
La Confédération helvétique a signé des conventions fiscales avec plusieurs pays. Mais personne ne connaît réellement le contenu de ces textes. De quoi entretenir le flou sur la mort annoncée du secret bancaire suisse. Nos explications.
Sorte de secret professionnel, le "secret bancaire" désigne l'obligation qu'ont les banques de ne pas livrer d'informations sur leurs clients à des tiers. En Suisse, il existe depuis 1939 et donne au pays une attractivité fiscale non négligeable. Ainsi en 2008, les banques helvètes ont géré près de 4 3000 milliards d'euros, se plaçant ainsi au 3ème rang mondial.
Pour être applicables, ces traités de double imposition doivent être soumis à l'ensemble des parties intéressées de la Confédération, au premier desquelles figure le secteur financier. En fonction de leurs remarques, recommandations et autres, le gouvernement suisse présentera les accords bilatéraux au Parlement. Ce qui ne devrait pas se faire avant fin août. Ce dernier décidera ensuite de soumettre ou non les textes à un référendum populaire. Restera donc à savoir où en en est la population suisse sur la question du secret bancaire.
Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé que seule la première convention paraphée serait soumise à un référendum populaire, laissant planer l'incertitude sur ce qu'il ferait en cas de réponse négative de ses concitoyens. Si les conventions sont malgré cela ratifiées et finissent par entrer en vigueur, c'est le juge suisse qui aura la fin mot de l'histoire en autorisant ou non la levée du secret bancaire. Autre problème, la convention de l'OCDE ne prévoit pas de sanctions à l'égard des Etats. Seule possibilité pour un Etat qui s'estimerait floué, dénoncer la convention fiscale en vigueur.
Mais depuis des années la polémique enfle autour de ce secret bancaire. Avec la mondialisation, de nombreux pays ont vu l'évasion fiscale se développer, et ont donc demandé à la Suisse d'avoir accès aux comptes bancaires et aux détails des transactions de leurs ressortissants fraudeurs.
Une requête qui a toujours été refusée par la Confédération helvétique. Mais le contexte a changé. Avec le scandale du Liechtenstein et la crise financière, la pression autour des paradis fiscaux s'est accrue. Et à la veille du G20, le 13 mars dernier, la Suisse s'est ainsi engagée à appliquer les standards de l'OCDE
L'article 26 du modèle de convention fiscale de l'OCDE prévoit l' "obligation d'échanger des renseignements qui sont vraisemblablement pertinents pour l'application correcte d'une convention fiscale". C'est ce qu'on appelle le système de l'information à la demande, qui s'oppose à un autre système, où l'échange d'information serait automatique. En clair, dès lors que deux pays signent une convention, ils sont obligés de fournir l'information bancaire à chaque fois que l'autre partie le lui demande. Mais seulement dans ce cas là.
L'OCDE a classifié ses Etats-membres en 3 listes, une blanche pour ceux qui respectent l'article 26, une grise pour ceux qui souhaitent respecter l'article 26 et une noire pour ceux qui refusent le moindre engagement sur ces questions fiscales. Pour l'heure la Suisse doit, si elle veut sortir de la liste grise, signer douze conventions bilatérale respectant l'article 26, et ce avec n'importe quel pays membre de l'organisation. Ce qu'elle s'empresse de faire depuis quelques semaines : jusqu'à aujourd'hui, elle est parvenue à un accord avec neuf d'entre eux, dont la France et les Etats-Unis.
Impossible de le savoir. Car tant que les conventions n'ont pas été signées mais seulement paraphées, comme c'est le cas aujourd'hui, leur contenu n'a pas vocation a être dévoilé au public. Or, les avis divergent sur le contenu de ces conventions, quand bien même chacun affirme les avoir eues entre les mains... Ainsi, les banquiers suisses affirment que l'administration fiscale suisse sera tenue de fournir les informations uniquement "dans le cas où sera apportée la preuve d'un soupçon de fraude fiscale, l'identité de la personne ainsi que le nom de la banque". C'est en tous cas ce qu'a affirmé à L'Expansion.com Pierre Mirabaud, actuel président de l'Association suisse des banquiers. Le problème, c'est que, dans le même temps, Pascal Saint-Amans, chef de la division chargée de la coopération internationale et de la compétition fiscale à l'OCDE, fait une interprétation contraire de ces conventions... "La seule condition est que la demande ne soit pas aléatoire. Il faudra seulement fournir l'identité d'une personne soupçonnés de fraude, et c'est tout", maintient-il. Ce qui changerait tout. Si un simple nom suffit vraiment, alors les jours du secret bancaire sont bel et bien comptés. Sinon, il aura droit à un répit inespéré.
Finalement, la fin du secret bancaire est-elle si proche ?


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Au lieu de pleurer sur les grosses fortunes pleurer davantage pour les pauvres qui bossent toutes l'année et n'ont pourtant pas de quoi faire vivre décemment leurs proches les ilpôt c'est aussdi pour le social dont vous serez bien content de bénéfiecier quand vous serez dans la mouise .... Aujourd'hui personne n'est à l'abri d'un retournement de situation professionnel et plus haut est-on plus dure est la chute bonne chance a à vous les "egoistes"!
Joco69 à tout à fait raison, les pays qui se pleignent de l'évasion des capitaux sont aussi ceux qui appliquent une fiscalité outrancière... En france ce n'est pas tant l'impôt qui est outrancier mais les charges sociales ... ce sont ces charges qui poussent à faire du black... et une fois ce black réalisé on ne peut plus le déclarer nul part donc soit ce black sert à financer de menues depenses soit il est placé dans des établissements à secret bancaire... Les fiscalistes connaissent le problème ...les politiciens se refusent tous à appliquer le remède au prétexte que ce remède ne serait retable qu'après un certain nombre d'années... La progessivité de l'impôt est injuste et d'autre part cette ponction exagérée c'est de l'investissement et de l'emploi en moins... Il y a un article sur le coût du bouclier fiscal mais personne ne dit combien d'emplois ce bouclier a préservé, une chose est sûre : jusqu'à cette foutue crise le chômage baissait en France !
La Suisse fait exactement ce que font le Luxembourg, la Belgique et l'Autriche et beaucoup moins que les Anglais. Que voulez-vous de plus? De plus ces textes attendent l'aval du parlement Suisse en fin d'année, c'est comme cela chez nous.
La Suisse n'abandonnera jamais son secret bancaire, tant qu'il existera sur cette planète un seul Etat qui le pratique. Tout va dépendre de ce que vont faire la Grande-Bretagne et les USA qui pratiquent également une forme de secret bancaire au travers des trusts. Cela ne sert à rien de polémiquer. La Suisse ne sera pas le dindon de la farce, je puis vous l'assurer. N'oubliez pas qu'en Suisse c'est le peuple qui a le dernier mot. Donc, si les Suisses ont l'impression de se faire rouler, ils demanderont un référendum sur ces accords et les refuseront. C'est aussi simple que cela.
Le secret bancaire est honorable et devrait être exercé par tous les banques au monde. Le problème n'est pas le secret bancaire, le problème est que les gouvernements tuent leurs citoyens fiscalement. Qu'on réduisent nos impôts et le problème des paradis fiscaus et autres se règleront tous seul. Les impôts c'est de la confiscation des bien des citoyens par l'état, il est normal que les citoyens se protègent.