
La Poste change de statut, mais le gouvernement jure qu'elle ne sera pas privatisée. La privatisation, justement, est l'épouvantail agité par les syndicats et par l'opposition pour justifier leur protestation, qui s'incarnait ce mardi en une journée de grève. Qui a raison ? LExpansion.com fait le point.
Que dit exactement le projet de loi?
Pour le moment, La Poste est un EPIC, un établissement public à caractère industriel et commercial. Le texte, présenté le 29 juillet en conseil des ministre, et qui doit être examiné prochainement par le Parlement, prévoit de la transformer en société anonyme. Devançant les soupçons de privatisation rampante, il mentionne aussi explicitement le fait que "son capital est détenu par l'Etat ou d'autres personnes morales appartenant au secteur public, à l'exception de la part du capital pouvant être détenue au titre de l'actionnariat des personnels". Cette dernière ne pourra être que minoritaire. La Poste reste ainsi "un groupe public qui remplit des missions d'intérêt général". Et les fonctionnaires de l'entreprise gardent leur statut.
Pourquoi ce changement de statut, si cela ne modifie rien?
Si La Poste change de statut, c'est pour se conformer à une directive européenne. C'est du moins ce qu'affirme le gouvernement, qui a beau jeu de rappeler que cette directive a été adoptée en 1997, à l'époque où Lionel Jospin était à Matignon. En réalité, comme le souligne le "comité national contre la privatisation de La Poste", ce texte ne mentionne pas la question du statut de l'entreprise. Il prévoit seulement que l'ensemble du secteur devra être ouvert à la concurrence en 2011. Le gouvernement, d'ailleurs, ne le conteste pas. Simplement, pour lui, le changement de statut est la conséquence directe de l'ouverture à la concurrence. Car, comme le répète à l'envi le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, l'entreprise, déjà endettée à hauteur de six milliards d'euros, aura besoin d'argent frais pour affronter la concurrence. Et la Caisse des dépôts et consignations, qui doit lui apporter 1,5 milliard d'euros en plus des 1,2 milliard fournis par l'Etat, ne peut pas, juridiquement, rentrer dans un EPIC. La transformation en société anonyme doit également permettre à La Poste d'acquérir des entreprises à l'étranger pour pénétrer de nouveaux marchés. Même si, pour l'instant, en Europe, l'ouverture partielle à la concurrence, effective depuis 2006, a peu menacé la suprématie des opérateurs historiques.
Le changement de statut permet-il de privatiser la Poste?
Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, a affirmé ce mardi qu'il n'est "pas question de privatiser. Les engagements sont très, très clairs". Et Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, a promis, solennel : "S'il m'était demandé de porter un texte devant le Parlement, qui menace un seul instant de porter atteinte au service public de La Poste, je ne le ferai pas". Des déclarations d'intention qui rappellent celles qui avaient été faites au moment de l'ouverture du capital d'autres entreprises publiques. France Télécom, par exemple, en 1997. D'abord opposé au projet, Lionel Jospin avait fait volte-face une fois élu en vendant 25% du capital. En 2003, le gouvernement Raffarin avait fait sauter un nouveau verrou en autorisant l'Etat à descendre sous les 50%. Résultat, aujourd'hui, il ne détient plus que 26,7% du capital de France Télécom. Même histoire avec GDF. Nicolas Sarkozy avait enclenché l'ouverture du capital de l'entreprise en 2004, faisant voter une loi qu interdisait à l'Etat de descendre sous les 70%. Le problème, c'est que ce seuil interdisait le projet de fusion avec Suez, né en 2006. Une autre loi avait donc été adoptée pour modifier la première. Et l'Etat détient désormais 34% seulement du capital de GDF-Suez. Ces deux exemples montrent que les inquiétudes exprimées par les syndicats et par l'opposition ne sont pas illégitimes, quoi qu'en dise l'exécutif. Ce qu'une loi a fait, une autre peut le défaire. La question de l'entrée d'acteurs privés au capital de La Poste pourrait aussi se poser si la CDC, qui va mettre 1,5 milliard sur la table et dont les décisions sont normalement indépendantes de Bercy, voulait un jour vendre sa participation.

