PPR finalise la vente du deuxième P de son nom. Selon le Monde, l'appel d'offre sur le Printemps s'est clôt mercredi. PPR se désengage progressivement de ses activités distribution pour se recentrer sur le luxe
Le nom du Printemps ne sera bientôt définitivement plus associé à celui de PPR. Le groupe de François Pinault est en train de boucler la vente de ses célèbres magasins. D'après le Monde, PPR a lancé la semaine dernière un appel d'offre pour sa filiale, qui s'est terminé aujourd'hui mercredi, et le nom du repreneur pourrait être annoncé dès la fin de cette semaine. PPR s'est refusé mercredi à tout commentaire. Parmi les candidats possibles, les Galeries Lafayette avaient déjà fait savoir en avril dernier qu'elles étaient sur les rangs. "Le dossier de la vente du Printemps n'est pas ouvert. S'il l'était, nous l'examinerions" déclarait début avril son PDG Philippe Houzé en présentant ses résultats. Reste que cette candidature poserait de sérieux problèmes, tant pour des raisons de concurrence que sur un plan social, puisque les Galeries Lafayettes auraient le monopole des grands magasins sur le boulevard Hausmann à Paris et que les établissements des deux enseignes doublonnent souvent aussi en province. L'affaire pourrait aussi intéresser des distributeurs étrangers comme l'Italien Rinascente ou l'Espagnol El Corte Inglès et/ou et des fonds immobiliers comme le néerlandais Rodamco ou Unibail. Selon Le Monde, le prix de vente pourrait atteindre entre 800 millions et un milliard d'euros, dont les trois quart représentant la valeur du patrimoine immobilier. Le chiffre qui circulait jusque là était plus proche des 600 millions. Cette annonce a fait grimper l'action PPR de 2,6%, dans un marché en recul.
L'opération était attendue depuis des mois. Elle s'inscrit dans une stratégie de recentrage vers le luxe, dont les niveaux de marges et le potentiel de croissance sont plus élevés. "Le Printemps est un actif non stratégique, intéressant à vendre maintenant alors que l'immobilier est au plus haut" explique Clémence Bounaix, analyste de la société de gestion Richelieu Finance à LExpansion.com. Vitrine pour le groupe, le Printemps affichait une rentabilité insuffisante à l'intérieur du groupe, comparée aux magasins Fnac et Conforama, et bien inférieure à celle de concurrents directs comme le Bon Marché à Paris, propriété de LVMH. "PPR a une démarche très pragmatique. Le groupe cherche les meilleurs leviers opérationnels. Logiquement, la prochaine étape sera de vendre l'enseigne Conforama, mais plus tard, le temps de rendre la mariée plus belle" anticipe Clémence Bounaix. L'argent de la vente devrait être utilisée pour réduire la dette du groupe. Et peut être pour saisir une opportunité d'achat… dans le luxe.

Le patron de l'OM est décédé ce samedi à l'âge de 63 ans. Portrait d'un milliardaire qui n'a jamais réussi à emmener son club au sommet. Il lui aura même fait perdre plus de 200 millions d'euros.
1 milliard de dollars. C'est ce que l'App Store pourrait rapporter à Apple cette année. Mais ce pactole pourrait diminuer si des start-up comme Adwirl parvenaient à rendre gratuites certaines applications phares en y insérant de la pub. Interview de Sam Yu, le co-fondateur d'Adwhirl.
Filtrer et classer les emails selon les utilisateurs, mais aussi repérer un rendez-vous ou une action à faire et vous alerter en cas d'urgence, c'est ce que propose Kwaga grâce à un traitement linguistique. Enfin la solution pour ne plus être débordé?
Deux Tours de France se croiseront cette année à Monaco, en Andorre et en Suisse. Moins connu que la compétition cycliste, le "Tour de France des paradis fiscaux" a pour objectif de sensibiliser l'opinion publique aux dérives de la finance. Les explications de Jean Merckaert, à l'origine de la manifestation avec un collectif d'ONG.
La Confédération helvétique a signé des conventions fiscales avec plusieurs pays. Mais personne ne connaît réellement le contenu de ces textes. De quoi entretenir le flou sur la mort annoncée du secret bancaire suisse. Nos explications.
France Télécom a menacé d'arrêter ses investissements dans la fibre optique si l'Arcep maintenait sa décision d'autoriser plusieurs fibres par foyer. Décryptage avec Roland Montagne, responsable du pôle haut-débit au sein de l'Institut de l'audiovisuel et des Télécommunications en Europe.