Alors qu'une dizaine de députés UDF et UMP réactivent la solution EDF comme alternative à Suez, Bercy juge impossible cette fusion au motif que cela reviendrait à démanteler le parc de centrales nucléaires de l'opérateur électrique. Or, juridiquement, elle l'est.
Il n'y aurait selon le gouvernement et la majorité qu'une seule option possible : une fusion Suez/GDF. Et toute autre alternative énergétique serait néfaste. Jacques Chirac, lui-même, n'a-t-il pas pris soin de préciser lundi dernier en direct à la radio : « C'est un bon projet, conforme à nos intérêts » ?
Pourtant, alors que la discussion parlementaire touche à sa fin, dix voix de la majorité s'élèvent en plaidant pour un autre scénario : celui d'un rapprochement des deux pôles « historiques » de l'énergie en un même ensemble. En clair, réunir EDF et GDF au sein d'une entité baptisée Energie de France. Une holding de contrôle public chapeauterait alors les deux opérateurs, dont les activités respectives seraient ensuite filialisées selon le distinguo activités concurrentielles et activités préservées. Autant dire qu'une telle solution inscrite dans le projet du Parti Socialiste comble d'aise les syndicats, vent debout contre le projet actuel. Force Ouvrière veut d'ailleurs y voir le signe que la privatisation du groupe gazier « n'est pas inéluctable », pendant que la CFE-CGC considère que tout cela « doit être étudié avec sérieux ».
Seulement, ce plan « B » semble se heurter à un principe de réalité, selon Thierry Breton. L'hôte de Bercy a soutenu en effet vendredi matin sur les ondes que l'alternative EDF-GDF était mécaniquement « impossible », au motif qu'elle induirait le démantèlement du parc nucléaire hexagonal. Ce à quoi le ministre de l'Economie s'est empressé d'ajouter que cette éventualité avait été réfutée par la Commission Roulet, qui avait planché il y a deux ans sur l'avenir de l'électricien. Sur le fond, l'argument choc tiendrait au fait que Bruxelles interdirait toute union entre deux monopoles. Le Portugal aurait même essuyé un cuisant revers au début de l'année en voulant réunir ses deux champions nationaux (Electricité du Portugal et Gaz du Portugal), avant que l'antitrust européen ne casse la décision.
Sur le fond, l'hypothèse frondeuse EDF/GDF, qui a été co-signée par une poignée d'élus UMP et UDF, mais pondue il y a déjà trois ans par François-Michel Gonnot (UMP), député de l'Oise, demeure en réalité « juridiquement possible » de l'avis même de l'auteur de la proposition de loi n°930. Et François-Michel Gonnot d'estimer pour Lexpansion.com que l'argument du nucléaire brandi par Bercy demeure « spécieux ». « En vérité, le ministre confond cession d'actifs et obligation communautaire de mise sur le marché de certains actifs, de l'ordre de 6000 MW par an, soit l'équivalent de la production de 5 à 6 centrales. Mais au-delà de cet épouvantail du parc nucléaire, les crispations autour de ce plan alternatif trahissent surtout un blocage historique : cela fait 60 ans que l'Etat actionnaire s'enorgueillit de posséder deux fleurons énergétiques. Sous l'influence du corps des mines qui verrouille le dossier industriellement parlant, il n'a donc jamais été question d'envisager quoi que ce soit d'autre : EDF doit produire de l'électricité et GDF, du gaz ».

Jouer à son jeu de console favori n'importe où, sur un PC ou un mobile. C'est ce que promettent les services américains de jeux vidéo en ligne, Spawn Labs et OnLive. Mais le premier se présente comme une extension des consoles quand le second veut les remplacer.
Fort de 500.000 membres, le site Covoiturage.fr a lancé en décembre une application mobile, Comuto, déjà téléchargée 100.000 fois. Gros plan.
Un juge brésilien vient d'accorder plus d'un million de dollars d'indemnités à l'une des familles de victime du crash Rio-Paris. En France, un avocat demande à la justice française de s'aligner. De quoi faire exploser l'enveloppe prévue par Air France?
L'autorité française des normes comptables donne vendredi son avis à Bruxelles sur la nouvelle version des normes IFRS PME. Nombre d'entreprises craignent son application. Explications.
Avec la mise en œuvre de la loi Hadopi, les pirates vont devoir changer leurs habitudes. Mais pour les plus convaincus, il sera plus rentable de payer pour télécharger illégalement que de passer par les offres légales. Explications et conséquences...
Encore une nouvelle boutique d'applications en ligne. Baptisée Google Apps Marketplace, elle doit permettre au moteur de recherche de s'installer sur le marché des logiciels d'entreprises.