Denis Olivennes devait présenter jeudi un "plan de relance" prévoyant plusieurs centaines de suppressions de postes. En filigrane plane l'hypothèse d'une vente à terme de la Fnac, dont le business semble à réinventer.
L'agitateur culturel s'agite. Quelque 900 cadres de la Fnac avaient rendez-vous jeudi après-midi au pavillon Baltard de Nogent-sur-Marne pour voir Denis Olivennes, le patron de l'enseigne, leur exposer les modalités de son plan de relance pour la période 2007/2011. Un projet que les syndicats ont eu tôt fait de qualifier de plan de restructuration. En riposte, la CGT, FO, Sud, la CNT et la CFDT Paris avaient d'ailleurs appelé jeudi "à une journée de mobilisation, de grève et de débrayage". Un mouvement peu suivi, selon la direction, qui évoquait dans la soirée une estimation de 1% de grévistes. De leur côté, les syndicats évitaient tout chiffre pour mettre en avant de fortes perturbations dans les magasins parisiens.
Quoi qu'il en soit, il reste que la Fnac traverse une passe délicate, malmenée à la fois par des marques dynamiques sur le Net (Cdiscount, Pixmania, Rueducommerce…) et par les poids lourds de la grande distribution classique: les Auchan, Carrefour et autres Leclerc... Or les remèdes proposés aux quelque 18.000 salariés pourraient être particulièrement amers. D'après l'intersyndicale, la direction envisagerait de supprimer entre 550 et 1000 postes sur trois ans afin de préparer sa sortie du giron de la maison-mère, PPR. L'hypothèse de la cession à un fonds ayant été évoquée par la presse à la fin du mois dernier. En somme, Denis Olivennes chercherait à embellir la mariée avant de la céder ou de la placer sur le marché. « C'est presque logique, confie un spécialiste parisien de la valeur PPR, au vu des ratios de rentabilité exigés à l'échelle du groupe. Le modèle Fnac sans être totalement essoufflé a perdu de sa superbe ».
La direction, elle, dément tout en bloc. Dans un entretien au Figaro vendredi, Denis Olivennes affirme que "La FNAC n'est pas en vente. Il n'y a aucun dossier de cession. Les banques, dont on a dit qu'elles étaient chargées de l'opération, ont démenti". Le patron de l'enseigne conteste également le chiffre de 1000 suppressions de postes. « Il y a 1.000 disquaires, vendeurs de travaux photos ou administratifs qui devront se reconvertir », indique-t-il, toujours au Figaro. Mais, ajoute-t-il, « il y a 3.000 postes pour accueillir ceux qui doivent changer de métier: 1.000 dans les nouveaux magasins ou sur la vente de produits techniques et 2.000 libérés par le turnover naturel ».
« il ne faut pas se leurrer, il y aura de toutes les façons de la casse salariale, s'inquiète Jean-Pierre Barbosa, délégué syndical central chez SUD Fnac en province. Comment voulez-vous convaincre des disquaires passionnés avec 20 ans de métier d'aller fourguer des MP3 ou des téléphones portables ? Pour l'instant, on ne touche pas au pôle livres, l'autre pilier historique du groupe avec les disques, mais jusqu'à quand ? N'oubliez pas qu'à la Fnac maintenant, ce sont les produits high-tech qui rapportent le plus de chiffre d'affaires ».
L'agitateur culturel, fort de ses 15 millions de clients et de ses 150 millions de visiteurs répartis sur plus d'une centaine de sites, souffre en fait d'une crise de son business model. D'une part, de l'effritement continu du marché du disque depuis plusieurs années. Ce qui a entamé son cœur de métier. Et d'autre part, des prix bas offerts sur les produits numériques par ses concurrents de la Toile. De sorte que bon nombre d'acheteurs de produits high-tech les repèrent voire les testent à la Fnac avant de les acheter in fine sur des sites plus attractifs. Résultat ? La marque légendaire fondée il y a un demi-siècle par deux militants trotskistes est de moins en moins rentable : ses 4,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires pèsent le quart de celui du groupe mais seulement 13% de son bénéfice opérationnel. Face à cela, le groupe dispose bien de quelques atouts non négligeables : l'expertise reconnue de son armée de vendeurs et l'implantation idéale de ses magasins. « Mais déjà, on constate que certains pans de l'offre culturelle sont sacrifiés en magasin », souligne Jean-Pierre Barbosa, au profit du site internet.

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Je suis allée 3 fois à la Fnac de Bordeaux ; impossible de trouver un vendeur dans le rayon 3 fois d'affilée. ce qui bossent à la Fnac ferait mieux de se sentir plus concernés par leur métier, les clients n'aurait pas envie d'aller sur le net ! à moyen terme ce qui fera la différence est le service, les salariés l'oublient parfois ... j'ai le souvenir de vendeurs Fnac trés investis et c'est pour ça qu'on y allait......il faut que ça continue
Chère Christiane, je tenais à vous remercier pour votre message. Il prouve en effet que la Fnac change, mais aussi que les clients qui la fréquente se diversifient, ce qui n'est pas à priori apprécié des plus anciens. Je vous serais gré de faire preuve d'ouverture d'esprit, car avant de critiquer un groupe entier, et par là même de jeter votre mépris à la face de tous ses employés, sachez que malgré tout il se trouve encore des vendeurs/vendeuses Fnac qui sauront vous répondre avec courtoisie et compétence... Mais rassurez-vous, un jour votre voeux sera peut être exhaucé et la Fnac sous tutelle d'un fond de pension ne vous offrira même plus un vendeur à critiquer car vous devrez finalement vous débrouiller seule... ce qui vous fera sans doute grincer des dents ?
pourquoi voudriez vous que cela fonctionne, Les employés sont sous payer, plus ou moins mal estimés, très peu considérés, mal formés, avec cette course au profit il n’y a plus de place pour l’être humain, alors même nous les vendeurs on s’en fou.
Les diverses interdictions judiciaires récemment intervenues de faire bénéficier les adhérents d'avantages autres sur leurs achats de livres que les 5% Lang a rendus ceu-ci moins dépendants... d'autant que par ailleurs certaines offres sont insuffisantes en étendue et / ou en prix.... d'où le bug ! Ce bug s'étend aussi à certains vendeurs qui sont plus des metteurs en rayon - comme dans un supermarché - que des conseillers comme dans de "vraies librairies"etc...
A vouloir ressembler aux hypermarchés,on perd son âme. Deux exemples significatifs:la diminution peau de chagrin du rayon musique classique et la perte de compétences du secteur photographie(pour le magasin de province que je fréquente).La redoute de la fnac se lézarde... NB: je précise que je suis adhérent FNAC depuis de très nombreuses années,et c'est pourquoi je suis d'autant plus navré de voir cette évolution vers le bas.On a perdu en profondeur ce que l'on a gagné en (grande)surface!
Je confirme être ravie de cette nouvelle. J'explique : aller à la Fnac est un véritable déplaisir car c'est l'endroit ou il faut se rentre pour demander un renseignement et se faire envoyer ballader, pour ne pas dire pire ... car vous dérangez les vendeurs/vendeuses dans leur causeries personnelles. Alors oui, je suis RAVIE