
Christine Lagarde a justifié mardi l'intervention publique pour sauver la banque franco-belge Dexia. La bourse applaudit..
Pour la première fois en 14 ans, l'Etat français est intervenu mardi pour sauver une banque, la franco-belge Dexia, qui n'avait pourtant aucun client particulier en France, un geste fort destiné à calmer les inquiétudes nées de la crise financière. A Paris le titre reprenait d'ailleurs près de 4,47% après avoir dévissé de 28,5% la veille.
La Belgique, la France et le Luxembourg doivent apporter 6,4 milliards d'euros au total pour sauver Dexia de l'effondrement. Effectuée à travers une augmentation de capital, cette aide passera par une nationalisation de fait, les pouvoirs publics belges et français détenant désormais plus de la moitié du capital de Dexia.
Alors qu'il se voulait jusqu'alors rassurant sur la solidité du système bancaire français, le gouvernement a donc été acculé à voler au secours d'un établissement bancaire en difficultés, pour la première fois depuis le sauvetage du Crédit Lyonnais en 1994-95.
Il y a une dizaine de jours, la ministre de l'Economie Christine Lagarde assurait encore que le risque de "crise systémique" du secteur bancaire était "derrière nous". Mais les événements de la seule journée de lundi semblent avoir complètement renversé l'appréciation du gouvernement français.
Victime de la défiance des investisseurs, le cours de l'action Dexia a alors dévissé de près de 30% en Bourse. La banque était, il est vrai, la plus exposée au risque subprime en France. « Les pertes latentes de Dexia se montaient à près de 7 milliards d’euros. Dans son portefeuille, le groupe avait beaucoup d’actifs de type obligataire dont la valeur de marché avait sombré » explique à Lexpansion.com Benoît de Broissia, analyste chez Richelieu Finance. Pas forcément insurmontable, mais suffisant pour déclencher une véritable crise de confiance dans le contexte de panique généralisée. Sur le marché du crédit, les vannes du financement se sont taries, privant la banque des ressources essentielles à son activité.
Fortis, Bradford & Bingley, HRE, Glitnir et Wachovia hier, Dexia aujourd’hui. Auparavant Lehman Brothers, Merrill Lynch et Washington Mutual. Quelle sera la prochaine banque à tomber ? Pour l’heure, Unicredit, le champion bancaire italien, fait figure de domino possible au vu de ses dérapages répétés à la bourse de Milan (-11,5% mardi, -10% lundi).
« Mais il faut aussi garder un œil sur les caisses d’épargne espagnoles , prévient Benoît de Broissia, analyste chez Richelieu Finance. Ainsi que sur les Landesbanken en Allemagne et la Swedbank en Suède. »
"Il y avait un risque" que Dexia "ne passe pas la journée, ce qui aurait constitué un risque systémique pour la stabilité du système financier", a expliqué Mme Lagarde mardi au cours d'une conférence de presse. Les responsables politiques belges, français et luxembourgeois ont négocié toute la nuit pour se mettre d'accord sur un plan de sauvetage au petit matin.
Dans la foulée, le tandem dirigeant a sauté. Exit Pierre Richard, le président du conseil d’administration et Axel Miller, le PDG. « Une décision relativement logique , décode Benoît de Broissia. Ils ont longtemps pensé qu’ils avaient une marge de liquidités. En fait, la direction n’a pas pris la mesure de la crise. Après, quand il était déjà trop tard, ils ont subi » .
Au total, la France déboursera 3 milliards d'euros, soit bien moins que les plus de 8 milliards d'euros payés pour secourir le Crédit Lyonnais. "Il n'est pas sûr que l'Etat fasse une mauvaise opération dans cette affaire. Quand la confiance sera revenue sur les marchés, il pourrait revendre sa participation à un prix plus élevé", estime Jean-Paul Pollin, professeur d'économie bancaire à l'Université d'Orléans.
Selon lui, l'Etat se devait d'intervenir dans cette affaire même si Dexia n'a aucun client particulier en France, où elle finance essentiellement les collectivités locales. "L'effet psychologique d'une faillite de Dexia aurait été grave. Cela aurait conduit à alimenter le jeu de massacre sur les marchés", estime-t-il.
Dexia avait en effet un bilan de 605 milliards d'euros fin 2007 et sa chute aurait pu entraîner des faillites en chaîne dans le secteur bancaire.
En outre, "il était indispensable que l'Etat intervienne (...) pour permettre la continuité du financement des collectivités locales", a estimé Mme Lagarde, en soulignant que Dexia "finance la moitié des collectivités territoriales françaises".
Reste à savoir si le sauvetage de Dexia suffira à éviter que d'autres banques françaises soient prises dans la tourmente.
C'est l'avis de l'économiste Gunther Capelle-Blancard, professeur à l'Université Paris I, qui assure que "le secteur bancaire en France est solide, car il est constitué de grandes banques, qui sont réglementées de près."
"Mais il faut avouer qu'il y a une semaine, on n'imaginait pas que Dexia devrait être renflouée. Personne ne peut dire quand la défiance des marchés financiers va prendre fin", prévient-t-il toutefois.

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c'est facile de lancer à la face du monde, avec un petit sourire en coin( en direction des américain) que le système banquaire français lui, est solide. Surtout lorsque le soldat Contribuable est mobilisable à merci pour monter au front. Après le crédit Lyonnais, les caisses de retraite, la sécu, etc... on peux effectivement profiter de la crise pour faire profiter aux copains d'un " nettoyage " des comptes et un rachat de virginité aux frais de ces crétins de contribuables. Adjio : il ne faut pas oublier les petits epargnants qui eux on mis quelque fois une vie pour mettre quelques sous de côté. Malheureusement ce sont eux qui frissonnent le plus car eux n'on pas forcement le temps d'attendre que la situation redevienne favorable...
