Depuis 5 ans, l’épargne salariale en France semble entrée dans une nouvelle dynamique, puisque le montant des sommes placées a quasiment doublé, flirtant désormais avec les 100 milliards d’euros pour 11 millions de porteurs, selon les estimations de l’AFG, l’Association française de la gestion financière. Entretien avec Ephraïm Marquer, directeur du pôle gestion d'actifs à l'AFG.
L’épargne salariale a-t-elle vraiment décollé en France ?
Le mouvement initial remonte à une vingtaine d’années, au milieu des années quatre-vingt, lors de la grande vague de privatisations d’une série de grosses sociétés. Puis, il y eut une très longue accalmie avant que la loi Fabius de 2001 instaurant les plans d’épargne inter-entreprises (où celles-ci peuvent mutualiser les frais de gestion d’un plan d’épargne collectif) ne donne un coup de fouet décisif. Dans la foulée, en 2003, il y eut enfin l’instauration du Perco, c’est-à-dire le plan d’épargne dédié à la retraite. En cinq ans, depuis 2002, le nombre de PEE (plan d’épargne entreprise) est passé de 10.000 à 165.000. Ils sont aux deux tiers investis en actions. Ce qui prouve, soit dit en passant, que les Français n'ont pas peur de se lancer en bourse.
Une étude du ministère de l’Emploi indiquait qu’en 2005 l’épargne salariale avait représenté un surcroît de rémunération équivalent à 7,5% de la masse salariale de ses bénéficiaires. Est-elle devenue un bonus salarial ?
Aujourd’hui, l’épargne salariale est souvent perçue comme un vrai outil de placement patrimonial. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les versements complémentaires facultatifs des salariés ont grimpé de 33% en un an, entre 2006 et 2007*. Elle s’intègre désormais pleinement dans la palette de leurs ressources globales. Elle peut ainsi s’avérer un levier décisif pour un achat immobilier. Dans une étude de l’AFG, on a relevé par exemple que la moitié des primo-accédants avaient un apport constitué à 80% de leur épargne salariale ! Ceci dit, il reste une zone d’ombre majeure : sa quasi absence au sein des PME. Alors que les TPE, elles (ndlr pas plus de 5 salariés), s’y sont mises.
*D’après le ministère de l’Emploi, pour un euro versé en 2005 par le salarié sur son PEE, sa firme a ajouté en moyenne 33 centimes.
Peut-on dire que les entreprises jouent davantage le jeu ?
C’est le cas effectivement dans certains secteurs. Je pense ainsi à la banque et à l’assurance. Là-bas, les directions générales n’hésitent pas à offrir des taux d’abondement très généreux, de l’ordre de 100 à 150% à leurs recrues. De sorte qu’il n’est pas rare de voir des jeunes trentenaires parvenir à dégager de l’ordre de 15 à 20.000 euros en trois ans. L’épargne salariale est alors un élément attractif supplémentaire aux yeux des jeunes diplômés. D’une manière générale, instaurer des PEE et Perco est aussi une manière pour les sociétés d’acheter une forme de paix sociale.
Le scandale du délit d’initiés présumé chez EADS a fait ressurgir le débat sur les stock-options des dirigeants. Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, souhaiterait désormais conditionner leur attribution en proportion des dispositifs d’épargne salariale. Est-ce une initiative souhaitable ?
Je rejoindrai assez Christine Lagarde sur ce point, lorsqu’elle rappelait il y a peu que « chacun doit avoir sa part ». Cela me paraît plutôt sain qu’une firme veuille partager ses profits ou son accès au capital. D’autant, il faut bien l’avouer, que le système des stocks a été franchement dévoyé, puisqu’il est devenu un complément de rémunération juteux et automatique.

La secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie se rappelle au bon souvenir des opérateurs, censés proposer des téléphones sans danger pour la santé. Un kit main libre soudé ou des téléphones qui ne permettent pas de passer des appels ??? La mesure n'est pas près de voir le jour.
A quelques jours de l'ouverture du Mobile World Congress, le salon des produits et des technologies mobiles qui se déroulera du 15 au 18 février à Barcelone, Lexpansion.com fait le point sur les grands enjeux auxquels font face les opérateurs mobiles.
Google a diffusé sa première pub TV à grande échelle lors de la grand-messe télévisuelle américaine. C'est la deuxième grande incursion publicitaire de la firme, après une campagne d'affichage remarquée pour son navigateur Chrome. Le moteur de ce revirement stratégique : Microsoft.
Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
Avec Pogoplug, inutile de passer des heures à mettre vos photos et vidéos sur Flickr ou Youtube pour pouvoir les partager avec vos proches et y accéder de n'importe où. Cloud Engines vous propose de créer votre propre "nuage". Et ça marche même depuis un téléphone mobile ou une console de jeux.
Une box connectée au modem ADSL, des capteurs qui transforment les appareils électriques en objets communicants, et le tour est joué. La solution proposée par Ijenko permet de maîtriser en temps réel et à distance la consommation d'énergie dans la maison.