d'eurodéputés sont opposés notamment à toute coupure de l'accès à internet, comme cela est prévu dans le projet de loi français. La suspension maximum d'un an de l'abonnement d'un internaute multirécidiviste « est une mesure ultime qui suivrait des messages d'avertissement, une lettre recommandée, et qui ferait l'objet d'un accord contractuel. Ce n'est absolument pas liberticide », a estimé Christine Albanel. Pour elle, il faut absolument « trouver un juste équilibre entre la liberté de créer et le droit d'être rémunéré pour sa création et la liberté de vagabondage sur internet ».

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Bravo Didier! Tout est vrai dans tes propos! et c'est sûr, il n'y a pas que le corporatisme qui est archaïque!
Madame Albanel semble coutumiere de positions arcboutistes. Au lieu d'aider a mettre en place des services de telechargement legaux a bas prix et interoperables (fonctionnent sur tous lecteurs), elle continue a vouloir soutenir une industrie en bout de souffle dont le "business model" base sur la vente de CD et DVD's a des prix exorbitants est mort. Et je ne parle pas des nouveaux "blue ray" DVD haute qualite qui sont encore plus chers que les DVD classiques pour des raisons purement financieres de "royalties" sur les licences des technologies utilisees. Bizarrement les ventes de lecteurs "blue ray" ne decollent pas. Le message semble vraiment difficile a faire passer. Pourtant la revolution est en marche. Les (vrais) artistes gagnent desormais leur argent en faisant des concerts dont les recettes echappent en grande partie aux majors de l'industrie de la musique. Les salles de cinema s'orientent vers des forfaits mensuels et ameliorent la qualite de la diffusion pour de meilleures sensations. Des sites internet proposent d'ecouter gratuitement la musique en ligne. Bref Madame Albanel a encore un train de retard. En ces temps de vache maigre et de sacrifices demandes aux francais, la politique du baton pour defendre quelques corporatismes archaiques est tres risquee.