Les autorités britanniques et américaines de la concurrence enquêtent sur les tarifs pratiqués par British Airways et plusieurs compagnies aériennes, soupçonnées de s'entendre sur les prix
British Airways s'est-elle entendue avec d'autres compagnies aériennes sur le prix des vols entre Londres et New York ? C'est la question que se posent l'Office of Fair Trading, équivalent britannique du Conseil de la concurrence, et le département de la Justice américain. Pour l'instant, seul le nom de British Airways, troisième compagnie aérienne européenne, a été explicitement cité par l'OFT, qui a perquisitionné son siège le 13 juin dernier. La compagnie a reconnu jeudi l'enquête en cours sur ses tarifs et mis en congé son directeur commercial et son directeur de la communication pendant la durée des investigations. La compagnie Virgin Atlantic a déclaré être « au courant » et fournir des informations aux enquêteurs, mais sans dire si elle était directement visée. American Airlines et United Airlines, elles, ont démenti être visées, tout en assurant qu'elles coopéraient avec les enquêteurs. L'enquête concernerait en effet plus particulièrement les vols long-courriers reliant Heathrow à Londres et JFK à New York, qui sont aujourd'hui assurés par quatre compagnies : British Airways, Virgin Atlantic, American Airlines et United Airlines. Interrogées par les agences de presse, Air France-KLM, Lufthansa, Finnair, SAS, Ryanair et Aer Lingus ont precisé de pas être concernées.
L'enquête n'en est qu'à ses débuts. L'OFT a précisé jeudi que "rien n'indique pour le moment qu'il y ait eu infraction à la législation sur la concurrence". Mais les enquêteurs s'intéressent notamment aux surtaxes carburant que toutes les compagnies pétrolières, à l'exception de Ryanair, ajoutent au prix du billet depuis deux ans pour compenser la hausse du Kérosène. Depuis mai 2004, British Airways a relevé plusieurs fois cette surtaxe. Avec la hausse d'avril dernier, la taxe carburant de BA atteint 70 livres pour un aller-retrour, soit environ 100 euros rajoutés au prix du billet d'avion. Un chiffre identique à la hausse pratiquée par Virgin Atlantic, et par les deux compagnies aériennes américaines jusqu'à très récemment (le 9 juin dernier, United et American airlines ont relevé une nouvelle fois leur taxe à 81,40 livres). C'est bien ce qui intrigue les autorités de la concurrence. "Les surtaxes carburants, ainsi que les taxes pour l'assurance et la sécurité apparaissent presque identiques pour toutes ces compagnies" relève un analyste de Morgan Stanley. Grâce à ces taxes, les compagnies ont ainsi pu couvrir entre 15 et 20% de des coûts supplémentaires liées au pétrole, selon les chiffres du régulateur aérien, l'IATA. Ainsi, malgré la hausse continue du pétrole, British Airways et les compagnies aériennes européennes en général, ont réussi à afficher des résultats records l'an dernier, tandis que les transporteurs américains sont à la peine.
British Airways a assuré jeudi "avoir pour politique de mener ses activités dans le respect complet de toutes les lois de concurrence applicable". Mais cette enquête se rajoute à une autre déjà en cours, sur les prix du fret aérien au niveau international. Outre British Airways, Virgin Atlantic, la compagnie scandinave SAS, l'allemande Lufthansa, BMI, Singapore Airlines, Continental Airways et la compagnie helvétique Swiss sont depuis février dans le collimateur de la Commission européenne et des autorités américaines et asiatiques de la concurrence pour les tarifs pratiqués pour les transports par avion cargo. Si ces enquêtes mettent au jour l'existence de véritables cartels, les compagnies risquent une amende d'environ 10% de leur chiffre d'affaires. Soit, ramené aux chiffre d'affaires de BA l'an dernier, 850 millions de livres sterling. Secoué par cette perspective, l'action British Airways a perdu près de 6% à Londres, reperdant ainsi tout ce qu'elle avait gagné depuis le début de l'année.

Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.
L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.
L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.