Coup dur pour le leader du low cost européen : Bruxelles s'apprête à rendre une décision "négative" dans son enquête sur les éventuelles aides publiques perçues par Ryanair en échange de son implantation dans l'aéroport belge de Charleroi.
Une décision " négative " lourde de sens. Pour Ryanair, le verdict que s’apprêterait à prononcer la Commission européenne dans le cadre de son enquête sur les subventions reçues par la compagnie irlandaise de la part de l’aéroport de Charleroi (Belgique) en échange de son implantation peut tout simplement remettre en cause la pérennité du business-model du leader des " low cost " en Europe. En effet, en cas d’avis négatif (ce qui semble être le cas), une telle décision pourrait tout simplement faire jurisprudence et obliger Ryanair à revoir entièrement sa stratégie. Pour mémoire, la belge Virgin Express a chiffré à 30 euros par passager l'avantage dont jouit sa rivale Ryanair. Pour l’heure, rien n’est encore officiel. Ceci étant, Michael O’Leary, le patron du premier discounteur du ciel, a jugé bon de monter au créneau pour éteindre l’incendie qui menace de le fragiliser.Sur le fond, Bruxelles est en passe de reconnaître que les accords conclu par Ryanair avec certains de ses aéroports d’accueil s’apparentent à une aide publique illégale. Or, toute la défense de la compagnie irlandaise consiste à prouver que la démarche intentée en l’espèce par Charleroi ne relève pas d’une collectivité publique mais d’une société privée, qui ne ferait alors qu’accorder une prime lors d’une transaction.Pour son malheur, Ryanair a déjà été épinglée il y a un peu plus de trois mois pour une affaire similaire, mais concernant l’aéroport de Strasbourg cette fois. La compagnie à bas coûts a ainsi été obligée de suspendre ses vols vers Londres à compter du 24 septembre. Car le tribunal administratif local, saisi par Brit Air, une filiale d’Air France, a jugé que l’enveloppe octroyée par la CCI et la Communauté urbaine de la capitale alsacienne pouvait être assimilée à une aide d’Etat. Concrètement, Ryanair aurait bénéficié de quelque 500 000 euros par an en échange de l’ouverture et de l’exploitation d’une ligne permanente entre Strasbourg et Londres.

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