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La Poste: service public qui sera mis en concurrence européenne dans quelques mois. Comment fera-t-elle pour rester au niveau de ses concurrents sans investir? Ou trouvera-t-elle l'argent nécessaire sinon dans les poches de l'état qui n'en a pas? Alors mourir la tête haute ou accepter que l'argent puisse venir d'ailleurs. Encore un combat d'arrière garde dont le but essentiel est de défendre des acquis au détriment du reste de la population. Grâce à nombreux français aujourd'hui, une seule demande vraiment sérieuse serait de modifier l'inscription au dessus des porches de nos mairies et graver : LIBERTE - EGALITE - AVANTAGES ACQUIS
Je suis surprise que les usagers de la poste constate des files d'attente interminable mais ne se pose pas la question de connaitre le nombre d'agents disponibles dans le bureau pour servir la clientèle. Également si les agents de la poste bénéficient de très nombreux acquis pourquoi ne se font-ils pas embauchés à la poste. A les lire le métier rêvé est celui de postier fonctionnaire. Réfléchissez ce que deviendra votre village ou ville s'il n'y a plus la poste. L Les directives européennes ont bon dos mais Bruxelles ne met pas le couteau sous la gorge au gouvernement qui lui n'a qu'un seul objectif : LE PROFIT Et les erreurs sur les comptes bancaires qui n'en a jamais eu ??? Restons réalistes. Vous l'aurez peut-être compris : JE SUIS CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE ELLE DOIT RESTER UN SERVICE PUBLIC AU SERVICE DU PUBLIC
Je suis pour la privatisation de la poste, ça ne peut pas être pire qu'actuellement, file d'attente interminable, conseiller indisponible avant au moins un mois, etc...
La question de changement de statut et de privatisation possible me parait un manoeuvre de diversion...Les activités postales sont commercialisées depuis une dizaine d'années, c'à dire soumises à un C.A.( chiffre d'affaires) et donc à un profit. Depuis,il n'est plus question de fonction publique et même les fonctionnaires doivent répondre à ces besoins.Si la privatisation inquiète pour la possibilité de licenciement,il est vrai, c'est surtout l'obligation d'atteindre les objectifs du C.A qui entraîne les restructurations, le stress, et les réductions d'emplois dans tous les bureaux de Poste. La capitalisation de l'Etat existe déjà,puisque la Poste est un E.P.I.C( Etablissement Public industriel et commercial.La mise en concurence sur le marché européen n'est qu'un prétexte à l'augmentation du capital par de l'argent "frais "(?)donc à une marge de profit plus grande,avec bien sûr une nouvelle gestion et réorganisation de l'ensemble des agences postales en bureaux " du futur " automatisés. Pendant ce temps les millions de chomeurs rechercheront un emploi en vain....On ne saute pas une crise .
Que défend le personnel de la Poste ? Le service public ou ses intérêts personnels avec tous les acquis que cela comporte ????
ce ne serais qu'un bien,combien se sentent planqués car ils sont fonctionnaires et se tournent les pouces ou vous pqarlent avec un mèpris qui bat les reccords ,le travail on n'en parle pas,regarder la queue dans les postes ,et pause café,combien d'erreur sur les compte bancaires?stop!!a tous cela ,en étant plus fonctionnaires ils auront peut etre plus de respect pour les clients ,qui sait,ont a le droit de rever!!!!!
Apparemment je ne travaille pas dans la même Poste que PMP132 !! Quant à persan, je voudrais bien qu'il vienne bosser au guichet en bureau de poste, un an ou deux, s'il tient le choc, il en ressortirait sûrement traumatisé ! Cela dit, cet article ose dire que le changement de statut est nécessaire pour acquérir des entreprises à l'étranger. Cela fait 15 ans que le groupe La Poste acquiert des entreprises à l'étranger ! Jusqu'àlors, elle ne semble pas avoir eu besoin de changer de statut. Qui sait que le Groupe La Poste a plus de 200 filiales ??
