Apple a vendu 21 millions d'iPod en trois mois. Le groupe publiait mercredi soir un bénéfice net trimestriel pour la première fois supérieur au milliard de dollars. Mais les prévisions sur le trimestre en cours ont déçu et l'action perd plus de 5%.
Les analystes, même les plus optimistes, n’avaient rien vu venir. Porté par les fêtes de Noël, l’iPod a explosé les compteurs : 21 millions de baladeurs ont été vendus en trois mois, soit 50% de plus que durant la même période l’an dernier. En valeur, la progression est toutefois moindre (18%), ce qui trahit l’ampleur du succès de l’iPod shuffle, le modèle d’entrée de gamme. Dans le même temps, les ventes de Mac continuent de progresser à rythme soutenu. Apple a vendu 1,6 million d’ordinateurs entre octobre et décembre. C’est certes autant que durant les trois mois précédents, mais cela représente une croissance de 28% par rapport à l’an dernier, due uniquement aux ordinateurs portables.
Fort de ces ventes, Apple affiche des résultats trimestriels eux aussi supérieurs aux prévisions. Le bénéfice net, quasi doublé, franchit pour la première fois la barre du milliard de dollars, contre 565 millions un an plus tôt (+78%). Dans le même temps, le chiffre d’affaires atteint 7,1 milliard de dollars (+24,5%), soit autant que sur l’année 2004 entière. La marge brute est à nouveau à la hausse et passe en un an de 27,2 à 31,2%. Signe de l’évolution récente du groupe américain, les activités musicales, c’est-à-dire l’iPod, iTunes et les autres produits et services musicaux représentent un peu plus de 4 milliards de dollars, tandis que les ordinateurs, périphériques, logiciels et services pèsent près de 3 milliards.
Malgré ces résultats, le titre Apple perdait plus de 5% peu après l'ouverture du Nasdaq. Réaction paradoxale ? En fait, les prévisions sur le trimestre en cours sont bien inférieures à celles des analystes, pourtant habitués à l'extrême prudence des dirigeants d'Apple. Après le record de Noël, les ventes d'iPod devraient s'effondrer, sans que l'iPhone puisse prendre le relais. Le groupe table donc sur un chiffre d'affaires de 4,8 à 4,9 milliards de dollars et un bénéfice par action de 54 à 56 cents, quand les marchés attendaient un CA à 5,2 milliards de dollars et un BPA de 60 cents. « Nous avons donné le coup d'envoi de ce qui va être une très forte année de nouveaux produits pour Apple, avec le lancement de l'Apple TV et du révolutionnaire iPhone », s’est néanmoins réjoui le PDG Steve Jobs dans un communiqué.

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Merci pour cet article, clair, complet, precis et objectif sur les résultats d'Apple et la réactions des analystes. La plupart des journalistes se débrouille toujours pour truffer leurs articles de contresens ou de preuves de leur ignorance du monde Mac et d'Apple. D'autres sont souvent trop fans pour etre completement objectifs. Merci encore
il est amusant de constater que à chaque annonce des résultats d'Apple les analystes prennent les basses du cours suivies ou précédée d'une forte hausse, comme autre chose que les fameuses et néemoins ignorées (par vous les economiste) prises de bénéfices... Et cela semble même être réservé à tous les concurents de Microsoft. Que faudrait-il en conclure?