Le rapport transmis par l’AMF au parquet semble accablant pour le groupe aéronautique : son état-major et ses principaux actionnaires auraient écoulé des titres du groupe en n’ignorant rien des difficultés à venir d’EADS. Le point sur ce scandale qui est encore loin d’avoir livré toute sa vérité.
La "bombe" EADS, qui a éclaté mercredi matin à la suite des révélations de l’AMF publiées par Le Figaro, a suscité aussitôt moult réactions, aussi bien politiques que syndicales. Mais ce nouveau scandale de « délit d’initié massif » au sein du groupe aéronautique selon la note transmise au parquet de Paris ne laisse pas d’intriguer parce que certaines des questions qu’il soulève n’ont toujours pas reçu de réponses claires. Etat des lieux.
Pourquoi parler de délit d'initiés massif ? Environ 1200 personnes ayant vendu pour 10 millions de titres sont impliquées selon le rapport de l'AMF. Mais dans un souci de rapidité, le gendarme boursier s'est focalisé sur les responsables du groupe. Toutes les têtes d’affiches du leader européen de l’aéronautique civil et militaire et de sa principale filiale, Airbus, sont citées. Soit une vingtaine de personnes : Thomas Enders et Noël Forgeard, les deux patrons opérationnels, mais aussi le duo Jean-Luc Lagardère-Manfred Bischoff, les deux présidents du conseil d’administration et par ailleurs premiers actionnaires privé. Citons aussi Jean-Paul Gut, le directeur général délégué, François Auque (division Espace), Fabrice Brégier (Eurocopter), Stefan Zoller (Systèmes de Défense) ou encore Gustav Humbert (le patron d'Airbus), John Leahy, le directeur commercial, et Henri Coupron, le directeur des achats.
Que leur reproche-t-on ? Dans un document préliminaire transmis à la justice, le gendarme boursier français accuse tous ces "initiés" présumés d’avoir vendu leurs actions, alors au plus haut, en sachant pertinemment que quelques mois plus tard EADS allait être obligé de révéler publiquement ses déboires avec son programme vedette, l’A-380.
En quoi les actionnaires de référence, Lagardère et Daimler, sont-ils concernés ? Lagardère et DaimlerChrysler se séparent chacun de 7,5% du capital le 4 avril 2006. Et ce via une vente à terme (vente en 2007 sur la base des cours de 2006) et non au comptant. Ce qui tend à prouver, selon l’AMF, que les deux actionnaires ont anticipé « une baisse future des cours ». De fait, le 14 juin, au lendemain du fameux "profit warning", le titre EADS dévisse de 26% en une seule séance. Autre élément notable relevé par l’AMF : 14 des 21 membres des différents comités exécutifs de la maison-mère et de sa filiale n’avaient jamais écoulé d’actions du groupe avant novembre 2005, « preuve de l’absence de confiance dans la poursuite de la progression du cours ».
A combien se monte le délit ? Au total, le montant des bénéfices frôle les 100 millions d’euros de plus-values d’après l’Autorité des marchés financiers. Lagardère et Daimler ont récolté chacun environ 2 milliards d’euros lors de l’opération, mais on ignore la part des plus-values. Chez les particuliers, Noël Forgeard et ses enfants ont vendu près de 300.000 titres, dégageant au passage une plus-value de 6,7 millions ! A une moindre échelle, Jussi Itavuori, le DRH, aurait écoulé 95.000 titres avec à la clé un bénéfice de 1,2 million. Jean-Paul Gut, le directeur général délégué, a passé, lui, 50.000 actions pour un gain de 737.000 euros. Enfin, François Auque, le directeur de la branche EADS Space, se serait délesté de 10.000 titres pour 114.000 euros.
L’Etat était-il au courant ? C’est évidemment un des points clés de l’affaire. En tant qu’actionnaire de référence avec ses 15%, le gouvernement avait forcément son mot à dire si jamais il avait été instruit des éventuels dérapages de l’état-major du groupe aéronautique. Or, à l’issue d’une réunion le 2 décembre 2005 entre les dirigeants d’EADS et l’APE, l’Agence des participations de l’Etat, un collaborateur de Thierry Breton, alors hôte de Bercy, écrivit une note que s’est procurée depuis l’AMF : « Nous avons conclu après cette réunion qu’EADS allait traverser une zone de turbulences et qu’en conséquence, il était opportun pour l’Etat de profiter de la valorisation du titre de l’époque qui n’intégrait que les nouvelles positives de l’exercice écoulé et de proposer au ministre une cession partielle de la participation de l’Etat ». Autrement dit, dès la fin 2005, on peut raisonnablement affirmer que Paris n’ignorait rien de la menace qui planait sur EADS et de l’opportunité financière qu’il y aurait à se délester au plus vite des titres du groupe. Aujourd’hui, Thierry Breton, retiré des affaires publiques et recasé comme Senior Adviser chez Rothschild, se défend pourtant d’avoir cautionné la cession des actions de la part des grands actionnaires (Lagardère et Daimler) : « L’Etat n’avait ni à autoriser ni à empêcher la vente d’actions d’autres actionnaires, qui étaient totalement libres de leur stratégie (…) L’Etat a eu un comportement irréprochable ». En revanche, le ministre de l’Economie à l’époque des faits ne nie pas en creux qu’il était au courant de la situation : « l’Etat a toujours considéré la participation dans EADS comme stratégique, et c’est la raison pour laquelle [il] n’a jamais vendu aucun titre ». Ce que confirme du reste celle qui occupe à présent le poste, Christine Lagarde : « L’Etat n’a jamais vendu une seule action EADS (…) et il n’est pas question d’invoquer un quelconque délit d’initié » de sa part.