Que les nantis des Petits Travaux Tranquilles se rassurent, comme à la SNCF, quel particulier ou Fonds de Placement sensé irait investir son argent dans des gouffres sans fond pour perpétuer le petit train train de SUD et autres FO? Ne reste que l'Etat, c'est à dire le cochon de contribuable!
Pour être au service de l'Etat seul les services régaliens doivent être éligibles comme l'armée, la police, la justice et les finances publiques. Le reste la poste, EDF les Télécom la SNCF etc etc sont des entreprises qui doivent ou plutôt qui sont du secteur marchant et à ce titre ne doivent pas accumuler des dettes énormes, abyssales ces entreprises doivent réintégrer le secteur concurrentiels, le régime général ceci par équité, justice sociale et tout simplement par économie Voici un témoignage "je suis de droit privé. Ça change tout, parce que je suis postier, comme si je travaillais dans une entreprise privée. Ce qu'il faut, c'est faire partir tous les fonctionnaires à quelques années de la retraite. Ils ne font rien, ont des tas d'avantages qu'ils ont acquis au long des années. Sur 8 heures de travail, ils n'en font que 5, le restant c'est de la pause, pendant que nous les privés, nous travaillons dur, ce n'est pas normal d'avoir à coté de soit un fonctionnaire qui vous regarde travailler, qui prend sa pause 1 heure avant l'heure normale, qui en revient 30 minutes après la fin, et qui finalement s'en va tenez vous bien, 1h30 avant la fin de sa vacation. L'encadrement ne dit rien, parce qu'un fonctionnaire on ne lui rien, sinon il ameute les copains, et c'est la grève, sous prétexte que leur statut a été modifié, ils se donne tous les droits, surtout celui de ne pas travailler."
le danger pour la poste est aussi ce qui arrive à FT, explications : il faut baisser de façon très importante les effectifs en raison des évolutions. toute entreprise licencierait, FT s'engage à trouver d'autres solutions, dont le changement de métier, de résidence.. cohérent avec le statut. primes de départ conséquentes à 55 ans, aide au transfert dans d'autres administration avec paiement de la différence de salaire (on est mieux payé), primes conséquentes de départ en essaimage avec un accompagnement pro et retour si pb (aide aux business plan..), aides au déménagement et à la location...chacun fait son choix, chaque départ dans ces conditions c’est autant de moins plus tard dans des conditions plus difficiles. cependant, il y a un syndicat révolutionnaire dont le seul but idéologique est de créer la crise et la transporter dans d’autres secteurs publics, peu importe les conséquences. Tout acte de management est exploité en harcelement, tire à boulet rouge sur toute évolution, blocage en CHS, expertises pour de simples changement d'étage..Il trouve un écho dans une minorité qui s'accroche au passé et veut rester sur place avec même métier, prime et promotion. Ces agents savent qu'il n'y a pas de solution, mais appuyés par les syndicats, ils se fragilisent dans le blocage et leur impasse. La grande majorité avance positivement et dans l’action, mais tout problème est superbement médiatisé (cf suicides, 22 pour 100 000 en 18 mois, c'est toujours 22 de trop, mais ça fait 14/an,c'est inférieur à la moyenne), convocation du PDG, on freine les évolutions... contrairement à ce qu'a dit M Lechypre dans Cd l'air, ce n'est pas la faute au mangt actuel, il fait bien plus que d'autres entreprises sur le sujet et il est à encourager face au harcelement syndical très dur sur le terrain, c'est la faute au management ancien qui a géré la paix sociale et n'a pas amorcé l'évolution de quelques situations à gérer maintenant. donc attention à ce risque à anticiper
l'autre enseignement : le problème est que dans les administrations, il n'y a ni objectifs ni management, pas de décisions courageuses, on gère la paix sociale dans un milieu bloqué où il y a des milliers d'emplois fictifs de représentatnts syndicaux qui ont avancement automatique...et tiennent la situation...(et c'est de là que viennent la plupart de nos politiques..!) ex : la redondance compléte entre les services du trésor et les finances, personne n'osait s'attaquer au probléme (fabius a bien éludé), on passerait de 200 000 fonctionnaires à 8 000! si on applique le modèle suedois aux impots et pendant ce temps, on est le pays qui a le coût de collecte d'impots le plus élevé, la dette galope et les économies faisables seraient bien utiles ailleurs : l'hopital.. Il y aurait une place pour des services publics à condition q'ils soient bien gérés, qu'il y ait un vrai management, des syndicats constructifs à la suedoise plutôt que garder les avantages acquis, et il n'y a rien d'incompatible entre efficacité et service public, si ce n'est que les clients seraient plus contents, les fonctionnaires reconnus et le dette en baisse. Je comprends ainsi que face au blocage et à l'immobilisme, les décideurs se disent que la seule solution pour arriver à maitriser le domaine est la privatisation, dommage et donc la faute à qui ?
