La Commission européenne a ouvert une enquête sur le groupe d'informations financières. Dans le collimateur de Bruxelles, les codes d'identification boursière.
La Commission européenne a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête sur le groupe anglo-canadien d'information financière et professionnelle Thomson Reuters, qu'elle soupçonne d'abus de position dominante dans le domaine des codes d'identification boursière.
Les codes concernés, dits RIC (Reuters Instrument Codes), sont des codes alphanumériques qui permettent d'identifier les titres et le lieu où ils sont cotés. Ils permettent de retrouver des informations dans les flux de données de marché en temps réel avec lequel Thomson Reuters alimente les logiciels utilisés par les banques et les établissements financiers.
"Ce ne sont pas les terminaux que les courtiers utilisent, mais plutôt des flux de données en temps réel, sur le cours des actions par exemple, qui sont ensuite utilisés par les systèmes informatique internes des banques, des fonds spéculatifs ou d'investissement", a expliqué un porte-parole de la Commission, Jonathan Todd.
Les services européens de la concurrence veulent vérifier plus particulièrement "si Thomson Reuters empêche ses clients d'associer les RIC à des codes d'identification alternatifs utilisés par d'autres fournisseurs de flux de données", selon le communiqué de Bruxelles.
"Si une telle association est impossible, les clients pourraient éventuellement être contraints de travailler avec Thomson Reuters, car il peut s'avérer trop long et coûteux de remplacer les RIC en reconfigurant ou en reprogrammant les logiciels", ajoute-t-elle.
Pour Jonathan Todd, "le problème, ce sont les restrictions mises à l'utilisation des codes".
"Dans ses contrats avec ses clients, Thomson Reuters demande que ces codes ne soient pas utilisés avec d'autres flux de données de marché", a-t-il détaillé, soulignant que parmi les trois concurrents potentiels, "aucun n'a cette restriction".
La Commission a décidé de sa propre initiative d'ouvrir la procédure, après avoir pris conscience du problème lors de l'examen de la fusion entre Thomson et Reuters.
Bruxelles avait autorisé la fusion en février 2008 et n'avait pas abordé la question de l'usage des codes d'identification à l'époque car "c'était une activité que Reuters avait et que Thomson n'avait pas", donc le problème n'était "pas lié à la fusion", a détaillé Jonathan Todd.
L'ouverture d'une procédure formelle signifie que la Commission va mener une enquête approfondie "en priorité" et pas forcément qu'elle a des preuves de culpabilité. Aucune échéance n'est fixée pour une conclusion.
Bruxelles a déjà informé Thomson Reuters ainsi que les autorités de la concurrence des pays de l'UE.

Après le rappel de 8 millions de véhicules, Toyota vient de procéder à celui de 400.000 voitures hybrides. Une série noire pour le constructeur, qui a pourtant intérêt à jouer la carte de la prudence. L'explication de Bernard Jullien, directeur du Gerpisa.
A quelques jours de l'ouverture du Mobile World Congress, le salon des produits et des technologies mobiles qui se déroulera du 15 au 18 février à Barcelone, Lexpansion.com fait le point sur les grands enjeux auxquels font face les opérateurs mobiles.
Google a diffusé sa première pub TV à grande échelle lors de la grand-messe télévisuelle américaine. C'est la deuxième grande incursion publicitaire de la firme, après une campagne d'affichage remarquée pour son navigateur Chrome. Le moteur de ce revirement stratégique : Microsoft.
Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
Avec Pogoplug, inutile de passer des heures à mettre vos photos et vidéos sur Flickr ou Youtube pour pouvoir les partager avec vos proches et y accéder de n'importe où. Cloud Engines vous propose de créer votre propre "nuage". Et ça marche même depuis un téléphone mobile ou une console de jeux.
Une box connectée au modem ADSL, des capteurs qui transforment les appareils électriques en objets communicants, et le tour est joué. La solution proposée par Ijenko permet de maîtriser en temps réel et à distance la consommation d'énergie dans la maison.