Les mégas-OPA/OPE s'accélèrent, en particulier dans les télécoms et les logiciels. Mais tous les secteurs sont touchés. Les opérations du jour: le rachat de Veritas par Symantec pour 13 milliards de dollars et Guidant par Johnson et Johnson pour 24 milliards.
Près de cinq ans après l'éclatement de la bulle internet, le temps des grandes manœuvres semble revenu, notamment outre-Atlantique. Les fusions/acquisitions se multiplient donc pour le plus grand bonheur de Wall Street. Que ce soit dans les télécoms ou les logiciels, la pharmacie ou la banque. Pourquoi ? Parce qu'entre temps bon nombre de firmes multinationales ont digéré leurs plans d'austérité et leur politique de rigueur. Elles se retrouvent donc à la tête de « trésors de guerre » susceptibles de financer des opérations de croissance externe. A cela s'ajoute des indicateurs monétaires favorables, tels que la baisse continue des taux d'intérêt.
Coup sur coup, en trois jours, quatre rapprochements cumulent ainsi près de 90 milliards de dollars : pour 36 milliards, Sprint et Nextel s'apprêtent à former le nouveau numéro trois des télécoms américains ; le laboratoire Johnson & Johnson rachète pour 25 milliards son compatriote Guidant, spécialisé dans le matériel cardio-vasculaire ; enfin, dans les logiciels et les progiciels, Symantec et Veritas s'unissent pour 13,5 milliards tandis que dans le même temps et pour la même somme, Oracle parvient à mettre la main sur son rival PeopleSoft après dix-huit mois de lutte acharnée.
Si le mouvement paraît s'être emballé ces toutes dernières semaines, ce phénomène des grosses fusions était déjà perceptible depuis le début de l'année. Avant l'annonce concomitante de ce quadruple rapprochement, certaines opérations avaient ainsi donné le ton. On se souvient que Cingular s'était distingué en février dernier en lançant son offensive sur AT&T Wireless pour la bagatelle de 41 milliards. Quelques mois après, le secteur bancaire s'était illustré à son tour en faisant état de mariages spectaculaires, à l'image du duo JP Morgan Chase et Bank One pour 58 milliards, puis du tandem Abbey National et Santander pour 16 milliards.
La tendance est cependant loin d'être circonscrite au seul monde anglo-saxon. Il est à noter d'ailleurs que la palme de la plus grosse OPA de l'année revient… au français Sanofi-Synthelabo qui a avalé son concurrent Aventis pour 73 milliards de dollars. Que dire aussi du cimentier mexicain Cemex qui avale le britannique RMC moyennant 5,8 milliards ou du sidérurgiste Mittal Steel qui se hisse au sommet mondial en absorbant l'américain International Steel Group pour 4,4 milliards.

Le groupe automobile a annoncé jeudi un plan de diminution de ses effectifs de 2.700 emplois par départs volontaires, dans tous les sites et directions du groupe.
Le fabricant allemand de panneaux solaires Solarworld est-il vraiment sérieux? Il a proposé mercredi à General Motors d'acheter les sites allemands de sa filiale en difficulté Opel. Son cours de bourse dévisse.
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La nouvelle organisation du travail qui devait entrer en vigueur dans le fret à partir du 14 décembre dans le fret est ajournée dans l'espoir d'éviter la grève dimanche. Insuffisant, répondent une partie des syndicats.