Retour sur les dispositifs anti-crise à Berlin, Londres et Rome à base de recapitalisation des établissements et de garanties sur le marché interbancaire. Points communs et différences...
Les poids-lourds de la zone euro mais aussi la Grande-Bretagne ont débloqué les grands moyens afin de restaurer la confiance des marchés. Berlin a annoncé 480 milliards d'euros, Paris 360 milliards, La Haye 200 milliards, Madrid et Vienne 100 milliards chacun, Lisbonne 20 milliards. Ces chiffres des pays de la zone euro s'ajoutent au plan britannique qui avait montré la voie la semaine dernière avec 380 milliards d'euros. L'Italie a annoncé qu'elle dépenserait "autant que nécessaire" pour ses banques. Soit au total près de 1700 milliards d'euros pour les recapitaliser ou garantir leur financement.
« L’Eurogroupe a joué en fait sur le couple liquidités/solvabilité, décrypte pour L’Expansion.com Jean-Paul Pierret, stratégiste chez Dexia Securities. On agit conjointement sur le haut et le bas du bilan des banques. Côté liquiditiés, on fluidifie le marché interbancaire en offrant la garantie des pouvoirs publics. Autrement dit, on donne la possibilité à un établissement de pouvoir emprunter demain matin 1 milliard d’euros s’il le souhaite. Côté solvabilité, c’est-à-dire à moyen terme, on restaure les fonds propres des banques, tombés en moyenne ces derniers temps entre 3 et 4%. Ce qui passe par des entrées partielles des Etats au capital ». Le point sur le pendant européen du plan Paulson.
Longtemps réticente au plan de soutien, la puissante Allemagne s’est finalement convertie sous la pression. « Or, jusque là, les Allemands procédaient au cas par cas, par frappe chirurgicale comme ce fut le cas deux fois de suite avec Hypo Real Estate, ajoute Jean-Paul Pierret. Cet interventionnisme ne colle pas trop avec leur orthodoxie ». Le Handelsblatt n’écrivait-il pas : « Si même la Grande-Bretagne et les Etats-Unis en appellent de manière pragmatique au secours de l’Etat, alors nous autres Allemands pouvons aussi nous détendre quand il s’agit de parler d’interventions publiques » ?
Les grands pays de l’UE ne sont évidemment pas les seuls touchés. Les autres aussi sont rentrés dans la boucle. L'Autriche tout comme l’Espagne a ainsi annoncé une garantie sur l’interbancaire de 100 milliards d’euros. Le Portugal, lui, s’est engagé sur 20 milliards d’euros.
Angela Merkel prévoit donc une enveloppe globale astronomique de 480 milliards d’euros, à raison de 400 milliards au titre des garanties sur les prêts interbancaires et de 80 milliards en cash pour les banques en difficultés. « Stabiliser le système financier est un devoir que nous avons, même si cela entraîne des décisions difficiles ».
Les garanties ainsi offertes (jusqu’au 31 décembre 2009) seront payantes pour les établissements qui en bénéficieront. Autrement dit, chaque banque qui y aura recours devra acquitter des « primes adaptées ». Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois, déclarait d’ailleurs qu’il ne s’agissait pas « de faire des cadeaux aux banquiers » mais d’éviter que « tout s’écroule ».
Dans l’immédiat, le plan allemand devrait coûter 100 milliards d’euros. Soit les 80 milliards prévus de recapitalisation auxquels s’ajoute une tranche de 20 milliards, correspondant à 5% du montant des garanties. C’est là finalement la contribution minimale de Berlin à la crise. Un seuil qui interdit déjà l’espoir d’un budget fédéral à l’équilibre en 2011.
A l’inverse, le Royaume-Uni a d’emblée été sur une ligne offensive, avec un dispositif de secours mêlant renflouement voire nationalisation (celle de Northern Rock notamment) et système de garanties. Après avoir dévoilé mercredi dernier un plan de soutien de 380 milliards d’euros, Londres a décidé d’injecter lundi 47 milliards dans trois de ses banques les plus atteintes par la crise : Royal Bank of Scotland (RBS), HBOS et Lloyds TSB. Ce qui induit leur nationalisation de fait. L’Etat pourrait détenir jusqu’à 60% de RBS et 43,5% du duo HBOS/Lloyds TSB sur le point de fusionner. Outre-Manche, on parle de la fin du « Big Bang de Thatcher », du « jour le plus extraordinaire dans l’histoire des banques ».
Même logique qu’au Royaume-Uni et en Allemagne. L’Italie entend assurer la stabilité de son système financier national. Aussi le gouvernement de Silvio Berlusconi est-il prêt à dépenser « autant que nécessaire » pour cela. Le Trésor italien offrira des garanties aux épargnants et aux banques durant trois ans. La Banque d’Italie mettre jusqu’à 40 milliards d’euros de ses titres à la disposition des banques transalpines pour leur permettre de se refinancer auprès de la BCE. Là encore, cette prestation aura un coût pour les établissements.

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ils ont fait H.E.C parait-il ? ça doit vouloir dire Haute Etudes Communales, quand on voit le désastre. Remarque ils ne nous envoie par faire la guerre au pays frontaliers ce coup ci, c'est dejà ça. Bien obligé Messieurs de vous prendre pour des rigolots, et malheuresement forcé de vous aider à vous sortiR de VOTRE MERDE. Nous ne vous saluons pas.
1700 milliard... on croit rever et la france qui donne 360 milliard tout ça pour financer des banquier qui on fait des placement douteux. a t'on encore la notion de responsabilité dans ce pays? les banques et autre n'ont pas vu venir la crise financiere? a qui va t'on faire croire ça !!