La banque verte, qui a encore perdu 1,2 milliard d’euros au 1er trimestre dans la crise des subprimes, est prête à céder pour 5 milliards d’actifs. Elle renonce en outre à deux acquisitions à l’étranger. Natixis, elle, réduira la voilure en supprimant des postes.
Jeudi noir pour les banques mutualistes françaises. Plus que jamais affectées par la crise des subprimes, Crédit Agricole et Natixis ont dévoilé jeudi des résultats trimestriels en forte baisse et des plans de rigueur, qui passeront par des suppressions d'emplois, pour redresser la situation. La banque verte a avoué un bénéfice net divisé par trois, à 892 millions, tandis que la filiale des Banque Populaire et Caisse d'Epargne a vu le sien fondre de près de 90%, à 69 millions. Dans le détail, la crise des crédits hypothécaires à risques a plombé la première de 1,2 milliard et la seconde, de 440 millions. Du coup, ce manque à gagner, conjugué à la chute des revenus liés aux activités d'investissement, les obligent à serrer la ceinture pour rester rentables. A Paris, l’action CA SA, le véhicule côté du groupe dirigé par Georges Pauget, lâchait 1,3%; le titre Natixis en revanche s'envolait de 17%, au motif que les investisseurs s’attendaient à bien pire.
Au Crédit Agricole, qui a prévu de lever 5,9 milliards d'euros sur les marchés pour restaurer ses fonds propres, la cure est sévère : gel des acquisitions envisagées, programme de cession d'actifs non stratégiques jusqu’à 5 milliards sur 18 mois, "recentrage" de Calyon (qui change de patron) sur ses points forts et plan de maîtrise des charges. Dans cette optique, la banque ne reprendra donc pas dans l’immédiat et l’espagnole Bankinter et l’italienne Banca Delle Marche. Elle entend aussi limiter la croissance de ses charges à 1%. Calyon est à la diète, sa base de coût devant être réduite d'environ 10% pour dégager au moins 150 millions d'euros d'économie en 2008.
Sur le plan social, Georges Pauget s’est montré pour le moins sibyllin en évoquant d’éventuelles suppressions de postes : « Ça reste dans ma tête ». Et le même de concéder avoir commis « des erreurs dans l’appréciation du risque » des produits financiers adossés aux crédits subprime, en considérant en 2005-2006 que « le modèle était sécurisé ». Au total, le groupe a déjà perdu la bagatelle de 4,2 milliards.
Très exposée aux turbulences actuelles en raison du poids en son sein des activités de marché, Natixis a annoncé un plan combinant « une réduction importante du recours aux prestataires externes et une baisse des effectifs internes ». Son objectif est d'économiser 400 millions d'euros d'ici 2009, soit 10% de ses coûts fixes. Natixis, qui emploie 24.000 personnes, va aussi réduire la voilure en fermant les activités touchées par la crise dans sa banque d'investissement.
La dernière née des banques françaises refuse de préciser le nombre d'emplois concernés, pour en réserver la primeur aux organisations syndicales mais, selon ces dernières, plusieurs centaines de personnes en interne et 1.000 équivalents temps pleins parmi les prestataires extérieurs seraient concernés.

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C'est le septième trimestre consécutif dans le rouge.
Et dire qu'au mois de septembre,la réponse aux inquiétudes des petits actionnaires était:Nous ne sommes que trés peu concernés par les subprimes:Ce sont la des affirmations mensongères qui devraient ètre punies ,mais bien sur ces maffieux sont intouchables!!
Soyons clairs, ces résultats témoignent d'une nullité profonde des managers et pas seulement dans la banque d'investissement. J'attends un coup de balai serieux et sans parachute