Le gendarme de l'audiovisuel devra orchestrer la télévision du futur à l'horizon 2011 et dont le texte de loi sera débattu dès la semaine prochaine à l'Assemblée.
Une confirmation, une surprise et un grand défi. Voilà le triptyque du CSA, le Conseil supérieur de l'audiovisuel. De fait, Michel Boyon, largement pressenti, a été bombardé à la tête de l'instance pour succéder à Dominique Baudis. Cet ex dir-cab de Jean-Pierre Raffarin, ancien patron de Radio France (1995-1998) et dernièrement celui de Réseau Ferré de France, a certes été nommé aujourd'hui mercredi par l'Elysée. Mais son parachutage ne faisait pas l'ombre d'un doute, bien que son sort dût être ré-examiné précipitamment quand il fut révélé publiquement que la compagne de Michel Boyon était salariée d'Image 7, la société de conseil en communication des grands patrons.
En revanche, celui de Rachid Arhab, 51 ans, ne laisse pas de surprendre, quand les rumeurs promettaient le siège à Laure Adler, jadis directrice de France Culture et du Seuil et haute figure de la gauche intellectuelle. L'ancien présentateur du JT de France 2 d'origine kabyle intègre le CSA à la place de Francis Beck, seul « sage » nommé par la gauche. Il est le 1er représentant de l'immigration à accéder à un tel poste. A charge aussi pour lui d'incarner la pluralité des opinions…. Autre nomination, celle d'Alain Méar, 56 ans, l'ancien directeur de cabinet de Christian Poncelet, l'actuel président du Sénat. Celui-là même qui l'a nommé. Il prend la suite de Philippe Levrier pour un mandat de six ans.
Mais au-delà de ces nominations très politiques, le gendarme de l'audiovisuel aura surtout un lourd défi à relever – celui de la télévision du futur – et un écueil à éviter – celui d'une éventuelle fusion avec l'Arcep. Sur ce dernier point, défendu par Bruxelles au nom de la convergence entre médias et nouvelles technologies, Paul Champsaur, l'actuel président de l'Arcep, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ex-ART), se montre particulièrement virulent. Selon lui, dans un entretien au Monde, « ce serait une erreur » de vouloir fondre en une même entité le régulateur des tuyaux et celui des contenus.
Sur le premier point, la télévision du futur, le CSA a une carte à jouer primordiale. La loi prévoit en effet l'extinction définitive du signal analogique le 30 novembre 2011 au profit du numérique. Pour l'heure, ce texte a simplement été adopté par le Sénat fin novembre. Il doit passer devant l'Assemblée à compter du 30 janvier. En cas de vote favorable, il appartiendra alors au CSA à orchestrer le basculement au tout numérique, en organisant concrètement (via les appels à candidatures pour l'attribution des canaux hertziens) les nouveaux modes de diffusion tels que la télévision haute définition (TVHD) et la télévision mobile personnelle (TMP). En marge de ce grand dossier, le CSA aura aussi largement de quoi s'occuper entre la campagne présidentielle, la télévision locale à Paris, la réaffectation des fréquences de la TNT ou bien encore la radio numérique.

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ainsi mr BOYON a présenté un risque de conflit d'intérêts !..le poste occupé par sa "compagne"(sic) -hep monsieur le rédacteur vous ignorez l'existence de deux très jolis mots de la langue française : épouse et concubine...- cela commence bien...espérons que de vigilants journalistes sauront épingler ce mr BOYON (énarque sans doute...) en cas de faux pas ! quant à la nomination de mr rachid ARAB on ne peut être que satisfait tant il donne l'image d'un commentateur sérieux,stylé,en somme de grande qualité :"bravo" à son adresse
Un homme est une fois de plus préféré à une femme de haut niveau. Dommage. Le CSA laisse passer sa chance.
bonne pioche su toute la ligne et bien venu a rachid qui montre que la France n est pasraciste dans son emsemble les choix sont très très bons et sont harmonieux pour diriger un tel engin qui doit rester impartial