Ce raid à nouveau manqué sur l'exploitant des principaux aéroports britanniques illustre cependant toutes les ambitions des groupes de BTP espagnols en Europe. Après Metrovacesa et Sacyr en France.
Pas plus aujourd'hui qu'hier. De même qu'il avait repoussé une première proposition de rachat informelle qui se voulait amicale il y a un mois, BAA, le gestionnaire des principaux aéroports britanniques dont Heathrow, a immédiatement rejeté vendredi après-midi la nouvelle offre inchangée, mais hostile cette fois, que lui a soumise Grupo Ferrovial.
Le géant espagnol du BTP, qui avait offert 810 pence par action en mars, soit 12,55 milliards d'euros au total, avait laissé entendre qu'il serait susceptible de se montrer plus généreux si d'aventure sa « proie » se soumettait à un audit de ses comptes et si son conseil d'administration approuvait sa démarche. Las ! Un mois plus tard, Ferrovial revient à présent à la charge sans avoir revu ses intentions d'un iota.
LE raid pour l'heure avorté de Ferrovial s'inscrit dans une vaste offensive à l'échelle européenne des groupes de BTP espagnols. Confortés en-deçà des Pyrénées par le boom immobilier qui a vu les prix des logements flamber de quasiment 150% en une petite décennie, les grands noms du secteur n'ont pas tardé à se retrouver à la tête de véritables trésors de guerre. Aussi ont-ils cherché petit à petit à élargir leur périmètre en sortant de leur pré-carré domestique.
C'est ainsi que Metrovacesa s'est emparé en 2005 de Gecina, le numéro un français du foncier locatif, pour 5,5 milliards d'euros. Soit la plus grosse OPA réalisée l'an dernier sur un groupe hexagonal. C'est ainsi aussi qu'Albertis, Sacyr Vallehermoso ou Ferrovial jouèrent la carte de la diversification en tentant de remporter à l'automne les appels d'offres pour la privatisation de trois sociétés d'autoroutes françaises. Si le premier décrocha effectivement la Sanef, les deux autres par contre échouèrent. C'est d'ailleurs pour cette raison que Sacyr vient de s'arroger 31% du capital d'Eiffage, le vainqueur de la société APRR, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, avant peut-être de songer à aller plus loin en proposant une fusion avec l'exploitant du viaduc de Millau.

Plombé par Wall Street (-5% mercredi) et les bourses asiatiques (-6,9% à Tokyo jeudi), le CAC a plongé de 3,48% et est tombé sous les 3000 points, clôturant à 2980,42 points. Son plus bas depuis le printemps 2003.
Parce que les fermetures de sites temporaires ne suffisent plus, le constructeur sochalien ouvre un nouveau guichet de départs portant sur 3550 emplois, le 3ème en 18 mois. Pour l'instant sur la base du volontariat.
Les réseaux communautaires peinent à engranger des revenus à la hauteur de leurs audiences record. Ces sites cherchent encore une stratégie publicitaire adaptée.
Les constructeurs haut de gamme prennent aussi acte du retournement du marché. Porsche s'apprête à sortir sa première voiture roulant au diesel. BMW, pour sa part, entend proposer à New York et Los Angeles une version électrique de sa Mini.
Les prix à la consommation et ceux de la construction immobilière ont enregistré en octobre des baisses record depuis une cinquantaine d'années.
Une heure de travail salarié en France est environ deux fois plus chère en 2004 qu'en 1975. Mais elle est 2,3 fois plus productive, de sorte que le coût salarial par unité produite a légèrement diminué en trente ans, selon l'Insee.