
En un an, ce DRH devenu patron a normalisé la gestion et l'ambiance de la chaîne. Mais a-t-il une véritable stratégie pour contrebalancer la chute de l'audience ?
Voilà plus d'une heure et demie que les analystes financiers sont enfermés dans l'auditorium de TF 1 avec un Nonce Paolini contraint de se plier à un exercice dont il se serait bien passé. Discours convenu, échanges interminables de questions-réponses... Ce 21 février, le directeur général du groupe audiovisuel fait son show, avenant, souriant, quoiqu'un peu tendu par moments, mais il ne lâche rien. A ces financiers qui attendaient l'annonce d'un virage stratégique et des objectifs pour l'année 2008, il promet une marge de 20 % dans... cinq ans. « C'est la pire présentation de résultats que j'ai jamais connue », soupire un analyste, une fois la séance levée.
Profil bas encore, quelques semaines plus tard, face aux actionnaires réunis en assemblée générale. Eux aussi repartiront bredouilles. On l'a compris : Nonce Paolini n'entend pas livrer au marché son plan pour TF 1. Et pour cause. A 59 ans, l'ancien directeur des ressources humaines du groupe est là, non pour inventer un futur à la Une, mais pour normaliser une entreprise qui a défrayé la chronique médiatique pendant vingt ans par ses frasques, sa toute-puissance et ses relations bien établies avec un pouvoir ancré à droite. Les temps ont changé, le paysage audiovisuel s'est transformé. Fragilisée sur ses bases, la maison TF 1 doit entamer sa mue. Sans faire la révolution. Tout à ses rêves de diversification dans le nucléaire, l'actionnaire Martin Bouygues ne pouvait pas trouver meilleur ambassadeur pour remplir cette mission.
Au 14e étage de la tour TF 1, l'humeur de Nonce Paolini est mitigée. On le sent comblé d'être dans l'ancien bureau fraîchement repeint d'Etienne Mougeotte. Une revanche pour celui qui quittait la tour TF 1 il y a six ans afin de rejoindre Bouygues Télécom, sous le regard narquois de la vieille garde incarnée par Patrick Le Lay et le même Mougeotte. Ce fidèle de Martin Bouygues, diplômé de Sciences Po, est revenu par le haut et sans prévenir il y a un an. « Les historiques de la chaîne se sont littéralement étranglés à son retour », raconte un cadre. De ceux-là, il ne reste plus grand monde. Une fois doté des pleins pouvoirs, le nouveau big boss a fait sans tarder le ménage. Patrick Le Lay, président non exécutif pour encore quelques mois, ne siège déjà plus au conseil d'administration de Bouygues ; Etienne Mougeotte a été remercié ; Charles Villeneuve, invité à faire valoir ses droits à la retraite ; Takis Candilis, le directeur de la fiction, poussé vers la porte de sortie. Patrick Poivre d'Arvor et Claire Chazal, les stars du « 20-heures », et Robert Namias, le directeur de l'information, ne seraient plus à l'abri. Seule Claude Cohen, qui tient les précieux cordons de la pub, est encore là pour quelque temps.
Derrière la satisfaction d'avoir accédé aux plus hautes fonctions de la Une après vingt années de bons et loyaux services au sein du Groupe Bouygues pointe chez Nonce Paolini un certain agacement. Depuis le mois de novembre, la part d''audience de la grande dame du PAF est passée durablement sous la barre symbolique des 30 %, la faute à la TNT, qui fragmente celle de toutes les chaînes généralistes, y compris M6. Qu'importe, les gazettes se déchaînent contre la Une et c'est Nonce Paolini qui prend. Le moindre faux pas, la plus petite polémique, toute discussion un peu musclée s'étalent désormais dans la presse. Le prix de l'arrogance passée, la revanche du tout-Paris médiatique. Confronté au devoir d'assumer les erreurs de son prédécesseur (Le Lay n'a jamais cru au succès de la TNT), Paolini va payer cher le prix d'une succession mal préparée. « Martin Bouygues n'a pas voulu engager le bras de fer avec Patrick Le Lay. Le sujet était tabou et, jusqu'au dernier moment, Le Lay pensait pouvoir prolonger son règne au-delà de son mandat », raconte un initié. C'est donc sans transition que TF 1 a changé d'ère.
Il a remplacé sans ménagement la vieille garde par un état-major largement rajeuni.
Il a mis les salariés au régime sec à tous les étages de la tour TF 1.
Mais il n'a pas encore trouvé de solution à la baisse du chiffre d'affaires publicitaire.
Nonce Paolini est fidèle à l'image qu'il s'est construite. Un homme drôle, discret, à l'écoute de ses collaborateurs, en apparence affable, doté d'un talent unique pour faire travailler ensemble les équipes dans l'enthousiasme. Tout le contraire d'un Le Lay, cassant, autoritaire, cynique jusqu'à s'enorgueillir de mettre la main sur « le temps de cerveau disponible » des téléspectateurs. Mais Nonce Paolini reste, de l'aveu de ses collaborateurs, insondable. Dans la vraie vie, ce fils de fonctionnaires corses est marié à Catherine Falgayrac, la présentatrice de « Télé Shopping » le matin à 8 h 30, et passe ses vacances sur l'île de Beauté dans le petit village de Ghisonaccia, un endroit perdu où il goûte au plaisir rare de ne recevoir encore que six chaînes de télévision...
C'est dans le cadre bucolique du château de Béhoust, dans les Yvelines, que Nonce Paolini a choisi l'automne dernier d'expliquer aux 3 000 salariés ce qu'il attendait d'eux. Oubliées, les grand- messes que le DRH organisait autrefois pour électriser les foules. La cohésion des équipes et la rupture des habitudes passées sont désormais les maîtres mots qui dictent la vie quotidienne quai du Point-du-Jour, au siège du groupe.



Après le rappel de 8 millions de véhicules, Toyota vient de procéder à celui de 400.000 voitures hybrides. Une série noire pour le constructeur, qui a pourtant intérêt à jouer la carte de la prudence. L'explication de Bernard Jullien, directeur du Gerpisa.
A quelques jours de l'ouverture du Mobile World Congress, le salon des produits et des technologies mobiles qui se déroulera du 15 au 18 février à Barcelone, Lexpansion.com fait le point sur les grands enjeux auxquels font face les opérateurs mobiles.
Google a diffusé sa première pub TV à grande échelle lors de la grand-messe télévisuelle américaine. C'est la deuxième grande incursion publicitaire de la firme, après une campagne d'affichage remarquée pour son navigateur Chrome. Le moteur de ce revirement stratégique : Microsoft.
Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
Avec Pogoplug, inutile de passer des heures à mettre vos photos et vidéos sur Flickr ou Youtube pour pouvoir les partager avec vos proches et y accéder de n'importe où. Cloud Engines vous propose de créer votre propre "nuage". Et ça marche même depuis un téléphone mobile ou une console de jeux.
Une box connectée au modem ADSL, des capteurs qui transforment les appareils électriques en objets communicants, et le tour est joué. La solution proposée par Ijenko permet de maîtriser en temps réel et à distance la consommation d'énergie dans la maison.
Celui-là je ne peux pas lez voi, il vire des journalistes d'exeption car il faut " moderniser " Tf1 , pour commencer à moderniser tf1 il faut d'abord moderniser le patron qui est à mon goût trop vieux !! J'espere que Claire Chazal restera longtemps , Vive Claire Chazal !