dans le rapport du député, dans 94% des postes, le travail effectif est inférieur à 1h (dit hier soir) donc il faut regarder combien ça coûte sur chaque typologie d'implatations (zones urbaines, semi rurales, rurales..) et apporter les bonnes réponses en face la réalité est que les entreprises s'organisent pour traiter certains flux, que les mails, scans, internet...diminuent les volumes à traiter, donc il vaut mieux anticiper que subir pendant qu'on discute depuis une décennie du problème, la poste allemande s'est réformée et est devenue le premier transporteur postal mondial, elle a donc créé des emplois, quand nous, faute d'avancer, on va devoir en supprimer en quantité vu de loin, il est difficile d'éviter la privatisation des flux entre villes, la distribution à la campagne est à traiter une solution de personnel multiservices publics semble adaptée (yc personnel communal), ça permet de baisser les coûts en occupant à temps plein le personnel et de donner une viabilité à la solution, alors que les solutions actuelles cloisonnées coûtent trop cher et aboutissent à des fermetures de petits bueaux et donc à l'éloignement du client. les premières expériences (qui sont opérationnelles à l'étranger) de traitement par des épiceries.. ont l'air de bien fonctionner, avec la satisfaction des clients en tout cas, il est indispensable d'examiner les solutions de façon pragmatique et non par les débats dogmatiques et idéologiques dont on a la réputation à l'échelle mondiale, sans rien proposer si ce n'est on touche à rien
Une petite question : si le marché s'ouvre à la concurrence, n'y a-t-il pas concurrence déloyale à partir du moment où l'état français renfloue la société (la poste) dont il est actionnaire principal ?
lors de l'émission sur la poste, le sujet est encore revenu par comparaison sur France Telecom et M Emmanuel Le chypre de dire france telecom a du affronter les nouvelles technologies ! (sous entendu, causes de problèmes d'adaptation),comment peut on affirmer avec l'aplomb d'un spécialiste qui sera écouté, des énormités pareilles ? FT baigne dans les technologies, FT a eu le premier réseau tout numérique mondial dès 1988, les technologies ATM et RNIS (entre autres) qui irriguent la planète ont été inventées pour son centre de recherche de lannion, premier centre mondial qui produit plus de 300 brevets par an, et les nouvelles technologies continuent à être déployées à grand pas, ce qui permet aux concurrents d'en profiter largement, puisque FT est obligé de louer toutes ses parties de réseau à prix coûtant aux autres opérateurs, alors qu'eux n'ont aucunes obligations, si ce n'est d'avoir le loisir d'écrémer les zones rentables urbaines et de laisser le reste à FT qui lui a l'obligation de péréquation des tarifs, desservir tout le territoire. Le fait est que depuis la dérégulation, les choses ont changé, puisque le régulateur faiant du zèle par rapport aux demandes de bruxelles, (ils sont maintenant 800!), empile les textes à l'infini, fait des audits à répétition chez FT mais rien chez les autres opérateurs, et depuis, - 70 000 emplois à FT, l'industrie française des télécom a disparue (ne reste qu'alcatel un peu moribon), et le centre de recherche fait des coupes sombres dans ses domaines d'activités qui effectivement profitaient aussi aux entreprises c'est une autre vision que l'incapacité de l'opérateur qui était sans doute encore dans le tête de ce soit disant journaliste, avec le téléphone et des opératrices manuelles le premier danger comme pour FT est la partialité du régulateur (qui traite aussi la poste) quand est ce que les journalistes vont commencer à vérifier les (des)informations qu'ils nous donnent ?
