A la demande du chef de l'Etat la Cour des comptes a présenté mardi les premiers éléments d'évaluation du plan de soutien aux banques. Philippe Seguin rappelle la nécessité de ce plan et espère dissiper certains malentendus.

Le plan d'aide aux banques était souhaitable et nécessaire a assuré Philippe Seguinqui a dévoilé ce mardi matin les premiers éléments d'évaluation du dispositif. Annoncé après la faillite de Lehmann Brother en septembre dernier, ce dernier prévoyait un effort massif de 360 milliards d'euros, dont la légitimité fut fortement remise en cause par l'opinion publique. Pour répondre à cette incompréhension Nicolas Sarkozy mandatait en février dernier le président de la Cour des comptes pour évaluer la pertinence du dispositif. Selon ce rapport, le plan d'aides aux banques mis en place suffisamment rapidement a permis d' « éviter une crise systémique » catastrophique pour l'économie française, et en cela « il a atteint son objectif ».
Mais dans le détail, certains aspects de ce plan méritent d'être améliorés.
La prise de participation - Pour renforcer les fonds propres des banques, la SPPE, détenue à 100% par l'Etat, est mandatée pour mobiliser des financements. Elle souscrit à des titres émis par les banques afin de conforter leur solvabilité.
Le prêt - Pour favoriser le refinancement des banques afin qu'elles réouvrent le robinet du crédit, la SFEF, détenue par l'Etat à 34%, lève des fonds sur les marchés. Elle peut alors prêter de l'argent aux banques tout en étant garantie par l'Etat.
Le rapport de ce mardi n'est qu'un rapport d'étape, il n'a pas pour vocation de répondre à toutes les questions gravitant autour du dispositif d'aides aux banques. De nombreux dossiers n'ont donc pas été traités. Malheureusement, c'est le cas pour les dossiers les plus sensibles.

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encore l'expression du grand art de Nicolas: un grand plan pour des banque qui n'en avaient absolument pas besoin...la plupart affichent des bénéfices insolents. Par contre faire sa grande lessive au frais du contribuable ne manque pas de charme et d'attraits...
Comme toujours ou presque la Cour des Comptes a fait un travail de qualité, MAIS comme toujours ou presque, il ne sera pas vraiment suivi d'effets, en particulier la presse ne suivra pas la mise en oeuvre ou nou des différentes questions, et spécialement celle de la participation de l'Etat dans les CA, condition indispensable pour obtenir en temps utile l'information pour la décision. rappelons-nous les représentants de l'Etat au Crédit Lyonnais. S'ils ne sont pas "armés", c.à.d à la tête d'une cellule d'économistes, de comptables et de juristes, ils seront inefficaces.