Pour l’association de défense des consommateurs, la surfacturation est monnaie courante en France. Bon nombre de syndicats des eaux s’octroient des marges de plus de 50%. Veolia et Suez sont stigmatisés pour leurs « bénéfices faramineux ».
Nouvelle croisade grand public pour l’UFC-Que Choisir : les tarifs prohibitifs de l’eau en France dans une vingtaine de sites. C’est même là sa deuxième vague sur le sujet après sa précédente de 2006 qui portait, elle, sur une dizaine de syndicat des eaux. Selon l’association de défense des consommateurs, les prix en vigueur dans les grandes agglomérations demeurent en effet « très abusifs ». Et ce parce que les opérateurs s’y octroient des marges colossales : presque 59% pour le Sedif, le syndicat des eaux d’Ile-de-France, 56% sur la presqu’île de Gennevilliers (système privé pour la distribution et en régie pour l’assainissement) ou encore 55% à Marseille où Veolia et Suez s’y partagent le marché. Ailleurs, les marges entre prix facturés et coût de revient sont moins indécentes mais restent conséquentes : elles oscillent entre 40 et 50% pour Lyon, Toulouse, Montpellier (toutes trois sous gestion privée) et Reims (gestion municipale), puis entre 30 et 40% à Bordeaux, Nice (toutes deux privatisées), Paris (système mixte) et Strasbourg (formule municipale) et enfin entre 25 et 30% à Angers, Nantes (gestion municipale), Lille et Nancy (privées). A cela, la FP2E, la fédération professionnelle du secteur, rétorque que le prix de l’eau en France est de 10% inférieur à la moyenne européenne et que le rapport moyen entre chiffre d’affaires et profits n’est que de 7%.
Dans cet océan de surfacturation émerge toutefois une poignée de cités vertueuses qui, selon l’UFC, pratiquent des marges comprises entre 10 et 15% : Chambéry, Clermont-Ferrand, Annecy ou Grenoble, toutes administrées en régie municipale. « En deçà de 20%, on est clairement dans une grille tarifaire raisonnable, souligne pour L’Expansion.com, Daniel Bideau, administrateur-trésorier de l’UFC et surtout responsable en interne du dossier de l’eau. Il n’y a pas de fatalité en la matière : les grandes agglomérations ne sont pas forcément les plus chères, à l’image de Grenoble. Seulement, bon nombre d’entre elles profitent de leur rente de situation : c’est-à-dire qu’elles peuvent se permettre d’afficher un prix de l’eau dans la moyenne nationale parce que leurs investissements (entretien, exploitation) sont minimes. En effet, la concentration d’habitants dans un espace relativement limité signifie moins de linéaires de tuyaux. Et donc moins de frais. Ce qui du coup leur garantit malgré tout des taux de marge nette démentiels ».
D’un point de vue industriel, deux groupes sont épinglés pour leurs « bénéfices faramineux » : Veolia Environnement et Suez. Soit les deux mastodontes du traitement de l’eau dans l’Hexagone. « Ils sont deux, ils sont seuls, note Daniel Bideau. Sans parler de Yalta de l’eau, on peut quand même affirmer qu’ils dominent outrageusement le marché national ». Pour contrer leur suprématie, l’UFC-Que Choisir préconise aux élus locaux de brandir la menace d’un retour en régie publique lors de la renégociation des contrats, et même de mettre celle-ci à exécution si les Veolia et autres Suez ne rognent pas sur leurs marges. Ce qui a priori devrait régénérer la concurrence. « Economiquement, c’est vrai, les collectivités n’ont pas directement intérêt à récupérer un dossier, dont elles se sont souvent délestées avec empressement dans les années quatre-vingt au terme de contrats parfois léonins. En revanche, politiquement, il est souhaitable de reprendre la main ne serait-ce que pour que le citoyen-consommateur ait une idée des prix justes. Ce qui n’est jamais négligeable à quelques mois des élections municipales… »

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Je suis scandalisé par ces propos et plus encore par l’attitude des médias qui s’empressent de relayer des inepties qui s’apparentent pour moi à de la désinformation.Clouer l’économie de marché au pilori est aisé, il est beaucoup plus dur de se livrer à une analyse objective des faits ; Il est en effet facile à l’Etat d’offrir des tarifs compétitifs en pratiquant la vente à perte et en assimilant trésorerie et masse fiscale. Que ceux qui ne souhaite pas se cantonner à une seule version des fait n’hesites pas à consulter mon site : http://www.prix-eau-potable.com
Ca y est, la petite gueguerre privé-public recommence. Alors avant d'entendre des bétises un simple exemple : Briançon, les Hautes Alpes, (donc à la source!). 3,30€/m3, oui, vous avez bien entendu, 3,30€. J'ai regardé sur internet et Paris c'est 2,70€ (et eux leur source c'est la Seine ...). Pourtant à Briançon c'est une régie qui s'occupe de l'eau ... A la source, et à un prix faramineux !
moi aussi je trouve salée la note d eau aussi bien par la régie publique de la ville que celle de la SAUR dans ma résidence secondaire en VENDEE c est une honte de la payer si chère et il faut absolument la faire baissée car c est du vol manifeste vu que de l eau on ne peut pas changer de régime si facilement aussi que choisir a raison de se lancer dans cette bataille pour avoir de l eau bon marchée et que les gens ne soient pas taxés de la sorte car il a des familles entières qui sont concernées et qu il ne faut pas qu ils en arrivent a se priver d eau c est la moindre des choses.