Le problème est que ceux qui défendent les déficits d'aujourd'hui ne veulent pas voir qu'ils seront la dette de demain... Et que cette dette accumulée et qu'il faudra rembourser aura pour seule solution des privatisations massives. Or ce sont les mêmes personnes qui protestent contre les privatisations ; protestent aussi contre les mesures qui permettraient de réduire ces déficits (de l'Etat et de la Sécu). Qui est d'accord pour inscrire dans la constitution l'interdiction du déficit à partir d'une date fixée (comme viennent de le faire les allemands) ???
qui dit service public dit fonctionnaire car si on assure une mission de service public avec une notion de rendement cela est incompatible. A moins que certains veulent aller chercher leur courrier au centre du village!!!!
La poste doit rester service public. Elle est utile comme service aux habitants de nos campagnes. Privatisation, c'est rentabilité. Les bureaux de poste ferme, on ne vient plus dans le petit village, on ne vient plus chez le boulanger etc.. nos commerces dans les villages ferment les uns après les autres. Français regardez la conséquence de la privatisation des autoroutes: le citoyen paie. La poste, c'est pareil.
La poste DOIT être privatisée, ne confondons pas statut et service public Seuls les devoirs régaliens de notre pays doivent bénéficier du statut public : Armée, force publique justice et école obligatoire (donc entre 6 et 16 ans)Pour le reste; il est urgent de mettre fin à la propriété publique et au service politique. Nous naissons et demeurons tous égaux en droit et tout le monde doit contribuer selon ses talents à l'entretien des devoirs régaliens de la Nation et c'est tout. Faudra t'il que notre pays disparaisse et soit diriger par le FMI pour qu'enfin les réformes obligatoires soient faites ?
Pourquoi pas privatiser La Poste ?? Le service public du téléphone et de l'électricité l'est déjà, et le courrier est un service de moindre importance. Il n'y a aucune obligation pour le contribuable de financer un service de courrier aussi coûteux, et qui pourrait très bien voler de ses propres ailes.
[snip/ suite] Enfin, de grâce, arrêtez avec votre jalousie maladive envers les fonctionnaires. J'ai travaillé dans le public comme dans le privé, il n'y a pas plus de bras cassés ou de crétins d'un côté ou de l'autre, de ce point de vue là, la population française est bien homogène, merci. Quand à la sécurité de l'emploi, elle se paye au tarif fort au niveau de la fiche de paye (sauf pour les hauts fonctionnaires, mais là on est dans le même cas de figure que les grands patrons et leurs parachutes). Il s'agit donc juste d'un arbitrage entre rentabilité et sécurité, exactement comme quand vous boursicotez, chers dogmatisés de la libéralisation. De plus je vous rappelle qu'on entre dans la fonction publique et que c'est ouvert à tous, alors au lieu de jalouser, tentez les concours. - Ensuite je suis atterré par la mauvaise foi de nos politiques : de Lagarde et Estrosi que j'ai entendu à la radio ces derniers jours, aucun n'a répondu à la question de pourquoi l'Etat ne paye pas ce qu'il doit à la poste. Ca éviterait peut-être la nécessité de la recapitaliser, non ? Du coup le problème du statut ne se poserait plus... Mais comme ce n'est pas là qu'ils veulent nous emmener ils bottent à chaque fois en touche en répondant n'importe quoi à la question posée. -Enfin, franchement, leurs promesses juré-craché par terre que les capitaux de la SA en question resteront publics, vous y croyez, vous ? Pour conclure je vous réassure que je n'ai personnellement pas de dogmes en la matière, je n'ai rien contre le capital, j'ai un profil plutôt de financier et je suis personnellement en train de monter une SAS. Simplement je pense qu'il faut avoir des organisations adaptées à leurs missions et buts... En espérant que ce petit coup de gueule permette à certains d'ouvrir les yeux...
