L’opération ne posera « aucun problème de concurrence ».
Finalement, l’acquisition du spécialiste néerlandais des cartes numériques Tele Atlas par son compatriote TomTom ne posera « aucun problème de concurrence ». C’est la Commission européenne qui le dit, au terme d’une enquête approfondie ouverte en novembre. Bruxelles avait alors jugé que le rapprochement pouvait causer des « risques sérieux », menaçant l’opération amicale de 2,9 milliards d’euros.
L'enquête européenne « s'est concentrée sur la capacité et la motivation » du nouvel ensemble TomTom/Tele Atlas « à augmenter le coût des cartes routières numériques, ou à limiter l'accès de ces produits, composants essentiels des GPS, pour les autres fabricants d'appareils de navigation portables », écrit la Commission, qui a finalement jugé « peu probable que la nouvelle entité adopte ces stratégies ».
Tele Atlas est en effet, avec l’américain Navteq, l'un des deux seuls producteurs de cartes routières numériques offrant une couverture complète de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Navteq est lui aussi devenu une cible, Nokia ayant annoncé début octobre vouloir l'acheter pour 5,7 milliards d'euros. Cette opération fait également l'objet d'une enquête approfondie des services européens de la concurrence, qui comptent prendre une décision d'ici le 18 août.

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