Christophe de Margerie, le successeur désigné de Thierry Desmarest pour lui succéder l'an prochain, est poursuivi dans une affaire de commissions occultes en Irak.
Christophe de Margerie, le numéro 2 de Total, a été mis en examen jeudi soir par le juge Philippe Courroye. Il est poursuivi pour complicité d'abus de biens sociaux et complicité de corruption d'agents publics étrangers. Christophe de Margerie est pressenti pour remplacer l'an prochain l'actuel PDG du groupe pétrolier, Thierry Desmarest. Deux ans après les premières mises en examen de 4 cadres de Total, le groupe français entre à nouveau dans une zone de turbulences judiciaires, puisque se profile aussi le procès en février 2007 de la catastrophe de l'Erika.
Le juge Courroye a été saisi en août 2002 après un signalement de Tracfin (l'organisme anti-corruption de Bercy) d'une information judiciaire sur la base d'une qualification d'abus de biens sociaux. La justice soupçonne des dirigeants du pétrolier d'avoir versés des pots-de-vin pour obtenir des marchés. Outre M. de Margerie, un ancien dirigeant de Total, Bernard de Combret, a lui aussi été mis en examen pour les mêmes chefs. M. de Combret a quitté le groupe fin 2001. Les deux hommes ont été placés sous contrôle judiciaire avec l'obligation de payer une caution, à l'issue de 48 heures de garde à vue.
En enquêtant, M. Courroye a mis au jour en 2005 le scandale "Pétrole contre nourriture" en France. Le magistrat a découvert que des Français étaient susceptibles d'avoir touché des commissions issues de barils de pétrole irakiens obtenus en contournement de l'embargo onusien. Dans cette affaire, deux branches du groupe sont mises en cause, "exploration production", chargée de découvrir des gisements d'hydrocarbure et "trading", chargée de la commercialisation du pétrole. Le juge reproche aux cadres qui ont eu des responsabilités dans ces branches d'avoir été complices du versement de pots-de-vin pour obtenir du pétrole notamment en Irak entre 1996 et 2002.
Au coeur de ce système illicite présumé, le juge Courroye suspecte l'homme d'affaire suisse Jean Caillet et sa société Telliac d'avoir servi d'intermédiaire financier. D'autres responsables de Total sont potentiellement la cible des investigations du magistrat, au premier rang desquels, le PDG, ou encore, l'ancien directeur général stratégie et finances Alain Madec.
Total a réagi en assurant son numéro deux de sa « complète solidarité ». « Depuis plus de deux ans, les conditions d'application des résolutions de l'Onu dites "pétrole contre nourriture" font l'objet de différentes enquêtes », selon la porte-parole, qui a ajouté que « à aucun moment, le groupe n'a contourné l'embargo de l'Onu contre l'Irak ». « Tous les barils acquis par la compagnie, sans aucune exception, l'ont été officielement avec les autorisations prévues par l'Onu ». A Paris, l'action Total avançait de près d'1% vendredi.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
Les Européens veulent s'inspirer des Américains, qui viennent d'obtenir un prêt global de 25 milliards de dollars.
La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.
La corruption chez Total est généralisée a tous les niveaux. La fusion Elf-Total n/était pas exemplaire a ce titre non plus. Pétrole contre nourriture,avec commission est un scandale national qui concerne aussi bien la gauche soit disant vertueuse que la droite qui ne l/est nullement.
La corruption, c'est pas bien du tout. Si ce monsieur a été corruptionné alors je désapprouve sa conduite. Si c'était lui qui corruptionnait, alors je désapprouve aussi. J'espère que ma petite contribution fera avancer ce dossier et je n'ai pas peur de le dire. Faisont front contre ceux qui ne sont pas d'accord avec nous. C'est ensemble que nous seront plusieurs ! Merci de votre attention.