Je suis impressionné par le dogmatisme et la non-réflexion de certains. Je tiens à préciser que je n'ai pas d'avis a priori sur la question, et que j'essaye donc de me renseigner pour me faire ma propre opinion. Mais je dois dire que si bien souvent je trouve les syndicats rétrogrades, je pense que sur ce coup là ils n'ont pas tord : - D'abord, je me demande bien qui peut croire (mis à part GW Bush) qu'une entreprise privée travaille mieux qu'une publique en termes de service public. Il suffit de regarder nos factures d'eau (ou la manière dont Orange traite ses clients) pour comprendre. Sa qualité n'a pas été multipliée par 2 ou 3 que je sache. En revanche, pour ce qui est de la facture et de la mauvaise foi... Ainsi, la Saur envoie systématiquement ses factures pendant les périodes de vacances (une en Août, une à noël) pour maximiser les frais de retards sur paiement, et je leur ai fait remarquer que ce n'était pas très fair play, mais je peux vous dire qu'ils s'en battent l'oeil. - Certes, l'entreprise privée qui prend la place de la publique fait généralement des bénéfices au lieu d'avoir un résultat plus ou moins autour du zéro. M'enfin, il faut être particulièrement nul en comptabilité et en gestion pour ne pas comprendre que le tour de passe passe est élémentaire : tarifs en hausse et arrêt des activités non bénéficiaires (or activité bénéficiaire n'est pas forcément compatible avec les critères de service public). Il n'y a rien du tout ici qui ait à voir avec une meilleure efficacité du travail effectué, c'est juste qu'on ne fait plus ce qui ne rapporte pas et qu'on vire (il faudra donc les indemniser autrement, RMI, RMA, chômage, mais ça, ça n'apparaît plus dans les comptes de l'entité, c'est ce qu'on appelle des coûts "sociaux", mais faut pas rêver, ça sera dans vos impôts quand même et en plus vous n'aurez plus le service public qui allait avec...) les gens qui travaillaient sur des activités non rentables. Si pour vous ça ressemble à du progrès...
Le service public, ce n'est pas obligatoirement effectué par la fonction publique. On brandit la "qualité", les services aux plus âgés...pour justifier et masquer l'indéfendable. Viendra-t-il le jour où l'on affichera en toute transparence les réelles performances de cette belle institution dont nous sommes tous actionnaires et par conséquent payons pour le fonctionnement (même lorsque l'on a pas recours aux sevices ...)? Une entreprise (publique ou privée) se doit d'abord de se tourner vers ses clients car de leur satisfaction durable dépend son avenir. Certains craignent sûrement la comparaison avec d'autres sociétés vers 2011 ?? Et pourtant, tant de vrais atouts à faire valoir pour avancer ! Sauf que, comme souvent, les syndicats préférent s'arc-bouter sur des positions passées. Et oh !! Le monde change, changez (avec) la Poste.
EDF, GDF, FRANCE TELECOM, LA POSTE, et pourquoi pas la SECURITE SOCIALE, LA CAF ...On part dans une dérive à l'Américaine où tout le service public sera privatisé.Alors que Obama veut créer une SECURITE SOCIALE,notre "gouvernement" voudrait tout supprimer!!??
Il faut que tout soit nationalisé! Dans les pays où cela a été le cas, tout fonctionnait très bien! Peu importe le coût, les riches payaient...! Il faut bien trouver, toujours et encore, un épouvantail pour faire peur aux Françaises et aux Français, les attirer à soi. Seulement, seulement, ... à vouloir défendre, à tout prix et à n'importe quel prix certaines idées dépassées (par le progrès technique), à ne vouloir rien changer, on est dépassé par l'Histoire et, surtout, on ne fait que conforter la solution que l'on est sensé combattre. Plus il y aura de "panique" dans le secteur public (et aussi privé), plus facile sera de se convaincre qu'il faut en changer. Déjà moultes entreprises utilisent des porteurs de courriers, le Français moyen utilise Internet pour communiquer, a ses cartes bancaires pour les retraits, etc. Que peut-il donc rester à la Poste? La distribution de la publicité? La présence sur l'ensemble du territoire est une belle idée, mais un leurre de première. Si vous n'habitez pas un coin reculé, ce n'est pas exclusivement parce qu'il n'y a pas les services publics, mais tout simplement parce qu'on s'y ennuie!!
