fermer
 
Inscrivez-vous
Pourquoi devenir membre ?

Devenir membre de la communauté LExpansion.com vous permet d’accéder à un ensemble de services :

  • Commenter les articles en direct
  • Participer aux débats « Pour/contre » et proposer de nouveaux sujets
  • Recevoir, si vous le souhaitez, les newsletters : actu éco, conjoncture hebdo, high-tech ou carrière/management

C’est entièrement gratuit !

Vérification captcha
 
newsletters et alertes
 
inscrivez vous aux flux rss
 

Avec ces lecteurs:

Ou copiez le lien rss :

connexion
 

Votre adresse email n'est pas correcte

Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Automobile

Tata rêve d'un bond technologique avec Jaguar et Land Rover

Guillaume Evin -  26/03/2008 18:07  - L'Expansion.com 
 
Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Suivre le sujet
 

Pour être alerté lors de prochaines publications sur le même sujet, veuillez saisir votre email dans le champs ci-dessous :

Citer dans votre blog
 
 

Le constructeur indien a fini par s’entendre avec l’américain Ford : il lui rachète ses deux marques britanniques, Jaguar et Land Rover, pour 2,3 milliards de dollars. Un moyen pour Tata de faire un saut technologique et de gagner une légitimité mondiale.

C’est la chronique d’une opération annoncée bien en amont, mais longtemps différée. Finalement, Tata et Ford se sont entendus mercredi : le premier rachète au second deux de ses marques de luxe, Jaguar et Land Rover. Cela pour 2,3 milliards de dollars. « Le prix demeure relativement élevé, quand on sait que Jaguar n’est plus que l’ombre d’elle-même et que Land Rover n’est pas non plus un foudre de guerre à l’échelle planétaire, bien qu’étant rentable » note un spécialiste du secteur. « Il est clair que Land Rover représente la belle partie du deal, souligne pour L’Expansion.com Thomas Huon, analyste chez Exane, tandis que Jaguar en serait plutôt le maillon faible. A ce jour, la "belle" britannique vend en effet moins que Porsche et son image est largement brouillée avec des véhicules de moins en moins différents de ses concurrentes allemandes (BMW, Audi ou Mercedes). C’est pourquoi Ford avait exigé d’inclure Jaguar dans la transaction ».

C’est presque le tiers du montant déboursé par le fonds Cerberus pour s’emparer de Chrysler (7,4 milliards de dollars). Or, le groupe américain « joue dans une autre division, avec des volumes énormes, s’étonne Guillaume Mouren, consultant chez Xerfi. Et puis, les synergies entre Tata d’une part et Jaguar et Land Rover d’autre part seront sérieusement limitées… » Pour Ford, c’est l’occasion de se recentrer sur sa marque propre, actuellement en pleine restructuration. Même si le groupe contribuera à hauteur de 600 millions au financement des fonds de retraite de ses ex-employés britanniques. Ce qui amputera d’autant le prix de sa cession.

Ford se déleste de ses « boulets » britanniques pour retrouver son allant

En se débarrassant de Jaguar et Land Rover, ses deux marques britanniques prestigieuses mais à peine rentables, Ford continue son grand nettoyage pour se concentrer sur le redressement de ses activités en Amérique du Nord, qui plombent le groupe depuis trois ans. Financièrement, l'opération est jugée positive pour Ford par la plupart des analystes, sachant que les deux marques sont à peine rentables. Les analystes se félicitaient surtout de l'élimination d'un "foyer de distraction" qui empêchait le groupe de se concentrer sur son principal problème: le redressement de sa branche américaine, son coeur de marché. Il poursuit ainsi un recentrage démarré avec la vente d'Aston Martin pour environ 900 millions de dollars l'an dernier. Ford ne garde plus qu'une seule marque étrangère, Volvo. En 2006, Ford avait affiché une perte nette de 12,6 milliards, due largement à près de 10 milliards de dollars de charges pour financer des fermetures d'usines, des réductions d'activité et le début des départs volontaires. En 2007, le déficit a été ramené à 2,7 milliards, dont 3,9 milliards de coûts de restructuration.

Avec AFP

Mais pourquoi le constructeur indien, présent dans l’automobile depuis moins d’une décennie et spécialisé dans le bas de gamme avec notamment son emblématique Nano, la voiture la moins chère du monde (2500 dollars), s’est-il embarqué dans une telle affaire ? Sans doute pour deux raisons. Primo, le saut technologique. Ce faisant, Tata « met la main sur des process plus sophistiqués » ajoute Thierry Huon. « Une manière de combler son retard sur les autres constructeurs opérant en Europe et aux Etats-Unis » précise le spécialiste qui a tenu à conserver l’anonymat. Rappelons en effet que le buget R&D de Jaguar et Land Rover, qui s’élève à 600 millions par an, est le triple de celui consacré actuellement par Tata. « En rachetant ces marques et leur savoir-faire, Tata comble 10 à 15 ans de retard», décrypte Amit Kasat, une analyste de Motilal Oswal citée par Le Monde.

