Pour la première fois depuis 4 ans, le chiffre d'affaires du Club Med est en hausse. Signe que l'option de montée en gamme retenue l'année dernière commence à payer. Ce qui n'empêchait pas le titre du groupe touristique de céder 1,94% mardi en clôture. Explications.
A défaut de plaire aux analystes, la stratégie de montée en gamme du Club Med séduit les clients. Toutes les études de satisfaction client semblent montrer la justesse du positionnement choisi par Henri Giscard d'Estaing, le président du Club Med, pour sauver l'entreprise. Les chiffres publiés mardi matin, à l'occasion des résultats annuels, confirment d'ailleurs l'amélioration. Avec 1,68 milliard d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 4,9% à périmètre et taux de change comparables, le Club s'en sort plutôt bien dans un contexte de marché décevant en France et atone en Europe. Ce chiffre d'affaires progresse pour la première fois après quatre années consécutives de baisse. Les bénéfices sont aussi au rendez-vous puisque le résultat net s'élève à 5 millions d'euros contre 3 millions d'euros en 2005. Malgré cela, l'action s'est repliée de 1,94% à 40,99 euros.
En fait les analystes et les observateurs attendaient mieux. Ils anticipaient un bénéfice de l'ordre de 5,7 millions d'euros et un résultat opérationnel à 41,8 millions d'euros au lieu des 35 millions annoncés. Les causes de cette « sous performance » sont directement liées au changement de stratégie du Club : La perte des clients des villages d'entrée de gamme fermés ; la hausse des coûts commerciaux liée à ce changement de clientèle; l'absence de contribution des villages permanents fermés temporairement pour rénovation. Bref, ils trouvent que la mutation du Club ne va pas assez vite. Pourtant Henri Giscard d'Estaing n'a pas ménagé sa peine cette année pour tenir les objectifs : vente des clubs les moins attractifs, cession des murs de certains clubs à des sociétés spécialisées, rénovation des plus gros sites du groupe, lancement de nouveaux villages, notamment Albion sur L'Ile Maurice, création d'un forfait « Bar & Snacking inclus ». Il a ainsi rappelé lors de l'inauguration, le week-end dernier, du Club de la Plagne 2100, fraîchement réhabilité, qu'à la fin 2008, plus de la moitié des clubs seront entièrement rénovés et repositionnées en 4 tridents, le niveau le plus luxueux. A la clé, un chiffre d'affaires et surtout des marges plus importantes. Il en a aussi profité pour annoncer les nouveaux produits phares du Club qui permettront en 2007 de séduire une clientèle toujours plus exigeante: les courts séjours à thème, le nouveau site internet de réservation, des nouvelles offres à destination des familles avec enfants (Passworld pour les ados, par exemple).

Quatre questions à Jean-Paul Pierret, stratégiste chez Dexia Securities, au lendemain du krach boursier en Europe.
Du 13 au 22 octobre, trente entreprises proposeront plusieurs milliers d'emplois high tech dans un premier salon virtuel de recrutement. Explications.
L'éditeur de L'Equipe sortira prochainement un nouveau quotidien sportif, centré sur le foot et les courses hippiques. Une parade pour contrer la double offensive de Michel Moulin-RMC (Le 10 sport) et Robert Lafont (Le Foot).
Le rival d'Intel adopte le modèle sans usine et reçoit une infusion de plus de 2 milliards de dollars. Explications.
Dans sa note intitulée « La déchirure », l'association Entreprises et personnel, qui regroupe 150 DRH et experts, pointe le risque en France d'une « crise sociale ».
Du président de la deuxième banque chinoise, China Construction Bank (CCB), déplorant les pseudos-bonnes affaires réalisées par certaines banques.