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Renault gèle son entrée sur le marché chinois

Jean-Luc Barberi -  26/04/2007 10:24:00  - L'Expansion.com 
 
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Arrivé sur le marché chinois trop tardivement et donc devancé par tous ses concurrents, le constructeur français espère se rattraper en Inde, un autre foyer à gros potentiel.

La longue marche de Renault en Chine a débouché sur un cul de sac. Thierry Koskas, directeur commercial Afrique-Asie du groupe au Losange vient d'annoncer en marge du Salon de Shanghaï que le français repoussait son entrée en production sur le marché chinois à un futur non déterminé.

A la suite d'une longue valse hésitation, Renault sera donc le seul des grands constructeurs généralistes absent de Chine, devenu le second marché du monde après les Etats-Unis (4,02 millions de véhicules). Son rival, le groupe PSA, et ses deux marques Peugeot et Citroën, a ainsi écoulé 200.000 véhicules en 2006 (en progression de 43%) et s'apprête à y ouvrir un deuxième site de production pour produire des véhicules de taille comparable à celle des actuelles Peugeot 407 et Citroën C5.

Pourtant dès 2004, Louis Schweitzer, le prédécesseur de Carlos Ghosn, s'était engagé à investir 300 millions d'euros pour produire 300.000 véhicules par an dans une « joint venture » avec le conglomérat chinois DongFeng Motors et ce dès la fin de 2006. Hélas, les espoirs nourris par Renault se sont vite heurtés aux exigences des autorités chinoises. En effet, contrairement à PSA, partenaire de longue date de DongfengMotors, la firme au losange après l'échec d'un premier partenariat pour construire des camionnettes engagé depuis dix ans avec Sanjiang, n'a jamais reçu une proposition industrielle intéressante de la part des autorités chinoises. Arrivés trop tardivement sur le marché du véhicule particulier chinois, les Français n'ont reçu que des propositions d'implantation industrielle peu satisfaisantes : usine d'assemblage à Canton, implantation dans des provinces éloignées… L'Etat chinois privilégiant avant tout ses impératifs d'aménagement du territoire.

Coup de grâce définitif aux espoirs de Renault, les autorités ont fait valoir que l'accord signé dès 2002 avec le japonais Nissan –dont Renault détient 44,5%- afin de produire des véhicules avec DongFeng à Wuhan valait pour l'ensemble du groupe. Pas question donc pour Renault d'y bâtir une entité produisant la Logan ou la Megane qui aurait bénéficié des synergies entre les deux marques.

Pour se consoler de cet échec chinois, Renault  a désormais les yeux tournés vers le marché indien où le groupe espère vendre prochainement 400.000 véhicules produit dans une usine en construction près de Bombay.

 
Commentaires - (2)
boucq 27/4/2007 Recommander 0

C'est vrai que c'est dommage mais avec Nissan c'est à moitié grave si on compte aussi samsung en Corée qui pourrait exporter ou faire des chose avec Nissan en Chine il faut vraiment relativiser. Au moins Renault sera bien présent en Inde. Au bout du compte le constructeur et ses filiales s'y retrouveront largement car le jour où le besoin s'en fait sentir il pourra toujours monter un projet avec Nissan. L'important c'est que Renault ne soit pas passé à côté du projet Logan qui est et sera une réussite planetaire d'ailleurs l'ensemble des généralistes du monde automobile s'appretent à en copier la stratégie !

arnaud 27/4/2007 Recommander 0

ne pas être présent en Chine, c'est de ne pas investir dans l'avenir... la chute assurée pour bientot

 
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