
Détectives privés, micro-caméras de surveillance et dossiers abordant la vie privée... l’hebdomadaire Stern révèle les méthodes de surveillance du personnel employé par le discounter Lidl. Une enquête officielle va être ouverte.
Le discounter Lidl, connu depuis longtemps pour son opposition farouche à toute représentation des salariés dans ses filiales, est au centre d’un nouveau scandale lancé par le magazine Stern. Celui-ci est entré en possession de plusieurs centaines de pages de protocoles internes concernant des filiales de Basse-Saxe, du Schleswig-Holstein et de Rhénanie du nord – Westphalie. Dans son édition du 27 mars, l’hebdomadaire raconte comment, au mépris de la législation du travail et des libertés fondamentales, Lidl utilise les caméras de surveillance de ses magasins pour faire observer ses salariés et constituer des dossiers où se mélangent informations sur leur vie privée et jugements arbitraires sur leurs comportements.
Il n’y a pas de doute, les dossiers établis sur tout ou partie de son personnel par le discounter Lidl dépassent les bornes de la morale et surtout de la loi : « Mme T. téléphone avec son ami, ils parlent du repas du soir. Bien qu'elle sache que le magasin est plein et qu'il y a encore de nombreuses choses à faire, elle lui promet de partir à la fin de son service, ce qu'elle fait à 15 heures », note le détective engagé par Lidl. Dans un autre rapport, un autre détective rapporte la conversation de deux employées qui n’ont aucune envie de se rendre à une formation interne dont elles ne comprennent pas le sens « et à laquelle elles refusent d’emblée de participer activement », juge le spécialiste à partir d’une écoute faite grâce à une caméra de surveillance initialement installée contre le vol.
Les informateurs de Lidl vont plus loin encore. Selon eux, le cercle d’amis de telle employée est « constitué de drogués » et telle autre « est au bord de la faillite personnelle ». La fréquence des passages aux toilettes est minutieusement relevée, de même que des extraits de conversations privés entre employés n’ayant aucun rapport avec le travail. En cela, les pratiques de Lidl sont clairement contraires, entre autres, à l’article 2 de la Constitution sur les droits de la personne : « Je pense que dès ces pratiques auront été confirmées, les autorités fédérales pour la protection des données personnelles agiront », a déclaré Peter Schaar, Délégué auprès du Gouvernement fédéral pour la protection des données. Déjà, l’ouverture d’une enquête officielle a été annoncée au niveau régional, dans le Bade-Württemberg, région où se trouve le siège de Lidl.
« Si les salariés de Lidl veulent porter plainte, nous les soutiendrons pleinement », affirme Achim Neumann, représentant de Verdi, le grand syndicat des services, qui qualifie ces méthodes de « cochonnerie sans égal » : « Nous voyons ici un cas de surveillance et d’espionnage comme dans une dictature. Le pays n’a pas besoin d’entreprise comme cela », a-t-il ajouté. Interrogé par Stern, le discounter nie toute volonté d’espionner ses salariés et affirme que ces dossiers ne servent qu’à « détecter les manquements professionnels ». Mercredi soir, le site Internet du magazine annonçait que Lidl s’excusait de ses pratiques et cesserait désormais toute surveillance de ce type. Cette marche-arrière de bon sens ne devrait cependant pas lui éviter des actions en justice.

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ah bon
mon trés cher PONCHADEL ,les temps partiels dans une entreprise comme ldl ne sont pas explicables, les trente cinq heures ne permetants d'admettre que c'est presque un temps partiel selon votre résonnement .suis contre les trente cinq heures depuis leurs instauration ,cela , pour des raisons techniques qui sont le fruit de mon expérience en petites entreprises, expliquer serait trop long donc je fait court .
pour janus j aimerais voire ta tronche au boulot viens faire quinze jours en hyper ou super marche en travaillant les dimanches jours feries gratos pour servir des clients comme toi!!!!! qui se prend pour un roi commes tu parles tu ne dois meme pas etre capable de chercher les articles tout seul charlot!!!!
dans le domaine du management il faut comprendre que les entre prises sont soumises aux règles du marché et la compétivité. les 35h étant,et ce qu'elles coûtent aux entreprises..!!!! ....toute derpédition...à papilloner n'est acceptable. Rappelons que les employés ont des """ DROITS immenses, mais n'ont pas la notion qu'ils ont des """DEVOIRS envers ceux qui assurent les salaires et font vivre les familles.
ldl c'est pas mal si de surcroit, on devient des vedettes de vidéos ce sera formidable, a condition, qu'elles soient diffusées sur les médias .je crois qu'en France ce petit commerce devrai s'y mettre ldl deviendrai plus sympa .je trouve que chez nous l'entregens avec les employés de cette marque manque de chaleur .
bon c'est en allemagne mais ici en france je connais des entreprises qui ne valent guère mieux et abusent de leur petite autorité et ils ne sont jamais punits hélas et ce n'est pas une affaire qui sort qui changera quoique ce soit bien souvent il faut partir et on met des années à s'en remettre.
