L'action Lafarge s'envolait lundi de plus de 9%, profitant du rachat du cimentier égyptien Orascom pour 8,8 milliards d'euros.
L'action du cimentier Lafarge s'envolait lundi, profitant du rachat d'Orascom, qui lui ouvre davantage les portes des pays émergents, des marchés en forte croissance. Vers 11 heures, le titre Lafarge prenait 9,64% à 117,80 euros, dans un marché parisien en baisse de 0,22%.
Lafarge a accepté de débourser 8,8 milliards d'euros pour acquérir Orascom Cement, détenu majoritairement par l'égyptien Nassef Sawiris. La transaction sera financée à hauteur de 6 milliards d'euros par la dette, et par une "augmentation de capital réservée de 22,5 millions d'actions" à Nassef Sawiris, au prix de 125 euros par action, soit 2,8 milliards d'euros. La double opération a été approuvée dimanche lors du conseil d'administration de Lafarge, ainsi que l'entrée au conseil d'administration du groupe Bruxelles Lambert (holding du milliardaire belge Albert Frère) et de Nassef Sawiris, qui prend une participation de 11,4% dans le groupe français. La finalisation devrait intervenir "à la fin du premier trimestre 2008", à condition toutefois que les assemblées générales des actionnaires de Lafarge et d'Orascom, convoquées en janvier, valident l'opération.
Orascom Cement occupe une position de leader au Moyen Orient et dans le bassin méditerranéen. Il disposera d'une capacité cimentière de 35 millions de tonnes en 2008, portée à 45 millions en 2010, et devrait réaliser un chiffre d'affaires de 2,6 milliards de dollars et un Ebitda de 1,3 milliard en 2008, selon Lafarge. Avec cette acquisition "formidable pour Lafarge", le groupe "change de dimension et devient leader du ciment mondial", s'est félicité Bruno Lafont, PDG de Lafarge. Elle "permettra d'activer notre croissance sur les marchés émergents à forte croissance et à forte rentabilité, et sur lesquels le secteur de la construction s'accroît rapidement.
"En 2007, l'activité ciment représente 43% du résultat du groupe. Elle devrait passer à 65% dès 2010", a par ailleurs annoncé le groupe. En volumes, Lafarge compte porter sa capacité de production de ce matériau à 206 millions de tonnes en 2010, et accélérer la croissance de ses ventes, de ses marges et de son cash flow. Les synergies dégagées seront "supérieures à 150 millions d'euros par an" et l'acquisition aura un effet relutif (positif) dès la première année, précise Lafarge. Le groupe français indique aussi se fixer comme objectif pour 2010, avec un résultat net par action supérieur à 15 euros (contre 7,86 euros en 2006), une rentabilité des capitaux engagés supérieure à 12% (contre 9,4%), et un cash flow libre supérieur à 3,5 milliards d'euros (contre 1,4 milliards).
Le cimentier français a réalisé sur les neuf premiers mois de 2007 un bénéfice net en hausse de 40% à 1,5 milliard d'euros, pour un chiffre d'affaires de 13,3 milliards, tiré par "la forte croissance des pays émergents".

Quatre questions à Jean-Paul Pierret, stratégiste chez Dexia Securities, au lendemain du krach boursier en Europe.
Du 13 au 22 octobre, trente entreprises proposeront plusieurs milliers d'emplois high tech dans un premier salon virtuel de recrutement. Explications.
L'éditeur de L'Equipe sortira prochainement un nouveau quotidien sportif, centré sur le foot et les courses hippiques. Une parade pour contrer la double offensive de Michel Moulin-RMC (Le 10 sport) et Robert Lafont (Le Foot).
Le rival d'Intel adopte le modèle sans usine et reçoit une infusion de plus de 2 milliards de dollars. Explications.
Dans sa note intitulée « La déchirure », l'association Entreprises et personnel, qui regroupe 150 DRH et experts, pointe le risque en France d'une « crise sociale ».
Du président de la deuxième banque chinoise, China Construction Bank (CCB), déplorant les pseudos-bonnes affaires réalisées par certaines banques.