Effectivement l'enjeu est au-deà des conversations de bistrot et des clicher de mico ! L'état doit oeuvrer pour conserver et offrir un vrai service public et ceci indépendamment des dogmes financiers, politiques et commerciaux.
Nous avons besoin de la fonction publique.Nous avons besoin d une poste plus moderne,certes mais n allant pas vers 1 privatisation certaine .Il faut savoir qu en détruisant le service public,on pénalise la qualité et l emploi.Puis que fait notre ami mico pour casser les fonctionnaires?Sait il au moins leurs revenus,leurs conditions de travail,et le reste?Mico voudrait il enseigner dans le 93?Il serait fonctionnaire!
On peut comprendre que tout changement des habitudes soit traumatisant. Mais nous avons encore une fois la démonstration de la frilosité d'une partie de la population envers toute évolution, quelqu'elle soit. L'assistanat de l'Etat depuis de nombreuses années a généré cela. Et sans doute la peur d'être comme tous les français travaillant dans le secteur privé, obligé de se secouer tous les jours ! La vie n'est pas un long fleuve tranquille, sauf pour les fonctionnaires...
Je suis un simple citoyen lambda, tout ce qui touche à la finance, je l'effectue avec internet. Je ne me rends dans un bureau de poste que pour envoyer un colis ou en réceptionné un. Si demain, je dois me rendre dans un commerce pour cet action, cela sera que mieux car l'amplitude des horaires sera plus intéressante. Quand au courrier, le service universel sera en place pendant au moins 15 ans.
Quand je vois comment celà se passe à EDF, il y a de quoi s'inquièter. La direction de la Poste argue de la dette de celle-ci pour légitimer ce changement de statut. Mais en même temps ils veulent se réserver la possibilité d'acquérir des entreprises à l'étranger, donc pour s'en sortir, comme EDF, ils seont obligés de lancer un emprunt. Dans le meilleur des cas, ce sont les usagers de la Poste qui vont voir le prix des services augmenter pour rembourser cet emprunt et en payer les intérêts. Dans le pire des cas, les prêteurs deviendront actionnaires et la Poste sera une entreprise privée pour qui le rendement prévaudra sur le service avec suppression d'emplois, multiplcation des suppressions des bureaux de Poste non rentables comme celà a déjà commencé et de toutes façons une augmentation des tarifs. Contrairement à ce que croient les intervenants, ce sont les usagers de la Poste qui seront perdants.
Tôt ou tard, il faudra poser la vraie question : l'Etat ne peut perdre le contrôle total des services essentiels. Mais du fait même, s'ils sont essentiels, il ne peut y avoir de grève...
Oui à la privatisation de la banque postale. NON et NON à la privatisation de la poste.
Chez la CGT
En 2011 l'ouverture total du marché sera réelle et l'avenir de la poste doit passer par le changement de statut qui est indispensable pour pouvoir financer son avenir. La Poste a 6 milliards d'euros de dettes. Il lui faut de l'argent pour ne pas continuer à agrandir ce gouffre financier. Alors messieurs les grévistes ou trouver cet argent ? Et puis 3 grèves depuis septembre 2008 par ce que l'état ne cède pas vous vous moquez du monde. M SARKOZY n'a pas été élu pour faire la politique de la CGT ou de SUD ou des gauchistes!!!!!
cet article a le mérite d'être clair! on comprend mieux aujourd'hui (voir les exemples cités) pourquoi il y a tant d'inquiétude, de la part des salariés...