Christophe de Margerie devait devenir officiellement mardi soir directeur général de Total. Revue des dossiers chauds qui attendent le patron du groupe le plus riche de France.
Officiellement, il sera nommé ce soir. Dans quelques heures, Christophe de Margerie deviendra le nouveau directeur général de Total. Un passage de relais qui s'effectue dans des conditions plutôt mouvementées. Mis en examen, en octobre dernier, pour « complicité d'abus de biens sociaux et de corruption d'agents publics étrangers », au sujet du versement présumé de commissions occultes en Irak, l'ancien patron de la branche Exploration-Production du pétrolier français devra également répondre de l'éventuelle responsabilité de Total dans le naufrage de l'Erika. Dont -malencontreux timing- le procès vient tout juste de débuter. S'ajoutent, enfin, des accusations de travail forcé au Myanmar et deux autres « affaires » de corruption en Iran et au Cameroun -dossiers qui font l'objet d'une information judiciaire et d'une enquête.
Bref, « Big Moustache », comme on l'appelle chez Total, aura fort à faire pour restaurer l'image du quatrième pétrolier mondial. Mais ce diplômé de l'ESCP, qui a mené toute sa carrière chez Total (33 ans), aura d'autres fers au feu. Sur le long terme, il s'agira, pour cet héritier de la famille Taittinger, que ses proches qualifient volontiers de « bourreau de travail », de préparer le groupe à l'ère de l'après-pétrole. Il s'agira notamment d'acccélérer la mise au point de procédés de fabrication compétitifs d'hydrocarbure de synthèse et de pousser la diversification du pétrolier dans d'autres énergies, notamment nucléaire. Christophe de Margerie n'a-t-il pas récemment déclaré son intérêt pour cette filière ? A plus court terme, il lui faudra renforcer ses liens avec les pays producteurs de pétrole, qui, du Vénézuéla à l'Iran, prennent de plus en plus leurs distances avec les « majors » occidentaux. Un exercice dont ce fin négociateur devrait raffoler, lui qui affiche, de longue date, une réputation de diplomate « raffiné ».

Christine Lagarde vient de commander un rapport sur les frais bancaires à l'ancien patron du Crédit Agricole, Georges Pauget. La réaction de Marie-Anne Jacquot, porte parole de l'AFUB (Association Française des Usagers de Banque).
A partir d'octobre, Médiamétrie mesurera l'audience de l'Internet mobile. En combinant les connexions enregistrées par les opérateurs et les données d'un panel, l'institut espère mettre tout le monde d'accord. Les explications de Laurent Battais, directeur exécutif performance et cross média chez Médiamétrie.
Innovations prometteuses ou délires anecdotiques, les Web Awards ont distribué leurs lauriers au festival interactif SXSW, qui a lieu chaque année au Texas. Et les gagnants sont...
Alors que l'investisseur turc Alphan Manas signe aujourd'hui un protocole d'accord pour se porter acquéreur de l'équipementier français, L'Expansion.com revient en quelques dates sur le feuilleton du sauvetage de cette entreprise chère à Ségolène Royal.
3 auto-entrepreneurs sur 4 gagnent de l'argent. Ces derniers ont réalisé 6471 euros de chiffre d'affaires en moyenne sur 7 mois, soit 924 euros par mois. Questions autour de ce succès inattendu en période de crise.
Le premier opérateur télécom européen va imposer un quota de 30% de femmes pour tous les étages de son management, dans le monde entier, d'ici à 2015. C'est sans précédent en Allemagne.
Après avoir fait sauté la banque et aussi l'Erika et AZF, il manque effectivement un accident nucléaire Total. On aurait comme pour l'Erika droit à un couplet "pas de ma faute, je paye rien" et un "rien à foutre, y a que les actionnaires qui comptent". Sauf que le nucléaire, c'est 10 000 fois plus dangereux que le pétrole. Et il faut être encore plus sérieux, plus propre et avoir un peu de compassion et d'empathie pour éviter les catastrophes. Pour moi, voilà les défis de ce champion : avoir du coeur !
Est-ce bien raisonnable de laisser Total se mêler de nucléaire quand on voit les dégats qu'ils font déja avec le pétrole?