Secundo, l’accès à un réseau de distribution mondial. « Pour un acteur émergent, une acquisition de ce type est une opportunité inestimable, renchérit Guillaume Mouren. A court terme, cela procure de la légitimité et à long terme, cela ouvre des perspectives de développement. D’abord, en boostant Jaguar et Land Rover en Asie auprès des nouvelles classes aisées et ensuite, en orchestrant la sortie de la Nano et des autres voitures du groupe sur les marchés matures que sont l’Europe et les Etats-Unis ».

Un autre spécialiste du secteur ne dit pas autre chose lorsqu’il rappelle que les marques déjà installées ne sont pas légions sur le marché : « C’est un conglomérat extrêmement diversifié qui s’est acheté d’un coup une crédibilité mondiale sur un segment, l’automobile. Ces deux marques prestigieuses lui permettent de jouer dans la cour des grands. Bien sûr, si Fiat avait été à vendre, Tata aurait sans doute opté en priorité pour le constructeur italien… »

Enfin, il ne faut pas négliger la dimension « historique » du dossier. C’est en effet un symbole qu’une ancienne colonie de l’Empire britannique s’offre deux de ses joyaux. « A la marge, le poids de l’Histoire a pu jouer aussi dans l’esprit d’un entrepreneur tel que Ratan Tata » complète Thierry Huon.

 
Commentaires - (3)
yunik92 27/3/2008 Recommander 0

2,3 Mds US$, ca fait a peu pres 1,5 Mds €. pour ceux qui connaissent les constructeurs automobile, c'est environ le cout d'un programme de developpement d'un nouveau vehicule. c'est donc pour une bouchee de pain que Tata s'est paye deux noms prestigieux de l'automobile. je suis pour le moins etonne qu'aucun des constructeurs francais n'ait eu le reflexe d'une telle bonne affaire. ce d'autant plus que ces deux marques sont parfaitement complementaires de marques dites generalistes telles que psa ou encore renault

kagouphidel 26/3/2008 Recommander 2

Finalement c'est la boucle est bouclée, l'ancienne colonie se paye les deux symboles d'une certaine classe de population de la Grande Bretagne.

DANIEL74 26/3/2008 Recommander 0

Et ce sans subvention ! Chapeau et si Renault et nos politiques pouvaient apprendre et comprendre !!

 
Déjà membre : vous pouvez commenter l'actualité en direct
Vous n'êtes pas membre, laissez votre commentaire, avec votre pseudo et email. Il apparaîtra après modération.


 
 
 
 
 
  • Silicon Valley - 9/5/2008 - L'Expansion.com

    « Frengo est le seul à connecter les usagers de Facebook et MySpace »

    Le boom des applications pour réseaux sociaux a une limite: le caractère fermé de chaque plateforme. Si les initiatives se multiplient pour casser ces frontières, Frengo a peut-être créé la clé qui permet vraiment d'échanger d'un réseau à l'autre. Les explications de Mahi de Silva, pdg de la start-up.

  • High Tech - 9/5/2008 - L'Expansion.com

    MySpace, eBay et Yahoo vont se partager vos informations

    Votre profil sera mis à jour sur tous les sites en même temps. Facebook fait bande à part.

  • Start-up - 9/5/2008 - L'Expansion.com

    « zSlide veut réinventer la consommation de médias numériques »

    Quel est le point commun entre le service d'envoi de gros fichiers Podmailing, le site de création de jeux en flash Pictogame et le lecteur multimédia Omega? Réponse: ils ont tous été créés par la start-up française, adepte de la technologie BitTorrent.

  • Entreprises - 9/5/2008 - L'Expansion.com

    L'américain Best Buy rêve d'un grand destin européen

    Le 1er distributeur au monde de produits électroniques a bouclé un accord à quelque 2 milliards de dollars avec le vendeur britannique de téléphones portables Carphone Warehouse. Une manière pour l'américain de s'ouvrir les portes du colossal marché européen.

  • High Tech - 9/5/2008 - L'Expansion.com

    Le gouvernement s'attaque au spam sur mobile

    Une « escroquerie en très forte progression », selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

  • Entreprises - 9/5/2008 - L'Expansion.com

    Sanofi menacé par un générique du Plavix en Europe

    Sanofi-Aventis, qui avait vu le brevet du Plavix, l'un de ses médicaments vedettes, brièvement menacé par la concurrence d'un générique aux États-Unis il y a moins de deux ans, est aujourd'hui exposé à la même menace sur le marché européen. L'action lâchait près de 6% vendredi.

Expert-Mag : Les pros partagent leur expertise
 
librairie en ligne
L'annuaire du pouvoir 2008








publicite