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que sommes nous face aux puissants de ce monde économique !?combien de ces hommes furent-ils nommés par nos gouvernants et de qu'elle école sortent-ils? tous ces messieurs et les enfants des uns et des autres sont-ils a la bonne école ou bien sommes nous des naifs qui ne comprenons rien aux malversations en économie libérale dirigée par des espèces de filous en costumes trois piéces et cravates de soie .ou se cache l'interet des nations et des peuples face au monde sans éthique de ces individus sans scupules .
Voilà un bel exemple de prédatation organisée (des stock options par milliers, une information sensible exploitée au mieux d'intérêts personnels). Tout pour moi, rien pour les autres, même pas des miettes. En contrepartie de millions d'euros qu'il est difficile de dépenser en une génération, on demande au peuple plus d'efforts, de stress, de travail, moins de social (complètement dépassé le social). Ce qui me dégoute, c'est que devant un tel vol, une telle violation de la loi, pas un n'ira en prison. Quelques mois avec sursis tout au plus. Les amendes, s'il y en a, ne couvriront même pas la plus-value ! L'exemple devrait venir d'en haut, et bien, il ne viendra pas !! Notre président, allié du big business, montre un tout autre exemple. Messieurs les prédateurs, vous avez encore de beaux jours devant vous !!
Il est faux de dire que la France ne travaille pas assez, et que c'est la raison de ses déficits. On se demande pourquoi la France cumule le plus fort taux de suicide en Europe. Parce que les conditions de travail et le stress érigé en méthode de management soumettent les travailleurs au point que leur désir de vivre s'effondre. Si les patrons français ne se contentaient pas du "facile" mais se creusaient la tête pour élaborer leur gamme de produits, comme en Allemagne, nous ne souffririons pas de l'euro dit fort, ou de la presence d'immigrés. La France fait presque 30 milliards de deficit annuel commercial. L'Allemagne fait 160 milliards de profit dans la balance commerciale. Et ce serait parce qu'on ne travaille pas assez ou qu'ils travaillent plus ? Non, c'est parce que nos produits ne sont pas assez sophistiqués et impeccables pour que le client étranger suive le prix. Fabriquons mieux que les concurrents. Est-ce que les ventes du luxe français baissent ? non, loin de là. Regardez le cours de LOreal en bourse. Le probleme est au niveau des PME qui sont abandonnées par le pouvoir depuis toujours, et auxquelles on propose des "trucs à la con" pour abaisser leur coût, mais auxquelles on ne propose pas d'aide efficace pour la recherche, et l'exportation. La fatigue aidant, le patronat français devient faineant, et 90% des patrons exportateurs ne jugent même pas utile d'apprendre la langue de leurs clients ou du pays où ils implantent leurs usines. C'est débile, dément ... Le probleme ne vient pas des travailleurs mais des elites qui se sont endormies, et preferent appauvrir leurs salariés plutôt qu'investir dans le developpement de leur propre intelligence et dans celle de leurs collaborateurs.
oui , il y a un problème de ce coté , mais il ne faut pas oublier les décisions politique - direction bicéphale, incohérence entre les logiciels de conception français et allemand et autres - choix exclusif vers A380 Je penses que la chute des cours de EADS vient en partie de ses problèmes, et c'est vrai que les dirigeants ont profité d'informations mais il est vrai aussi que si on regardé des sites d'informations boursières , il était conseillé d'alléger sa position sur EADS
Depuis près de 10 ans, mon fils (la trentaine, handicapé sans emploi) a économisé sur sa petite pension d'adulte handicapé pour se constituer un portefeuille d'actions EADS, quelques milliers d'euros. Admirateur de "l'Aérospaciale", et confiant dans l'avenir d'EADS, comment lui expliquer que sa seule "richesse" s'est en grande partie volatilisée, alors que les dirigeants et cadres de cette entreprise s'en sont mis "pleins les poches", et que des membres du gouvernement s'octroient un blanc-seing sous prétexte que "l'Etat" n'a rien vendu, alors même qu'ils étaient au courant de ce VOL. Certes, la perte subie par mon fils, plusieurs années de ses économies, représente pour ces gens-là à peine un petit mois de leur salaire! Il serait normal : - Que tous les plans sociaux et mesures visant au redressement de l'entreprise soit pris en charge par l'Eta - Que le "corps du délit" soit saisi, à savoir que tous les "initiés" remboursent à la société EADS le montant correspondant aux ventes, afin de revaloriser l'actif de la société, et contribuer à la revalorisation du cours de bourse. Mais hélàs, on sait bien que "chez ces gens là", les vagues s'estompent vite.
Inutile de s'illusionner , c'est la face émergée d'un brigandage massif C'est ali baba et les 4000 voleurs
Qui a dit "Il faut depenaliser le droit des affaires" A - Winston Churchill B - Dalida C - Nicolas Sarkozy D - Obi wan Kenobi
cela commence a faire beaucoup pour les patrons aussi pour réparer cette bévue je préconise pour ces gens qu ils rendent l argent a l ETAT et qui servira a payer une partie des dettes des comptes sociaux et cela permettra aussi pour l etat de ne pas faire cette honteuse tva sociale et cet impot de solidarite dite franchise médicale car ces patrons sont des voyous et des délinquants en col blanc ils doivent payer le prix fort pour cette incartade inadmisible ils sont de grands responsables et ils doivent savoir qu ils n ont pas de raison de ne pas etre inquiétés comme le commun des mortels.