Chaque salarié des cinq plus grandes banques d'affaires américaines touchera en moyenne 208.000 dollars de prime à la fin 2006. En hausse de 30%. A Londres, l'envolée des bonus suit la même courbe exponentielle.
C'est mieux qu'à l'époque de la bulle Internet : les golden boys des banques d'affaires américaines n'ont jamais gagné autant d'argent en si peu de temps. L'agence Bloomberg chiffre en effet à 36 milliards de dollars le montant des bonus que les Big Five de Wall Street – Goldman Sachs, Morgan Stanley, Merrill Lynch, Lehman Brothers et Bear Stearns – s'apprêtent à reverser cette année à leurs 173.000 salariés. Soit 30% de plus qu'en 2005. Ce qui donne une prime moyenne de 208.000 dollars par personne. Ce bonus historique permet potentiellement à chaque employé, comme le souligne Bloomberg, de s'offrir cash le coupé Continental GT de Bentley, très apprécié des stars comme Cher ou Paris Hilton! Ou de regarder de haut un général 4 étoiles de l'US Army, qui, pour 26 années de services rendus à la Nation, doit se contenter de 177.852 dollars.
Dans le détail, la palme reviendra à Goldman Sachs qui rétrocèdera plus de 10 milliards à ses 25.000 salariés ; ce qui représente donc près de 400.000 par personne. En bas de l'échelle si l'on ose dire figurera Morgan Stanley et ses 154.000 dollars par tête. Pourquoi ? Parce que celle-ci doit partager 20% de moins que Goldman avec le double de personnes. Merrill Lynch flirtera pour sa part avec les 175.000 dollars. Et Lehman ainsi que Bear oscilleront entre 200 et 210.000 dollars.
Au delà des Big Five, c'est bien sûr toute l'industrie de la finance qui bénéficie d'une conjoncture exceptionnelle. Car l'argent coule à flot, comme en témoigne la valeur sans précédent des fusions-acquisitions, les records boursiers et le boom des échanges sur les produits dérivés. Les trois principaux groupes bancaires américains - Citigroup, Bank of America (BoA) et JPMorgan Chase&Co - alloueront également de généreuses primes à leurs employés, tout comme les centaines de hedge funds et de sociétés de gestion privée du pays. Et le phénomène est identique en Europe, en tout cas Londres, note également Bloomberg. Les banquiers de la City récolteront 18% de plus qu'il y a un an, soit une manne cumulée de 13,2 milliards d'euros, selon les calculs effectués par le CEBR, le Centre de recherche pour l'économie et les affaires. Mieux encore. Parmi cette caste de nantis, 4200 d'entre eux devraient engranger plus de 1,5 million d'euros chacun. Soit un bond de 40% en un an. De quoi largement amortir l'envolée des prix de l'immobilier de la capitale britannique.

La compagnie franco-néerlandaise est prête à prendre une participer au tour de table monté par la banque Intesa SanPaolo, destiné à sauver le transporteur italien.
Le nouveau navigateur de Microsoft offre à l'utilisateur un haut degré d'anonymat en lui permettant de contrôler comment les données de sa navigation sont stockées et utilisées. Un "mode porno" selon certains... qui pourrait menacer le modèle économique publicitaire d'Internet selon d'autres.
Les trois groupes ont été lourdement pénalisés au deuxième trimestre par l'effondrement de leur banque d'affaires respective : Calyon perd encore 855 millions d'euros sur trois mois et Natixis, la division commune des groupes Banque populaire et Caisse d'Epargne, pas loin de 950 millions sur six mois.
L'établissement public pourrait devenir une société anonyme dès janvier 2010 et son ouverture de capital interviendrait en janvier 2011.
Le groupe nucléaire français dirigé par Anne Lauvergeon est confronté à un double défi avec deux de ses quatre futurs EPR : problèmes de coûts en Finlande, problèmes de calendrier en France.
De Christophe de Margerie, le PDG de Total, évoquant une éventuelle baisse des prix du carburant.
Même si je partage tout à fait ton commentaire sur le côté déraissonable de ces sommes par rapport à ce que l'on pourrait appeler la "norme sociale", il ne faut pas croire que ces bonus rémunèrent des individus peu brillants. Regarde leurs horaires de travail et commence déjà si tu accepetrais même avec une rétribution excellente, tu accepterais de te devouer autant pour le succès et la réussite de ton entreprise, et de sacrifier autant ton équilibre familial et amical. Au fond, lisez par exemple les notes publiées par le déprtement Research de chez Goldman et leurs analyses sont très pertinentes, dignes de celles des meilleures journalistes de The Economist ou de brillants economistes. Les département d'Investment Banking (Fusions acuqisitions, ECM, DCM) développent eux aussi des solutions très créatrices pour leurs clients, et les honoraires facturés pour ce service sont à la mesure des changements et des solutions créatrices proposées pour favoriser le développement et la croissance de leurs entreprises clientes. Le fait est que quelques individus isolés ont ainsi un impact sur des entreprises pesant plusieurs milliards et ils se partagent donc un énorme gâteau. C'est un peu le même problème qu'avec les rémunérations de dirigeants, quand on prend des décisions qui se traduisent en impact sur des milliards de dollars et de personnes, les fruits de ces changements sont récoltés par quelques heureux (et brillants) conseils. Au fond, dans ce sujet tout est question d'éléments de comparaison. Si on met en perspective les bonus avec les "salaires", il est vrai que l'on sort de l'échelle du raisonnable. Si on les met en perspective avec leurs résultats (des milliers de dollars de valeur créée pour les actionnaires), ils restent for
Des sommes indécentes pour le commun des mortels . Celà ne fera pas baisser les services des banques même si les banques généralistes ont du gagner autant d'argent (Voir les résultats de la société generale). C'est une nouvelle aristocratie voilà vers où diriger nos enfants pour leurs études ,jouer avec l'argent rapporte 100 000 fois plus que créer . Merci le capitalisme .
Bloomberg signale que ces 36 milliards équivalent au budget de la recherche publique américaine dans le domaine de la santé et aussi à 10 fois le budget du programme alimentaire mondial pour nourrir 79 millions de personnes... Tout ça pour une utilité sociale proche de zéro...