@ZABOCK, je ne préconise pas le point 2 "isolé", ce serait équivoque, dénué de sens et nostalgique. Non, mon propos n'évoque les solutions 2-3-4-5 que comme un ensemble indissociable. Oui, il existe des salariés qui aspirent à vivre le mirage de tous les dangers que certaines grandes entreprises veulent bien leur faire porter. Nous avons tous un jour croisé un masochiste. Lui et le sadique se nourrissent l'un de l'autre. Ce n'est donc pas le sujet, tant il est peu représentatif et insoluble. A côté, songez que l'immense majorité de nos contemporains actifs ne font que subir ce jeu sans l'avoir cherché. Serait-ce vraiment ce que Thomas Schnee veut nous décrire ? Enfin, je ne peux me résoudre au simple constat. Attendre... un jour meilleur ? Les glaciations ? Question de tempérament, moi qui ne suis pas spécialiste, je me jette à l'eau dans ce blog, d'ailleurs que laisserons-nous à nos enfants ? Chacun est libre d'offrir de meilleures propositions ou de se limiter au constat. Attention, l'erreur serait de croire que le danger est d'Oser vouloir changer cela. Non, au contraire le danger consiste à ne rien faire, à laisser faire. La référence au Maréchal, si chargée de sens dans son contexte originel et réductrice à la fois dans un blog sans référence stakhanoviste ne saurait trouver sa place ici. Implication des salariés et des syndicats, valorisation du travail (considération et salaire) et taille humaine : ces 4 points fonctionnent autrement mieux en synergie que la valorisation du travail toute nue. Point n'est besoin de rechercher l'expression virtuose du tout et de son contraire, il n'est question que de justesse, de justice, bref, que d'équilibre. C'est un peu complexe mais vrai.
Bien évidemment la première réaction à la lecture de pareilles méthodes de surveillance est celle de l'indignation ,du scandale, du dégoût, du rejet, etc.,etc.,...ainsi on a la conscience tranquille et soulagée, on a fait notre B.A. ,bravo ! "tout le monde il est beau,tout le monde il est gentil" ! Et puis il y a la triste ,mais incontournable , réalité :tout client d'hyper ou super-marché ne peut que constater le comportement assez souvent scandaleux de leurs employés :passons rapidement sur les caissières "soupe à la grimace", sur les employés des rayons qui à 4 ou 5 rigolant et chahutant approvisionnent péniblement les-dit rayons, sur les chefs de rayons qui pendant plusieurs jours laissent des cases vides ,sans parler des vols qui sont ,paraît-il,significatifs !!!Alors diriger aujourd'hui un hyper ou super-marché ne doit pas ressembler à une sinécure !Soyons donc équilibrés dans nos "critiques-bonne-conscience"...
comment dire tou et son contraire: oeildemoscou preconise la revalorisation du travail: je ne vois pas le rapport entre ce qui genere la maladie et le remède.Comment revaloriser une activité qui génère des comportementS comme celui de Lidl ? l'implication des salariés. Il y a vraiment des malades : hier un entrepreneur justifiait son salaire consequent par la prise de risque et la charge mentale de sa position. Aujourd'hui dans beaucoup d'entreprises on fait porter aux simples salariés le poids du risque par exemple de la perte d'un client: il faut être flexible sinon on va perdre tel contrat.Donc les employés maintenant cumulent, le bas salaire, le risque économique, et le stress liés aux résultats économiques de l'entreprise ceci quelque soit son niveau. Le pire de tout cela, c'est que certains salariés sont demandeurs de cette abhération, n'est pas oeildemoscou ?. Le Maréchal doitt sourire d'aise dans sa tombe !! les nostalgiques du "travail, famille, patrie" ont eux,toujours le doigt sur la couture.
Décidement les patrons n ont pas bonne presse ces temps ci aussi je peux vous dire que je fréquente souvent les LIDL et je ne me suis jamais apperçu de cet état de choses mais il faut aussi comprendre que les commérages et autres pipis sont maintenant devenus des refuges pour ne pas travailler aussi je m insurge contre la personne passée avant moi de trouver une sociéte ou il y a tant de problémes que cela car moi dans mon usine ou je travaillais avant c était la machine a café ou les genns restaient près d un demi heure le matin et la meme chose l après midi donc une heure de travail en moins cela compte aussi les patrons ne peuvent pas payer les gens a rien faire.
Là-bas si j'y suis (France Inter) a rediffusé ce mois-ci deux émissions, intitulées Les James Bond Positifs (1) et (2), montrant que Carrefour met en œuvre des pratiques comparables à celles qui sont dénoncées dans cet article (http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1393 et http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1394). On peut les télécharger en mp3 aux adresses suivantes: - http://media.la-bas.org/mp3/080312/080312.mp3 - http://media.la-bas.org/mp3/080313/080313.mp3.
Plusieurs solutions pour faire cesser ces agissements de façon pérenne : 1- le boycott dans un premier temps à titre de premier avertissement, 2- la revalorisation du travail en général, 3- l'implication de (tous les) salariés dans la vie de leur entreprise, 4- la renaissance d'un syndicalisme propre et moderne, donc l'intérêt du monde salarié pour cette cause et pour autrui en général et un partenariat (beaucoup mieux) négocié entre les deux mondes inséparables et complémentaires (salarié et employeurs). 5- le retour et la limitation de la taille des structures à une échelle plus humaine.
cela ne m'étonne pas de ce groupe de distribution alimentaire dont les méthodes de management repose sur les rapports d'inspecteurs régionaux, qui sont eux mêmes très présurisés par leur directeur commercial. j'ai connu ce même type d'organisation au sein d'une entreprise de distribution de pièces détachées automobiles dont le siège social est situé dans le centre de la France. Alors que j'étais chef de secteur pour cette entreprise on me demandait de surveiller les employés et les managers des magasins de façon très autoritaire et arbitraire de façon à les rendre responsable des problèmes avec la clientèle qui surgissait à cause de la mauvaise qualité des produits. tous les patrons ne sont des individus respectables et profitent des mauvaises conditions pour trouver du travail , surtout dans des secteurs d'activités qui nécessitent un main d'œuvre peu qualifiées et bien souvent ignorantes de leurs droits.