
Axel Miller, l'ex patron de la banque franco-belge, a touché une indemnité de 825.000 euros tandis tandis que l'ancien président du conseil d'administration, Pierre Richard, perçoit toujours une retraite chapeau.
Dexia se trouve au centre d'une nouvelle polémique après l'attribution d'une indemnité de départ de 825.000 euros à Axel Miller, l'ancien administrateur délégué de la banque franco-belge en difficulté, selon le rapport annuel du groupe publié mardi.
Sous la pression du gouvernement français, qui avait menacé de ne pas débloquer l'argent nécessaire au sauvetage de la banque, Axel Miller avait officiellement renoncé, fin septembre, à l'indemnité de 3,7 millions d'euros initialement prévue en cas de départ.
"Je ne demanderai pas le paiement d'indemnités de départ", avait-il alors déclaré dans un communiqué.
Il expliquait toutefois s'en remettre "à la sagesse du conseil d'administration pour déterminer (...) le bilan de [son] action au sein du groupe Dexia".
Une porte-parole de la banque a précisé que le conseil d'administration avait ensuite décidé de lui attribuer 825.000 euros d'indemnité, équivalente à une année de salaire fixe. Outre cette somme, Axel Miller a perçu 636.500 euros en 2008 au titre de son salaire fixe sur 9 mois,
Interrogé par l'AFP, l'entourage de la ministre de l'Economie Christine Lagarde a précisé que les représentants de l'Etat et de la Caisse des dépôts au conseil d'administration "ont voté contre" cette proposition qui émanait du comité des rémunérations, "mais ne sont pas majoritaires".
Axel Miller n'est toutefois pas le seul ancien dirigeant de Dexia dont la rémunération fait polémique. Le Français Pierre Richard, l'ex président du conseil d'administration parti à la retraite en 2006, perçoit depuis cette date une retraite complémentaire de 583.000 euros par an. Une "retraite chapeau", qui a nécessité une provision de 11,6 millions d'euros car l'avantage a été programmé sur 20 ans.
Ce système de retraite complémentaire a depuis été supprimé par la nouvelle direction du groupe mais la somme a du mal à passer dans l'opinion.
Au bord de la faillite, Dexia a en effet été sauvée fin septembre grâce à l'injection de 6,4 milliards d'euros par les Etats français et belge ainsi que par la Caisse des dépôts (CDC).
Au terme de cette opération, la CDC a porté sa participation à 17,6% du capital, ce qui en fait le premier actionnaire de l'établissement. Les Etats français et belge détiennent chacun 5,73%.
Victime d'investissements risqués, principalement aux Etats-Unis, la banque a accusé sur l'année 2008 une perte nette de 3,326 milliards d'euros, dont 2,6 milliards au quatrième trimestre.

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Comme pour une autre rubrique, quelques lignes valent mieux qu'un long discours. 'I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the people of all property until their children wake-up homeless on the continent their fathers conquered.' Thomas Jefferson 1802" "Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis" Thomas Jefferson 1802 était-il un visionnaire?
Une idéologie destructrice Regardez bien les entreprises l'idéologie existe: les valeurs du groupe et l'intérêt de l'actionnaire. Cette idéologie est à toute épreuve et justifie la plupart des dérapages. Pourtant les valeurs sont interprétées par les cadres dirigeants, à leur avantage, et les actionnaires restent un mythe car le gros n'a rien à voir avec le petit. En fait les entreprises du CAC 40 sont diriges par des "seigneurs" qui ont développé des situations de pourvoir pur et de semi monopole, pour au nom de valeurs arbitraires, prélever l'impôt et leur commission personnelle ( stock options, bonus, augmentation salaire)sur leur territoire. Il ne sentent même plus le besoin de se justifier ( résultat, marche du travail , ..) et n'éprouvent aucune honte a s'en mettre plein les poches pendant la crise, a pomper l'état ou licencier les gens tellement il sont persuadés du bon fondement de leur mission auprès des actionnaires virtuels de la bourse. Dans le cas d'entreprise aidées ou avec l'état comme actionnaire partiel, cela est évidement scandaleux de tolérer de tel abus de pouvoir, mais l'état aveugle ne fait rien, il signera son échec à terme et la révolte. C’est pour cela qu’il faut agir, pas parce que 5000 cadres des majors duc CAC se sont enrichis de quelques milliards pompé sur la bourse et les services public, mais parce que l’idéologie que cela véhicule est extrêmement destructive pour l’avenir de notre pays.