Bouygues Télécom réclame à Bruxelles d'être affranchi de toute régulation. Le numéro trois du mobile en France évoque un "risque vital" pour ses activités, faute d'avoir atteint une taille critique. Bouygues réaffirme que son opérateur n'est pas à vendre.
Non, Bouygues Télécom n'est pas à vendre. Pressée de s'expliquer sur sa stratégie dans la téléphonie, sa maison mère Bouygues a été contrainte mercredi de réaffirmer sa confiance dans l'avenir de son opérateur et dans le marché du mobile, assurant qu'elle n'avait pas de projet de cession. Plus tôt dans la matinée, un article des Echos faisait état d'une lettre de dix-neuf pages envoyée par Bouygues Télécom à Bruxelles, où l'opérateur exprime de vives craintes sur la pérennité de son activité, allant jusqu'à évoquer d'un « risque vital » sur le marché français faute d'avoir atteint une taille critique. En réaction, peu après l'ouverture du Cac 40, l'action du groupe de BTP perdait près de 2%, entraînant celui de France Télécom et de Vivendi Universal, maison mère d'Orange, sur des rumeurs de contre-performance des activités mobiles et de rachat du numéro trois français par Deutsche Telekom ou Telefonica, qui trouveraient là une porte d'entrée en France.
Le courrier de Bouygues Télécom, daté du 31 janvier, avait été envoyé à la Commission européenne à l'occasion d'un débat organisé sur le futur cadre réglementaire du marché du mobile. Dans ce tableau très sombre qu'il dresse de son activité, l'opérateur n'hésite pas à forcer le trait pour dénoncer les « pratiques commerciales déstabilisantes » de ses concurrents, Orange et SFR, entrés sur le marché avant lui, et qu'il n'est jamais parvenu à rattraper, ni techniquement ni commercialement. Aujourd'hui, Bouygues Télécom juge sa part de marché de 16% insuffisante, et sa santé financière fragile. Malgré ses 301 millions d'euros de bénéfice net en 2005, il n'aurait ainsi pas les moyens de lutter sur tous les fronts, et à armes égales, avec ses concurrents. L'opérateur demande donc sans détour à la Commission de favoriser « enfin les acteurs du marché les plus faibles, pour le plus grand bénéfice des consommateurs et de l'innovation sur le marché ». Autrement dit, avoir un statut privilégié pour ne pas être soumis aux mêmes obligations de l'Arcep, le gendarme des télécoms, qui contrôle par exemple le prix des appels vers les mobiles, des SMS ou des appels passés depuis l'étranger. Et donc de retrouver davantage de liberté sur ses pratiques commerciales.

La baisse des ventes de DVD aux Etats-Unis depuis le début de l'année
Inspirée d'une opération très populaire aux États-Unis, le CyberMonday s'installe en France le lundi 24 novembre sous l'impulsion de la société Malinea, éditrice du site Cashstore.fr. Alexis de Charentenay, son directeur commercial, précise pour ZDNet.fr les enjeux d'une telle initiative.
En publiant ses résultats financiers pour l'année 2007, la fondation Mozilla affiche une hausse de 12% par rapport à 2006. Les revenus combinés de la fondation Mozilla et de...
Quatre ans après l'avoir acheté, Yahoo càde Kelkoo à un fonds d'investissement britannique, Jamplant Ltd, associé au fondateur du comparateur de prix USwitch.L'information est révélée par Pierre Chappaz, sur son blog, qui affirme que le prix de la transaction est inférieur à 100 millions d'euros.
Après une légère accalmie début Novembre liée sans doute aux élections américaines et aux baisses des taux des grandes banques centrales, les marchés financiers sont à nouveau...