Les 40 sociétés membres de l'indice vedette parisien ont dégagé en 2004 des bénéfices nets totaux de 57 milliards d'euros. C'est 64% de plus qu'en 2003 et surtout 24% de plus que le précédent record historique de 46 milliards d'euros. Lequel avait été atteint en 2000, au sommet du précédent cycle de croissance économique. Les entreprises publiques ne sont pas en reste de ce mouvement puisque les fleurons que sont EDF, GDF et Areva cumulent 3,9 milliards de profits.
Ces sommes, qui ont alimenté le débat actuel sur le partage des fruits de la croissance, ont été principalement utilisées à effacer les dettes nées de la fringale de fusions. Mais elles ont aussi permis le versement de 22 milliards de dividendes. Soit 36,8% de plus qu'en 2003. Au-delà de ce bilan flatteur, rien ne garantit que le millésime 2005 soit aussi bon, selon les analystes, tant 2004 semble avoir été particulièrement exceptionnelle, pour le pétrole, la banque et la santé, trois secteurs qui pèsent lourd dans le CAC 40. Tous trois ont profité de deux tendances démographiques et économiques majeures: le vieillissement de la population dans les pays développés et la forte croissance chinoise.
Le pétrolier Total, première valeur française, reste le recordman national avec un bénéfice net de 9,6 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires de 112,7 milliards. Il est suivi par Sanofi-Aventis (5,2 milliards) et BNP Paribas (4,7 milliards). Pourtant la meilleure performance en terme de croissance est à mettre au crédit du sidérurgiste Arcelor, qui vu son bénéfice net bondir de 800% par rapport à l'année dernière, à 2,3 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires dee 30 milliards. Grâce évidemment à la boulimie chinoise qui a fait exploser les prix. Ses suivants à cette aune sont l'assureur Axa (+151% du bénfice net à 2,5 milliards d'euros) et l'inévitable L'Oréal (+143% à 3,6 milliards).

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