Christian Streiff est donné partant chez PSA, tandis que l'A-400M aurait 2 ans de retard. Des informations de presse démenties mais qui agitents les marchés. Le titre EADS perd encore 3%.
Pour Airbus, chaque journée charrie son lot de rumeurs préoccupantes sinon alarmistes. Le site internet de Challenges avance ainsi vendredi que Christian Streiff, le tout nouveau patron de l'avionneur européen, pourrait être partant chez… Peugeot Citroën. Et le site d'annoncer qu'il « devrait quitter son poste dans quelques mois ». Ce à quoi la direction d'Airbus s'est empressée d'apporter dans la foulée un démenti « catégorique ». PSA s'est pour sa part refusé à tout commentaire. Du côté de la CGT Métallurgie, on se montre plutôt surpris. « La priorité est ailleurs, confie-t-on à LExpansion.com. Elle est aux premières mesures du plan de restructuration dévoilées il y a quelques jours ». Sur les marchés, on se montre pareillement dubitatif sur un telle démission : « On en entend tellement en ce moment, glisse un spécialiste parisien de la valeur EADS. Et puis, s'il [Christian Streiff] devait lâcher son poste, il l'aurait fait juste avant de présenter son plan d'austérité. Pas maintenant en tout cas ».
Par ailleurs, alors que Christian Streiff justement laissait entendre hier dans les colonnes du Financial Times que son programme A-400M était à la « limite » sur le plan des délai, le quotidien Die Welt affirme aujourd'hui vendredi que l'avion de transport militaire de l'avionneur européen subira un retard d'environ 2 ans. Citant des sources proches du ministère de la Défense à Berlin, le journal allemand indique ainsi que l'armée outre-Rhin ne toucherait son premier appareil qu'en 2012 et non en 2010. Ce qui pourrait donc l'obliger dans l'intervalle à prendre en leasing des avions Hercules de l'américain Lockheed Martin. Le porte-parole du ministre de la Défense a pour sa part réfuté vendredi l'hypothèse avancée par Die Welt : officiellement, EADS tiendra le calendrier initial de son A-400M. Rappelons que l'Allemagne en a commandé 60 exemplaires. A Paris, le titre EADS lâchait près de 3% à la clôture après avoir fait du yo-yo durant toute la séance. Sur la semaine, le plongeon frôle les 10%.

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C/est la récolte de l/ingérance des politiques incompétents au plus haut niveaux.
C'est incroyable le nombre de rumeurs sur cette société. A qui cela peut-il bien profiter ?