Les ventes de voitures ont plongé de 7,8% en mai sur le marché européen. Cela tient à la flambée des prix du carburant. PSA lâche 7,9% et Renault fait à peine mieux que la moyenne continentale avec un recul de 5,7%.
Le pétrole cher ne pèse pas seulement sur l'activité des constructeurs européens. Sur le marché européen, alors que les prix à la pompe se sont envolés en mai, les ventes de voitures ont ainsi sèchement dérapé le mois dernier : -7,8% selon l’ACEA, l’Association des constructeurs européens d’automobiles, contre +9,6% le mois précédent. Mais, alors que l’Europe centrale compensait jusque là vaille que vaille l’atonie de l’Europe de l’Ouest, cette fois, l’ensemble du Vieux Continent est touché. Résultat ? De janvier à mai, la tendance générale est au repli, à –0,7%. Le recul se monte même à 1,5% en Europe de l’Ouest.
Cela étant, dans cet océan de morosité, la France fait figure d’îlot préservé grâce entre autres à son système de bonus/malus écologique : le marché hexagonal est en effet le seul parmi les « grands » à progresser avec un bond de +7% en mai, et un autre de +5,2% depuis le début de l’année. En Espagne, l’instauration d’une prime à la casse à compter de juillet a plombé les ventes (-24,3%). L’Allemagne, l’habituelle locomotive du secteur, s’est contractée de 6% et l’Italie a perdu plus de 17%.
Côté constructeurs, cependant, ce n’est pas l’euphorie pour les deux « champions » hexagonaux. PSA et Renault ne parviennent pas à tirer leur épingle du jeu à l’échelle continentale. Le premier lâche -7,9% (soit sensiblement la moyenne européenne) du fait d’un recul de près de 10% de sa marque Citroën, tandis que le second dérape de 5,7%. Il est vrai que sa filiale roumaine Dacia s’effondre de près de 36% à la suite d’une grève de ses ouvriers. Ce qui représente en volume un déficit de 7000 voitures. Sur les cinq premiers mois de l’année, toutefois, Renault reste dans le vert grâce à Dacia justement (+9,8%), avec un léger +0,8%. Par contre, dans le même temps, son rival baisse de 3,2%. Sa marque aux chevrons accuse -4,7%.
Chez leurs concurrents directs, c’est souvent pire. En mai, Volkswagen, le n°1 du secteur, plonge de 8,1% et abandonne un dixième de point de parts de marché (20,2% contre 20,3%), idem pour Ford, qui perd 8,6%. Daimler glisse de plus de 13%, cependant que Toyota subit une déroute (-21,6%) pour sa cinquième baisse consécutive. Finalement, seuls Nissan, le partenaire de Renault, et BMW s’extraient de la masse. L’un gagne 8,4% et l’autre, moitié moins (+4,4%).

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le soucis, c'est que cela ne va pas "plomber" seulement le marché automobile....et le PIB va en prendre un coup dans l'aile, mais nos "1er de la classe" vont bien trouver une parade sans toucher à la partie "taxe" du litre d'essence, ce ne sont que des chiffres, et on leurs fait dire ce que l'on veut..............allez les vaches à lait, à la traite !!
Il faut dire que sortir des 4x4 au moment où le pétrole est au plus haut, avoir renoncé au GPL, et ne pas avoir étudié sérieusement le moteur hybride ou électrique, faut le faire! Ca c'est français!e