Quand une entreprise est en faillite, l’état ne se précipite pas pour la sauver. Il faut laisser faire, les banques en faillite seront rachetées par celles qui ne le sont pas et tout rentrera dans l’ordre comme ça ce passe pour n’importe quel autre entreprise.
en tant qu'économiste de formation j'ai bien conscience que si une banque coule, tout le marché bancaire fait plouf. Mais l'acharnement que mettent les états à sauver les banques privées me fait penser à un geste désespéré de maintenir l'illusion que l'ancien monde ne s'effondrera pas. Un peu comme l'orchestre du Titanique qui jouait lors du naufrage ou comme Marie-Antoinette qui voulait que l'on donne de la brioche au peuple réclamant du pain. Devenu LCL, le Crédit Lyonnais nous innonde maintenant de publicités pourries. Quand on connait le prix de l'achat média, on se dit qu'ils pourraient aisément rembourser l'état français au lieu de claquer leurs milliards chez TF1. Et si les états utilisaient nos milliards d'euros autrement qu'en tentative de sauvetage des banques ? Par exemple en venant en aide au plus démunis, en investissant dans des énergies propre, en cherchant des solution pour empêcher les famines... au final, ça vaudrait peut-être mieux que de sauver le salaire de quelques traders et cadres bancaires surpayés qui touchent des primes incroyables quand ils font des bénefs mais n'ont pas de compte à rendre quand ils coulent la boîte...
Pour répondre à Adjio..qui vit à crédit et qui se marre , que fera t'il lorsque l'argent placé par l'arcco , ou l'état ne pourra plus payer sa retraite parceque les marchés seront complétement plombés , il ira grossir les queues de la soupe populaire... c'est celà aussi d'être arnar...comme la cigale , il pourra continuer de chanter , mais il n'aura plus de voix ! Et l'argent des contribuables n'est pas pour autant perdu...il y aura des plus values à terme
Moi c'est pareil: je n'ai rien devant moi et je vis à crédit ... Cette crise me fait sourire. Ceux qui aiment vivre sur leur magot frissonnent: c'est ça être bourgeois ! Comme disait mon grand-père: " une bonne guerre ... "
Je pense que les banques ayant bénéficié de l'aide de l'état doivent rembourser l'argent du contrubiable et que l'administration doit gérer ses finaces comme une baque le ferait ;
Pour sauver les banques et leurs actionnaires, il y a de l'argent. Mais au final par l'intermédiaire de quel nouvel impôt ou taxe les français vont ils être mis à contribution ? Si, comme nous le serinent Mr arkozy et Mme Lagarde, il n'y a plus d'argent dans les caisses, il faudra bien trouver l'argent quelque part et comme le parapluie fiscal écarte d'office ceux qui sont responsables de la crise ...
Mme Christine LAGARDE à la mémoire courte.... Dés les premières lignes, ce communiqué est honoré. Aussi, ce n'est pas la première fois que l'état Français intervient dans le sauvetage d'une Banque, nous avions fait la même chose pour le Crédit Lyonnais dans la débandade et l'impunité des responsables JM. MESNIER, B. TAPIS, et les autres copains du piramidon de l'époque n'ont cessé de s'enrichir. Rappelons que la Banque DEXIA vivait des autres Banques auprès desquelles elle souscrivait des emprunts. Ne pas intervenir pour DEXIA enfonçait les autres Banques de détail et accélérait le phénomène domino. CE QUI N'EMPÊCHERA PAS L'ONDE DE CHOC DE TOUCHER LA FRANCE. Pour finir sur cette dernière, elle était spécialisée dans le financement de logements sociaux.....avec la caisse des dépôts. Autant vous dire que nous ne sommes pas prêt de répondre aux demandes de logements en France et d'équilibrer les comptes.
C'est quand même curieux ! Tout le monde se doute que le banquiers nous mentent, tout le monde doute de la solidité apparente de certaines banques, tout le monde doute des capacités de celles-ci à faire face à la crise. Pourquoi alors les pouvoirs publiques se contentent t-ils de pavoiser sur les comptes papiers sans aller fouiller dans les tiroirs des banques elle mêmes puisque c'est leur rôle de tuteur. Je suis sûr qu'ils réserveraient des surprises et pas des moindres !
Dans des moments aussi complexes que ceux que nous traversons, et si la communication ne résout rien, sa qualité reste fondamentale. Dans ce registre les prestations de Mme Lagarde sont objectivement pitoyables. Au pire, Fillon devrait être en première ligne tant la dame de Bercy n'est pas à sa place. Coté chômage et dans le même registre il faudrait renvoyer le gentil garçon Vauqier dans ses terres du Puy, terres dont ils n'aurait jamais dû sortir. Grâce à lui, les chômeurs vont retrouver du boulot puisqu'il va mettre à leur disposition des "scooters" pour draguer les employeurs dans un rayon de 30km.... D'après lui, c'est grâce à des mesures "concrètes et intelligentes" ( sic ) de cette nature que l'on combat le chômage ! Je me pince !
En ce qui me concerne, je n’ai pas d’économies et suis toujours à découvert, une faillite de ma banque (BNP) , ça m’arrangerais bien.